Et soudain, tout le monde me manque : Critique

Et soudain, tout le monde me manqueJe ne sais plus quel humoriste faisait un sketch sur les titres de films français… Je vais bien ne t’en fais pas, De battre mon coeur s’est arrêté, ou plus récemment Mon père est femme de ménage, c’est vrai que les titres à rallonges sont légion. Mais le meilleur, c’est peut-être Et soudain, tout le monde me manque ! Quel film se cache derrière ce loooonnng titre ? Réponse ci-dessous !

Et soudain, tout le monde me manque (je ne mettrai pas à chaque fois le titre complet… Comme Jennifer Devoldère, sa réalisatrice, je me contenterai de « Et soudain ») raconte l’histoire de Justine (Mélanie Laurent), une jeune femme, dont la famille est un peu compliquée. A commencer par son père (Michel Blanc), qui n’a jamais été présent pour elle, mais qui essaye de se lier d’amitié avec chacun de ses ex (à elle) pour compenser, et qui va redevenir papa à 60 ans. Ou Dom (Florence Loiret Caille), sa belle-soeur, qui essaye d’adopter un enfant avec son mari simplet (Sébastien Castro). Quand Justine tombe amoureuse une nouvelle fois (de Guillaume Gouix), tout va partir en vrille, jusqu’à… Réponse dans le film !

L’UGC Cinécité de la Défense organisait hier une avant-première avec « l’équipe du film ». Evidemment, point de Mélanie Laurent, mais il y avait tout de même la réalisatrice, Michel Blanc et Sébastien Castro. La présentation du film était relativement inutile, comme d’habitude, mais Jennifer Devoldère est revenue ensuite pour répondre aux questions des spectateurs.

« Très émouvant », c’est le jugement qui est revenu le plus souvent dans la bouche des spectateurs. De mon côté, je n’ai pas été si ému que cela… Des films comme Le premier jour du reste de ta vie (encore un titre à rallonge), ou même Les petits mouchoirs l’étaient beaucoup plus (sans parler des Invasions Barbares évidemment). Certes, on essaie clairement de jouer avec nos émotions, entre le (sou)rire et les (presque) larmes. Mais rien de transcendant.

Jennifer Devoldère, Sébastien Castro et Michel Blanc à l'avant-première de "Et soudain, tout le monde me manque", à l'UGC La Défense (photo Céduciné)Les acteurs eux-mêmes ne sont pas exceptionnels… Mélanie Laurent retrouve ses rôles de post-ado qui se cherche, donc on connaît déjà. Pour Michel Blanc, même si la réalisatrice nous disait hier qu’elle avait d’abord écrit le rôle, puis s’était dit qu’il lui irait bien, on a plutôt l’impression du contraire : cela fait plusieurs années que Michel Blanc ne joue plus qu’un seul rôle, celui du papa/papy aigri et acariâtre qui a finalement bon fond. Rien de bien surprenant. J’aurais aimé en revanche voir plus Manu Payet ; son personnage aurait pu être plus poussé, et très touchant. Quant à Guillaume Gouix (Guido jeune dans Les Beaux Mecs), il joue un pauvre type qui n’a pas réussi du tout à m’émouvoir.

C’est le principal reproche que je ferai au film : l’amourette entre Justine et Sami ne fait pas du tout rêver. On ne comprend pas trop comment elle peut tomber amoureuse d’un crétin avec 2 de QI, à tendances violentes. Résultat, je n’ai pas été transporté par Et soudain. Il s’agit d’un bon téléfilm, et après tout c’est peut-être ce à quoi on s’attend quand on va voir Michel Blanc au cinéma, mais on pouvait s’attendre à beaucoup mieux de la part de Mélanie Laurent !

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