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Rhum Express : Critique

Rhum ExpressVoilà un film qui fleure bon le Las Vegas Parano… Adapté d’un livre du même auteur (Hunter S. Thompson), avec le même acteur principal (Johnny Depp) et les mêmes acteurs secondaires (MM. Alcools & drogues), Rhum Express s’inscrit dans sa lignée. Je n’irais pas jusqu’à dire « directe », mais pas loin.

Pas loin, parce qu’il y a une véritable histoire derrière. Celle de Paul Kemp, écrivain (raté, ou incompris ?) qui débarque à Porto Rico en postulant pour un poste de journaliste dans la feuille de chou locale. Il va y découvrir un univers noyé sous le rhum, où les hommes d’affaires véreux font la loi. Et, au passage, la femme d’une de ces crapules, dont il va tomber amoureux.

Je n’avais pas aimé Las Vegas Parano. Pas plus que 99F d’ailleurs ; j’ai du mal avec les délires cinémato-psychotropes. Mais comme je le disais ici, on ajoute à cela un véritable scénario, certes toujours entrecoupé de scènes absurdes et de situations complètement barrées, mais qui permettent de – vraiment – suivre le film. Sans en faire un film excellent toutefois.

Niveau acteurs, on retrouve donc un Johnny Depp très loin de Jack Sparrow (et donc supportable !), aux côtés d’Amber Heard (La Famille Jones) qui fait uniquement la bimbo (aucun intérêt si ce n’est celui des yeux), d’Aaron Eckhart a.k.a. Double-Face bon sans plus, et Giovanni Ribsi (Avatar, Friends…) en nazi alcoolo qui relève un peu le niveau. Du solide, mais pas transcendant.

Ce sera d’ailleurs mon appréciation finale. Rhum Express, un film qui se regarde. Rien de moins, mais pas grand chose de plus.

Note du film :  ★★½☆☆ 

Rating 3.00 out of 5
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Time Out : Critique

Time OutIl y a des boulots sympas. « Traducteur de titre de films » est définitivement l’un d’entre eux. Jugez-en plutôt par leur traduction ô combien magique du nouveau Andrew Niccol (Bienvenue A Gattaca, Lord Of War…) : de « In Time« , on arrive à « Time Out« . Superbe non ? On est presque au niveau de (K)Night and Day…

Time Out, donc, est un film d’anticipation dystopique (pour les fans de mots savants, ressortez-le en dîner ! Et signifie utopie du mal grosso modo), dans lequel l’homme a été génétiquement modifié pour garder son corps de 25 ans. L’argent est remplacé par le temps, et chacun doit en gagner pour survivre. Certains plus facilement que d’autres évidemment. Jusqu’au jour où un jeune défavorisé croise le chemin d’un ultra-riche, et va tenter de renverser le système.

Time Out, c’est avant tout une bande-annonce qui promet. En la voyant la première fois, je suis resté scotché à mon siège, tant grâce aux images qu’à la BO. Il se plaçait d’emblée dans la lignée des grands films d’anticipation, tels Matrix, Inception, j’en passe (beaucoup) et des meilleurs. Le challenge était lourd à relever, mais j’y ai cru !

J’y ai cru, oui, mais à tort. Certes, Time Out se laisse regarder. Justin Timberlake (The Social Network…) est toujours très bon (quoi que l’on pense de lui par ailleurs), Amanda Seyfried (Mamma Mia, Le Chaperon Rouge…) également (en plus d’être vraiment mignonne), et surtout Cillian Murphy (The Dark Knight, Inception…) est encore une fois excellent.

Mais le reste est relativement bâclé, à commencer par l’univers du film. L’idée de remplacer l’argent par le temps est originale, et plein de promesses (« - Un café svp » « - Ca fera 5 minutes » est quand même génial). Mais rien n’est construit autour ! Les banques sont toujours des banques, les gadgets sont extrêmement sous-développés : le seul objet réellement inventé par les scénaristes est le boîtier qui permet de se « recharger » en temps. Et on le retrouve partout (de l’usine dans laquelle travaille le héros aux salles des coffres, en passant par les voitures, etc.). A part ça, rien, le vide. Ce qui fait qu’on ne croit pas vraiment à cet univers pourtant extraordinaire.

De même, on a énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Alors que ce genre de films a toujours des débuts haletants, qui nous aspirent dès la première image, on garde ici sa « conscience de spectateur » pendant au moins la première demi-heure. Et même par la suite, on ressort régulièrement du film, en souriant (jaune).

C’est d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’un genre que j’apprécie tout particulièrement ; la déception a été grande à la fin du film. Conclusion : il va falloir que je revoie Inception !!!

Note du film :  ★★½☆☆ 

Rating 3.00 out of 5
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Mon pire cauchemar : Critique

Mon pire cauchemarDans la famille d’acteurs imprévisibles, je demande Benoît Poelvoorde. De manière générale, je le trouve très bon. Mais il est aussi capable de certaines « performances » insupportables, en en faisant beaucoup beaucoup trop (hi Franck Dubosc !). C’est donc prudemment que je suis allé voir son dernier film : Mon pire cauchemar.

Il y joue le rôle d’un père un peu simple, qui se démène pour réussir à donner à son fils (très doué) l’éducation qu’il mérite. Chômeur mais débrouillard, doté d’un humour gras, il fait irruption chez les parents d’un ami de son fils, qui sont eux extrêmement riches (mais dont le fils n’est pas brillant). Et joue chez eux le rôle d’une tornade qui va tout bousculer sur son passage.

Vous l’aurez compris, le scénario est un cliché, cousu de fil blanc ; on sait évidemment ce qu’il va se passer à la fin du film. Mais ce n’est pas forcément pour cela qu’on va voir Mon pire cauchemar. On y va avant tout pour s’amuser. Et ça marche ! Certes, l’humour ne vole pas toujours très haut, mais j’ai souvent ri de bon coeur. Poelvoorde n’en fait pas trop, et c’est tant mieux.

Il faut dire aussi que ses deux partenaires à l’écran sont Isabelle Huppert et Andé Dussollier, excusez du peu. La première reste très belle – à presque 60 ans quand même, mais n’est pas à son meilleur niveau. Son sourire reste figé tout le long du film, dans une position très « botoxienne »… Mais on lui pardonne, son talent faisant le reste. Dussollier quant à lui joue très bien son rôle, celui d’un mari faible et transparent.

Une bonne comédie donc, qui fait passer le temps en attendant d’aller voir Intouchables (que je n’ai toujours pas vu, honte sur mon dos, c’est apparemment le film « must see » de cette année, un peu à la manière de Les Petits Mouchoirs l’an dernier… »).

Rating 3.00 out of 5
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Drive : Critique

DriveRyan Gosling est décidément sous le feu des projecteurs ces temps-ci… Après Les Marches Du Pouvoir, le voici à l’affiche de Drive, prix de la mise en scène à Cannes cette année.

Drive retrace l’histoire d’un mécanicien qui… conduit. Souvent pour des malfaiteurs, parfois pour le cinéma. A tendance misanthropique, il tombe néanmoins sous le charme de sa voisine, dont le mari est en prison. Lorsque ce dernier revient, « Driver » (nous l’appellerons ainsi pour plus de commodités, le personnage n’ayant pas de nom) décide de lui rendre service dans ce qui se révèle être un guet-apens de la mafia locale. L’enjeu devient alors de sauver sa peau, mais aussi celle de sa voisine évidemment.

Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que fait le film, je vais tenter d’être court et pas ennuyeux : Drive est nul. Oui je sais, on ne dit pas « c’est nul », mais « je n’aime pas ». Non mais là tant pis. Certes la mise en scène est parfois sympa et originale. Mais le reste…

Tout d’abord, le plus flagrant. « Un budget assez modeste », souligne Wikipédia. C’est la crise, alors il a fallu faire des coupes à droite à gauche, et en premier lieu dans les dialogues. Drive n’a pas de dialogues. Non pas au sens figuré « les dialogues de Drive sont mauvais », mais bien au sens propre : il y a environ une phrase toutes les dix minutes. Comme si le réalisateur avait lu « taciturne » dans la description du personnage principal, et nous le faisait comprendre avec de gros, d’énormes sabots. Résultats, dès les premières images du film, on décroche. Et le générique, quelle horreur !

« Ils ont voulu faire rétro ». Là on est dans le kitsch pendant plus de 100 minutes. La différence entre kitsch et rétro vient sans doute de la musique ; je ne doute pas que la BO soit très bonne, très agréable à écouter en MP3. Mais elle est tellement mal utilisée ! Complètement inadaptée aux scènes, si bien que, même si on réussissait à certains moments à rentrer dans le film, elle nous en extrairait régulièrement. Quel gâchis !

Quel gâchis, parce que les acteurs ne sont pas forcément mauvais. A commencer par Ryan Gosling, qui fait très bien le… taciturne (j’imagine que ça doit être difficile de ne pas parler pendant tout un tournage !). Et évidemment Carey Mulligan (Wallstreet2, Don’t Let Me Go), que j’adore, et qui met un peu de fraîcheur sur le tout. Sans oublier l’inévitable Bryan Cranston (Breaking Bad), qui est à l’affiche de neuf films en 2011 et 2012, tout en continuant le tournage de la série… Oscar Isaac (Agora, Sucker Punch) quant à lui retombe dans son travers de faire du sous-Joaquin Phoenix mais n’apparaît pas longtemps.

Je m’arrête là, vous aurez compris le principe : Drive, film noir peut-être, film nul sûrement.

Rating 3.00 out of 5
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The Artist : Critique

The ArtistUn film muet, en noir et blanc, en 2011. The Artist était un pari, assez osé qui plus est ! Et pourtant, il s’agit sans doute d’un des tous meilleurs films français de l’année. Pourquoi ? Jean Dujardin bien sûr. Mais pas que.

Retour à la fin des années 20. Georges Valentin est une superstar du cinéma muet. Riche, dragueur, mégalo, et propriétaire d’un petit chien qui ne le quitte jamais. Seulement voilà : l’arrivée du cinéma parlant va bouleverser son monde. Et celui de Peppy Miller, simple figurante, qui va être propulsée sur le devant de la scène, prenant ainsi la place de son idole.

Sur le papier, le film n’inspire pas forcément confiance. Le duo Michel Hazanavicius / Jean Dujardin nous a plutôt habitués aux parodies (OSS 117) ; réussiront-ils à sortir de ce cadre pour un exercice aussi compliqué ? Le prix d’interprétation du Festival de Cannes 2011 semble l’affirmer. De même que les rumeurs persistantes sur un possible Oscar dans quelques mois…

Et il faut bien le reconnaître : Jean Dujardin est magistral dans ce film. On le savait déjà capable de jouer aussi bien du comique grotesque (Brice de Nice, OSS 117) que des rôles plus graves (Contre-enquête, Les petits mouchoirs). En passant par des prestations sortant du commun, comme dans Le bruit des glaçons. Dans The Artist, on le découvre en acteur des années 20 plus vrai que nature. Son sourire préfabriqué, ses mimiques forcées devant les caméras sont impressionnants. D’autant qu’ils ne sont appuyés par (presque) aucun texte. Une jolie leçon d’acting, à la manière de Marion Cotillard dans La Môme (Oscar en vue, je vous dis !). Sans parler de sa prestation finale, que je ne spoilerai pas mais qui est bluffante.

L’humour est évidemment présent tout au long du film, tout comme l’émotion. The Artist nous donne l’impression d’être dans une publicité pour la rentrée du cinéma : toutes les émotions peuvent se lire sur les visages des spectateurs. Du rire, des (presque) larmes, de la tension, de l’étonnement… J’ai été très impressionné par le panel de sentiments que le film fait naître avec un peu de noir, de blanc, et de piano.

Tout cela ferait presque oublier le casting surréaliste du film. Outre Dujardin, et Bérénice Bejo (qu’on avait aussi pu voir dans OSS 117), on retrouve de grands acteurs américains dont les noms ne sont peut être pas très connus du néophyte, mais dont les visages sont ancrés dans l’inconscient collectif. James Cromwell est le stéréotype même de ces géants du second rôle, lui qu’on a pu voir dans Clones, Spider Man 3, I Robot, La Ligne Verte, etc. De même pour John Goodman, qui jouait dans les incontournables O’Brother et The Big Lebowski (ainsi que dans plusieurs « contournables » d’ailleurs). Ajoutez Malcolm McDowell (Orange Mécanique) et Missi Pyle (Charlie et la Chocolaterie), et vous obtenez une ambiance forcément très hollywoodienne.

Mon conseil : allez le voir au cinéma dès maintenant. Et le 27 février 2012, à la pause café du matin, lorsque tout le monde commentera l’Oscar reçu par le film, vous pourrez lâcher un nonchalant « Moi je l’avais vu il y a longtemps déjà… J’étais sûr qu’il allait l’avoir. » Classe.

Rating 3.00 out of 5
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Les Marches du Pouvoir : Critique

Les Marches du PouvoirLa politique est à la mode ces temps-ci, avec deux films traitant du dessous des affaires à l’affiche. Petite revue du film américain : Les Marches du Pouvoir (The Ides of March).

Les Etats-Unis aux heures des primaires démocrates. Deux candidats restent en lice : le gouverneur de Pennsylvanie, Mike Morris, talentueux, sérieux, ayant le sens des responsabilités, et son vil adversaire. La bataille fait rage entre les forces des deux camps, aux premières lignes desquels se trouvent les équipes de campagne. Stephen Meyers est un jeune idéaliste, brillant consultant média de Morris. Son talent va en faire l’objet de convoitise du camp opposé, tandis que son idéalisme va être soumis à rude épreuve, sous le feu des attaques des uns et des autres.

Les Marches du Pouvoir traitent un sujet assez méconnu en France : les élections primaires américaines. Loin de notre simple système d’élection à deux tours, le mécanisme est autrement plus complexe aux Etats-Unis. La campagne est beaucoup plus longue, les ralliements beaucoup plus cruciaux… et de fait les attaques beaucoup dures. Tous les ingrédients pour donner une grosse production hollywoodienne. Et on retrouve en effet tous les éléments caractéristiques du film américain. De la trahison, du complot, de l’amour, du sexe, du scandale. Les fans ne seront pas déçus.

Néanmoins, résumer le film à cela serait réducteur. J’ai pour ma part apprécié la critique en filigrane du système américain. Est-ce voulu ? Rien n’est moins sûr, mais vu de ce côté de l’Atlantique, on y retrouve toutes les failles traditionnelles de la politique américaine. La première est on-ne-peut-plus d’actualité, et résumée par une réplique du film : « Tu as le droit de merder, de déclencher une guerre, de ruiner le pays, mais pas de baiser une stagiaire. ». Difficilement concevable en France (à partir du moment où cette stagiaire est majeure, évidemment !). De même, le côté spectacle de la politique laisse songeur. Même s’il est vrai que nous nous dirigeons nous-mêmes de plus en plus vers ce type de shows. Et les thèmes abordés posent de vraies questions sur les valeurs américaines… Peut-on être élu président en se déclarant athée ? Ou contre la peine de mort ou le port d’armes ?

Impossible de ne pas se poser la question : les campagnes américaines sont-elles vraiment aussi cyniques ? Nous avons tous en tête des spots de candidats (républicains majoritairement) qui semblent le démontrer. Quoiqu’il en soit, Les Marches du Pouvoir ne sera pas le film qui redonne foi et intérêt en la politique ! C’est d’ailleurs une des choses que l’on peut lui reprocher.

Côté casting, c’est évidemment très bon, avec George Clooney dans un rôle qui lui va comme un gant (le gentil beau gosse prêt à sauver l’Amérique), Ryan Gosling impérial en jeune prodige idéaliste rattrapé par la réalité, et Philip Seymour Hoffman en vieux loup de mer, rappelant son rôle dans Moneyball. On regrettera juste que Jennifer Ehle n’ait pas un rôle plus grand : dans la réalité, on sait que les maris et femmes des politiques ont toujours une importance capitale, et font un grand travail dans l’ombre.

Alors bien sûr, Les Marches du Pouvoir est plus un drame qu’un film politique. Mais il tient son créneau ; pour le reste, il y a L’exercice du pouvoir, film français que je n’ai pas encore – mais ça ne saurait tarder. A voir sans être un incontournable.

Rating 3.00 out of 5
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Bienvenue à bord : Critique

Bienvenue à bordOui, la France connaît aussi l’humour gras, pesant et pénible. Et souvent, au cinéma, cela se matérialise par une mention en gros sur l’affiche du film : « Franck Dubosc« . C’est donc à reculons que je suis allé voir Bienvenue à bord, uniquement parce que je n’avais rien de mieux à faire et envie d’avoir une siège confortable pour m’abriter de la pluie !

Dois-je raconter l’histoire ? Après tout, le scénario n’est en général qu’un prétexte à enchaîner les gags de Dubosc, qu’on avait vu pour la première fois dans ses spectacles il y a plus de 10 ans et qu’il nous ressert régulièrement depuis. Bon allez, rapidement alors ! Rémy Pasquier est engagé comme animateur sur un bateau de croisière. Il ne connaît ni les langues étrangères, ni les croisières, et encore moins l’animation. Mais la DRH souhaite se venger de son ex-patron et ex-amant…

Halte au feu ! Bienvenue à bord est mieux que prévu. Tout d’abord parce que le scénario n’est pas, pour une fois, minable. L’effet « Franck Dubosc » est (relativement) modéré par les autres personnages, et notamment celui d’Isabelle, qui est le personnage secondaire principal. On arrive même presque à croire à l’histoire d’amour qui se noue petit à petit entre Rémy et [spoil !]. Mais en parallèle, pas une seule seconde on ne croit à celle de [spoil] et [spoil], l’honneur est sauf !

La meilleure surprise est surtout le type d’humour du film. Tout en restant dans les grands classiques du genre, Bienvenue à bord évite les scènes où le personnage principal se met dans des situations ridicules, qui font sourire au début mais installent surtout une énorme gêne chez les spectateurs, qui prient pour que le supplice s’arrête. Résultat, on rit, détendus, tout au long du film. Enfin, si on arrive à déconnecter son cerveau bien sûr !

Hormis Dubosc (oui j’ai décidé qu’il prendrait cher aujourd’hui !), le casting est assez bon, avec Gérard Darmon (La cité de la peur, Le coeur des hommes…) dans un rôle qui lui convient bien de vieux grincheux séducteur, Valérie Lemercier (Palace, Les visiteurs…) fidèle à elle-même, et Lionnel Astier (Kaamelott) qui joue le rôle d’un patron fourbe, pas-si-mauvais-dans-le-fond-quoi-que, esclave de sa femme (vous avez dit Léodagan ?). Seul regret, Luisa Ranieri dans le rôle de Margarita n’est vraiment pas convaincante. Monica Bellucci devait être hors budget… A noter l’apparition d’une guest star venue d’un autre âge : « Henri-co » Macias !

En conclusion, du moins bon, mais aussi du bon dans Bienvenue à bord. De là à payer 10€ pour aller le voir, certainement pas, mais pour un dimanche soir d’hiver, en essayant d’oublier que le lendemain, on bosse, pourquoi pas…

Rating 3.00 out of 5
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Johnny English reborn : Critique

Johnny English rebornCela faisait huit ans qu’il croupissait dans un coin obscur de notre mémoire… Johnny English, aussi connu sous le nom de « Bean, Mister Bean », est de retour pour une nouvelle mission. La question est : quinze ans après, l’humour atkinsonien est-il périmé ?

Comme son titre l’indique, Johnny English reborn (ou Johnny English le retour) signe le retour du pire espion au service de sa Majesté. Après avoir provoqué un incident international au Mozambique, English est viré du MI7, et se réfugie au Tibet, où il intègre une communauté de moines. Trois ans plus tard, il est rappelé par ses anciens employeurs ; sa mission, et il l’accepte : déjouer l’assassinat du premier ministre chinois.

A vrai dire, je ne me souviens plus du détail du premier opus, uniquement que Natalie Imbruglia y était vraiment très jolie, et que Rowan Atkinson finissait par se prendre le contenu des égouts sur la tête. Un film sans doute peu mémorable, donc !

J’aurais tendance à dire qu’on reste sur le même schéma avec ce second film. A savoir : rien de transcendant, mais des blagues bien senties qui font sourire, voire rire par instants. L’humour de Rowan Atkinson n’a pas pris une ride (quelques cheveux gris néanmoins), et soulage un scénario très bateau. Mention particulière au comique de répétition sur certains sketchs : certes, ils sont prévisibles, mais le fait même de s’y attendre les rend encore plus drôle.

Le casting est intéressant, puisque l’on retrouve aux côtés du héros Rosamund Pike (Die Another Day), et évidemment Gillian Anderson (X-Files), qui rame toujours pour donner un véritable second souffle à sa carrière (contrairement à son partenaire de l’époque, David Duchovny).

A noter tout de même une évolution dans le personnage d’English : je l’ai trouvé cette fois-ci beaucoup plus intelligent ! Il sort parfois de la parodie pour prendre des accents de vrai héros, ce qui n’est pas forcément désagréable, mais surprenant… Rowan Atkinson serait-il en train de s’assagir ?

Rating 3.00 out of 5
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Le Stratège : Critique

Moneyball (Le stratège)Après une longue période de disette cinématographique, due tout d’abord à un voyage à l’étranger puis une période d’intense activité, me voici de retour pour vous livrer les critiques des deux seuls films que j’ai vus depuis la rentrée… Le premier est Moneyball, que j’ai pu voir au mois de septembre aux USA ; il sortira en France le 09 Novembre.

Moneyball (Le Stratège, en VF) met en scène Brad Pitt dans le rôle d’un ex-futur prodige du baseball qui n’a jamais vraiment percé, et qui se rattrape en tant que manager de l’équipe d’Oakland. Obligé de composer une équipe avec très peu de budget, il adopte une stratégie nouvelle, à travers les statistiques, aidé par un jeune diplômé d’Harvard.

Ce film a pour moi une valeur assez particulière. En effet, je ne connaissais pas vraiment le baseball avant ce voyage, et j’ai pu le découvrir dans les stades (Let’s Go Mets !) aussi bien qu’à la télé durant ces trois semaines. De plus, Harvard avait constitué une grosse étape du road-trip, et donc Moneyball s’inscrivait parfaitement dans notre plan de voyage.

Résultat, évidemment, j’ai aimé Moneyball. Mais difficile de dire si c’est vraiment pour le film lui-même. Certes, le casting est impeccable, avec un Brad Pitt parfait en homme brisé par la vie, un Jonah Hill est très bon en petit con venu d’Harvard, et Philip Seymour Hoffman égal à lui-même en homme-à-qui-on-ne-la-fait-pas.

Mais le scénario n’est pas si fou. J’ai un peu eu l’impression de revoir Krach, ce film où un trader découvre un nouveau modèle pour les transactions financières. Sauf que cette fois-ci, attention, c’est une histoire vraie ! Billy Beane existe effectivement, et il a réellement mis en place ce système de recrutement de joueurs. Voilà qui donne un attrait particulier au film, tout en expliquant le fait que le scénario reste relativement plat.

Au final, le plus intéressant dans ce film est peut-être qu’il nous fait découvrir le baseball, à nous autres européens qui ne jurons que par le foot, le tennis et le rugby ! Un sport amusant, d’autant plus que les caractéristiques qui définissent le « bon joueur » ne sont pas celles qu’on a l’habitude de voir.

Moneyball, un film à aller voir par curiosité, mais sans doute pas le film de l’année.

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Eté 2011 : Les DOs, les DONTs

Eté 2011 : Les DOs, les DONTsOk let’s face it : je n’arrive pas à trouver le temps cet été pour écrire les critiques des films que je vais voir. Alors, pour laisser néanmoins un avis sur les nombreux films que j’ai vus (pluie oblige :s), je vais faire une simple liste des DOs (à voir) et des DONTs (à éviter !). Sans reprendre ceux que j’ai déjà « critiqués », évidemment !

Limitless (avec Bradley Cooper) : le film promettait, rythme haletant, science fiction… Et la promesse est tenue ! On reste accroché à l’histoire du début à la fin. La fin, justement, seule ombre au tableau : il manque une bonne dizaine de minutes pour en faire un incontournable. Il devra se contenter de la mention bien ! Verdict : DO

Transformers 3 (avec Shia Labeouf, sans Megan Fox) : la saga robophile se débarasse d’un gros boulet (techniquement, de deux), en la personne de Megan Fox, qui nous fait l’honneur de ne pas apparaître à l’écran. Et le film en est meilleur ! Finies les lourdeurs de Transformers 2, on retrouve un peu de fraîcheur et d’entrain, pour un blockbuster qui, il faut tout de même l’avouer, ne casse toujours pas trois pattes à un canard. Verdict : DO

Il n’est jamais trop tard (avec Julia Roberts et Tom Hanks) : l’histoire est gentille, ça change un peu des amourettes d’étudiants-top-models qu’on a l’habitude de voir, sans être non plus révolutionnaire. Faut-il punir son côté un peu niais ou récompenser sa fraîcheur ? C’est l’été, donc je vais pencher pour la deuxième ! Verdict : DO

Case départ (avec Thomas Ngijol et Fabrice Eboué) : la rencontre entre deux frères que tout oppose, l’un élu UMP-lavette-reniant ses origines, l’autre vivant dans un stéréotype de racaille-noire-victime du racisme, transporté d’un coup de baguette magique au temps de l’esclavage. Les moments les plus drôles ne sont pas (uniquement) dans la bande annonce, et on évite presque la morale baveuse à la fin. Presque. Verdict : DO

Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 (avec Daniel Radcliffe et Emma Watson) : l’une des plus mauvaises séries de l’histoire du cinéma (il y a eu Taxi quand même) prend fin, et c’est tant mieux ! Mis à part un épisode 1 original et sympa pour les enfants, et un épisode 4 sorti de nul part, je ne sauvais rien jusqu’à présent chez HP (en film). Grosse surprise sur ce dernier épisode, qui est vraiment très réussi ! Dommage qu’il ait fallu attendre 8 films pour qu’ils apprennent enfin à mettre du rythme et des émotions dans leurs productions ! Verdict : DO

M. Popper et ses pingouins (avec Jim Carrey et Carla Gugino) : le grand retour de Jim Carrey dans un rôle comique, ce qui me laisse toujours une certaine appréhension de prime abord. Cliché surjoué ou non ? Ici, non ! Evidemment, il s’agit d’un film à destination quasi-exclusive des enfants, mais il est de bonne qualité, sympa et rafraîchissant (et pour cause !). Si vous avez des enfants, où aimez les films « Jeunesse », verdict : DO

J’aime regarder les filles (avec… on s’en fiche) : sortons les grosses ficelles du cliché « le vilain petit canard pauvre tombe amoureux de la jolie riche » ! Je n’ai pas compris du tout l’intérêt de ce film, qui essaye de se la jouer « fraîcheur » quand il n’est que malsain. Et assez mauvais en plus de cela ! Verdict : DONT

Bad Teacher (avec Cameron Diaz et Jason Segel) : Dieu sait que j’aime Cameron Diaz, Jason Segel et même Justin Timberlake en tant qu’acteur. Mais là l’alchimie ne prend pas, le film est vulgaire est sans aucun intérêt, le réalisateur saute à deux pieds joints dans les mares visqueuses des clichés… Verdict : DONT

Les Schtroumpfs (avec Barney Stinson Neil Patrick Harris) : typiquement le genre de « blockbuster pour enfants » qui donne la nausée rien qu’en visionnant la bande annonce… Avec la 3D évidemment, puisqu’aucun film moisi ne saurait s’en passer ces temps-ci. Halte au feu ! Les Schtroumpfs se révèle en fait être un film très mignon, parfait pour les enfants un soir de Noël par exemple. Interdit au plus de 15 ans. Verdict : DO

Itinéraire bis (avec Leïla Bekhti et Frédéric Testot) : pourquoi essaye-t-on de nous faire croire que les mecs biens tombent toujours amoureux des pauvres filles ? C’est le cas ici, avec Leïla Bekhti dans un rôle assez haïssable et Fred sous des traits pathétiques. Do ou don’t, that’s the question. Allez, uniquement pour une longue soirée d’hiver avec Patrick Sébastien comme unique alternative : DO

Green Lantern (avec Ryan Reynolds et Serena Van der Blake Lively) : le concept du super-héros qui combat en inventant des solutions qui se matérialisent grâce à un super anneau est sympa, mais évidemment pas inventée par le film (qui est une adaptation d’un comics). Dommage, c’est son seul point positif ! Rien ne rattrape le reste, pas même l’intervention de Blake Lively qui joue la bimbo faire-valoir. Pourtant il faut absolument qu’elle évite si elle ne veut pas s’enfermer dans ce genre de rôle à l’avenir ! Verdict : DONT

Captain America : The First Avenger (avec Chris Evans et l’agent Smith Elrond Hugo Weaving) : en voilà un gros blockbuster ! Et contrairement à Green Lantern, le film est une réussite totale, avec beaucoup d’humour bien senti, un super-héros qui sort des clichés et une femme (évidemment) qui ne se contente pas de faire la potiche… En tant que romantique assumé, je regrette néanmoins la fin (spoiler alert ! Aïe trop tard !), mais il faut avouer que le film reste très bon, et qu’une fin différente ne l’aurait pas forcément amélioré. Hint : restez jusqu’à la fin du trèèèès long générique, ça vaut le coup ! Verdict : DO

Comment tuer son boss (avec… pleeiiiin de monde ! Et surtout Kevin Spacey. <3) : prenez un casting. Puis un casting un peu plus gros. Puis un casting encore un peu plus gros. Et faites en une comédie. Vous obtenez Comment tuer son boss, une comédie qui, paradoxalement, est plus l’héritière de Very Bad Trip que Due Date. Très bon moment en perspective, j’ai ri de bon coeur pendant deux heures ! Verdict : DO

C’est tout pour aujourd’hui ! Il reste encore quelques semaines d’été, donc la suite ne devrait pas tarder, mais le premier bilan est déjà plus rose (ou vert, au choix) que je ne le pensais ! J’ai eu l’impression de voir beaucoup de mauvais films pour peu de bons, et au final on obtient un étonnant 10 DOs pour 3 DONT’s… J’ai sans doute été un peu trop laxiste, surtout envers Il n’est jamais trop tard et Itinéraire bis. Mais allez tant pis, souriez, c’est l’été !

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