Lady Vegas, les Mémoires d’une joueuse : Critique

Affiche Lady VegasPrenez Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, Rebecca Hall et Vince Vaughn, mettez-les dans une boîte de pellicule, secouez-le tout, et vous obtenez… Un blockbuster ? Un énorme succès au box office ? La comédie de l’année ? Rien de tout ça. Un film qui, avec 73 copies en France (moins que Starbuck, par exemple), réalise péniblement 16 000 entrées lors de sa première semaine, à la 19ème place du box office. Et qui en disparaît totalement la semaine suivante. Pourquoi ?!

Lady Vegas (pour simplifier) est l’adaptation d’une nouvelle autobiographique de Beth Raymer, une stripteaseuse qui se recycle chez un bookmaker, Dink, à Las Vegas. Alors qu’elle a enfin trouvé un travail qui la passionne, elle va faire les frais de la jalousie de la femme de Dink, et va être obligée de rebondir à New York puis à Curaçao…

Je ne suis pas assez spécialiste pour pouvoir dire pourquoi le film a fait un flop total… Mais j’avancerai tout de même une piste : parce qu’il est nul. Dur ! On voit à peu près ce qu’ont cherché à faire les auteurs/réalisateurs ici, une sorte de Las Vegas 21 en plus amusant. Et bien, c’est raté !

Pour commencer, l’histoire est particulièrement annuyeuse, avec des rebondissements inintéressants et néanmoins incessants… Impossible d’accrocher. C’est vraiment dommage, parce que l’univers des bookmakers que l’on entrevoit ici semble captivant. Mais il est mis au second plan, le scénario préférant s’apesantir sur les relations de Beth avec les différents hommes qu’elle croise. Vous me direz, c’est tiré d’une autobiographie, donc c’est normal. Peut-être, mais ce n’est pas une raison ni une excuse pour pondre un film poussif !

Et les acteurs alors ? Parce que c’est tout de même le gros point fort du film : l’affiche ! Et il faut bien le reconnaître, les prestations de Bruce Willis et Catherine Zeta-Jones sont loin d’être mauvaises. Même s’ils ne m’ont pas fait sourire, ils ont visiblement fait des efforts pour relever la sauce. Vince Vaughn est quant à lui égal à lui-même, ni plus, ni moins. Mais Rebecca Hall… La révélation de Vicky Cristina Barcelona, dans lequel elle réussissait à voler la vedette à Penelope Cruz et Scarlette Johansson (!), est ici… pire que médiocre. Dans un rôle d’adolescente attardée, elle développe un jeu de clichés, transformant la grande majorité de ses scènes en calvaire pour le spectateur.

Je ne vois au final qu’une seule explication à ce film. Les acteurs et le réalisateur ont décidé de tourner pour s’amuser, sans aucune prétention. Juste histoire de passer du temps ensemble sur le plateau, sans se soucier du résultat final. Cette version pourrait rattraper les choses ; après tout, s’ils se sont fait plaisir. Espérons juste qu’il ne s’agisse pas d’une énième tentative de boîte à fric ratée…

Note du film :  ★☆☆☆☆ 

Rating 3.00 out of 5
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