Jewish Connection : Critique

Jewish ConnectionC’est le grand avantage de la carte UGC Illimité : lorsqu’il fait froid, qu’on ne sait pas quoi faire, il suffit de se rendre dans l’UGC le plus proche, de regarder les horaires des films, et de laisser le sort choisir notre séance pour nous. C’est ce que j’ai fait, et je me suis donc retrouvé devant Jewish Connection, un film indépendant (et ce n’est pas si fréquent, donc je le mentionne !).

Jewish Connection (Holly Rollers chez nos amis anglophones) raconte l’histoire de Sam Gold, un jeune juif orthodoxe de Brooklyn, promis à un avenir bien rangé (pasteur, et un mariage arrangé), qui va choisir une voie totalement différente : celle de l’argent « facile », obtenu en faisant passer de l’ecstasy d’Amsterdam aux USA.

La raison qui a fait que j’ai choisi ce film, hormis l’horaire, est la présence de Jesse Eisenberg (The Social Network) dans le rôle du personnage principal. Oui le public est bête et méchant, il ne va voir que ce qu’il connaît, et je suis comme lui ! Honte sur mon dos. Il n’en reste pas moins que j’ai eu raison de me fier au faux Mark Zuckerberg : son interprétation est à nouveau très bonne. Son rôle n’est pas si éloigné que ça de celui du film facebookéen, puisque Sam Gold est un jeune timide, renfermé sur lui-même, qui petit à petit devient une personne riche et confiante en elle. Un rôle qui convient comme un gant à Jesse, à tel point qu’on se demande si ce n’est pas l’acteur qui en a fait ce qu’il est. Il est accompagné par Justin Bartha (le fiancé de Very Bad Trip), que l’on retrouve ici en dealer drogué, et par Ari Graynor, sous les traits de la copine du grand baron de la drogue, dont (évidemment) Sam va tomber amoureux.

D’ailleurs, c’est peut-être une des choses que je reproche au film : l’histoire est intéressante, le scénario original (et en plus c’est une histoire vraie !), mais j’ai trouvé que le tout manquait de profondeur dans le traitement des intrigues secondaires. On effleure du doigt l’attirance entre Sam et Rachel, on voit Sam qui prend petit à petit de l’ampleur dans le trafic, mais rien n’est poussé jusqu’au bout. Est-ce parce que le scénariste a été limité par la réalité des faits ? Peut-être, mais c’est dommage. Quitte à en faire un film, autant travailler les détails, même s’il faut les inventer !

Au final, le film mérite le détour. Il ne vaut peut-être pas les 11€ d’une place de cinéma dans un multiplexe, mais en DVD au coin du feu, je dis pas !

Rating 3.00 out of 5
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