L’Agence : Critique

L'AgencePhilip K. Dick porté sur grand écran. Ca vous dit quelque chose ? Et si je dis Blade Runner, Total Recall, ou encore Minority Report ? Ah ! Voilà ! Et bien cette fois, c’est L’Agence (The Adjustment Bureau outre-Atlantique) qui y passe. La question est donc : culte ou pas culte ?

David Norris est un homme politique new-yorkais. A 25 ans, il est en passe de devenir le plus jeune sénateur des Etats-Unis, jusqu’à ce que la presse ne « décide » de le faire perdre en publiant des photos de… ses fesses. Alors qu’il est au fond de l’abîme, il croise une jeune femme qui lui redonne courage, et l’aide à remonter en selle. Et si cette coïncidence n’en était pas une ? Et si quelqu’un contrôlait nos destinées, et s’arrangeait pour qu’elles ne s’écartent pas d’un chemin écrit à l’avance ?

Autant le dire tout de suite, on n’est pas dans la veine « culte » des trois films que je citais plus haut. L’Agence s’en sort bien, mais ne restera sans doute pas dans les mémoires. Un peu dans l’esprit de Clones, avec Bruce Willis. Sur le moment, c’est sympa, ça se laisse regarder, mais quelques jours après, on oublie totalement le film.

Le scénario est original (et pour cause !), mais quelques clichés le déprécient… Par exemple, le fait que le héros soit un politique brillant et adulé, et qu’il tombe amoureux d’une danseuse à vocation star mondiale. Certes, les stars et les politiques, c’est plus que jamais dans l’air du temps. Mais on a du coup plus de mal à s’identifier à eux (enfin je ne sais pas vous, mais je ne suis ni star mondiale ni politique adulé !). Résultat, le film n’arrive pas à nous toucher comme il aurait pu le faire. J’ai eu l’impression de « rester en dehors » tout au long de l’histoire. Et c’est gênant…

Concernant les acteurs, même remarque : « bien mais pas top ». Matt Damon joue… Matt Damon (pas celui de True Grit, mais celui de tous ses autres films). Ce n’est pas désagréable, mais ce n’est juste pas surprenant. Emily Blunt, je ne suis pas fan personnellement. Je suis bien conscient que c’est une histoire de goût, mais j’ai du mal à imaginer le héros fou amoureux d’une femme que je ne trouve pas vraiment belle… Quant aux autres, Anthony Mackie, John Slattery, Terence Stamp, ils sont censés jouer des personnages dénués d’émotions, ce qui est plutôt réussi mais pas très intéressant.

Le seul point vraiment positif que j’ai tiré du film, c’est la remise en question à laquelle il donne lieu après. Une prise de conscience du libre arbitre que nous savons avoir, mais que nous n’exerçons pas forcément à 100%. Enfin c’était peut-être dû à un contexte personnel plus qu’autre chose ; quoi qu’il en soit, le film a joué le rôle de catalyseur. Et un film qui nous fait réfléchir sur nous-mêmes après qu’on l’a vu, ce n’est pas si commun !

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