On The Road : Critique

Affiche On The RoadAu menu du festival de Cannes cette année, un président du jury excentrique, des grands du cinéma – évidemment, mais aussi des ex-teenagers américains au talent plus… modeste dira-t-on. Venus tout droit d’High School Musical (Zac Efron) et Twilight (Kristen Stewart, Robert Pattinson), ils représentent la nouvelle génération de star du grand écran. Kristen Stewart est notamment à l’affiche de On The Road, l’adaptation du roman éponyme de Jack Kerouac.

On The Road est inspiré directement de la vie de l’auteur du livre. On y retrouve Sal Paradise, jeune écrivain en mal d’inspiration, qui est entraîné sur la route (d’où le titre) par Dean Moriarty, un jeune repris de justice épris de liberté (entre autres). Au programme : des voyages à travers l’Amérique, agrémentés de beaucoup d’alcool, de sexe, et de drogue. Et souvent tout en même temps.

On The Road invite définitivement le spectateur au voyage. Ce qui est sans doute l’effet recherché. Le seul problème étant que, plus qu’un voyage à la découverte des sens, des autres et de soi-même, il s’agit d’un long voyage de vacances, lorsque le soleil transforme la voiture en autocuiseur et que les enfants s’énervent à l’arrière. « Quand est-ce qu’on arrive ? ». C’est effectivement ce qu’on se demande toutes les deux minutes, soit pas moins de 70 fois au total (oui, le film dure 2h20). Cela étant, 2h20, cela peut paraître long. Mais j’aurais juré qu’il en durait bien le double.

Vous l’aurez compris, le film n’a absolument aucun intérêt. Vu le nombre de personnes étant sorties de la salle en cours de projection, j’imagine que je ne suis pas le seul à le penser. En bref, il ne se passe absolument rien, il n’y a pas d’histoire, de rebondissements, ni même de sentiments. Quel dommage pour une adaptation de roman !

Seule consolation, les acteurs jouent leurs rôles à merveille, que ce soit Sam Riley dans la peau du personnage principal, Garrett Hedlund dans celle du beau gosse défoncé sans limite, ou les deux actrices ultra-sexy Kristen Stewart (qui est donc devenue une spécialiste des scènes de sexe bruyantes, cf. la polémique liée au dernier Twilight) et Kirsten Dunst. Sans oublier l’étonnante apparition d’Aragon de Viggo Mortensen, qui démontre toujours plus qu’il ne s’est pas laissé enfermé dans la peau de son personnage du Seigneur des Anneaux.

Ca ne suffit évidemment pas à rattraper la nullité du reste du film. Mon conseil sera donc : fuyez ses séances, malheureux ! Et si jamais par malheur vous tombiez dessus à la télévision, changez de chaîne.

Note du film :  ¾☆☆☆☆ 

Rating 3.50 out of 5
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