Chronicle : Critique

ChronicleLa planète du cinéma semble s’être arrêtée au triomphe de The Artist aux Oscars. Et pourtant, si vous vous rendez au cinéma le plus proche de chez vous, vous le constaterez par vous-même : oui, de nouveaux films continuent à sortir ! Incroyable non ? Parmi eux, Chronicle, que les Parisiens ont eu l’occasion de découvrir sur les murs de leur métro.

Chronicle est la chronique (ah ! c’est ça le titre !) de trois adolescents américains, qui tombent un jour sur un phénomène non identifié au milieu d’une forêt. Cette découverte va changer leur vie, puisqu’ils vont se réveiller dotés d’un pouvoir de télékinésie. Pouvoir qui va changer leur vie, pour le meilleur et surtout pour le pire.

Je suis allé voir Chronicle un peu par hasard. Initialement, il était prévu que j’assiste à l’avant-première des Infidèles, mais étant arrivé trop tard, je me retrouve dans une salle à moitié vide, à regarder un film dont je n’ai absolument pas entendu parler. Et le synopsis laissait penser à une énième super-production, sans doute kitsch et ridicule.

Les premières images infirment cette hypothèse. Il s’agit en réalité d’un film tourné en caméra subjective, procédé que vous avez notamment pu apprécier (ou pas) dans Cloverfield ou le projet Blairwitch. Deux possibilités s’offrent alors au spectateur : d’un côté, le mal de crâne et la nausée, de l’autre une sensation de réalisme exacerbée par une qualité de l’image inférieure. Par chance, je me retrouve plutôt dans le second cas. Et, de fait, j’ai trouvé Chronicle très intéressant.

Inutile de le cacher : la manière très particulière de filmer fait quasiment tout le film. Le scénario est assez basique, les acteurs pas forcément hors du commun… Mais le choix de la caméra subjective nous donne l’impression d’assister réellement à ces évènements, et force le spectateur à s’interroger sur ce qu’il ferait si, effectivement, ça lui arrivait.

Et le profil des personnages va en ce sens : quand ils découvrent qu’ils ont des pouvoirs quasi sans limite, les trois adolescents ne revêtent pas un costume moulant et une cape, pour aller défendre la veuve et l’orphelin. Au contraire, ils en ont un usage très égoïste : ils commencent par s’amuser, voyager, gagner en notoriété au lycée, etc., avant de les mettre à contribution pour se venger d’un monde qu’ils trouvent trop injuste.

Certes, Chronicle n’est pas le film de l’année, mais il est tout de même suffisamment marquant pour se prétendre descendant de Cloverfield. Si vous avez aimé celui-ci, vous aimerez le nouveau, même s’il est parfois moins « breathtaking ».

Note du film :  ★★★¾☆ 

Rating 3.00 out of 5
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