3D Archive

Titeuf, le film : Critique

Affiche de Titeuf, le filmRetour en enfance, avec Titeuf, le film, écrit et réalisé par Zep. Vous aimez le dessin animé à la télé ? De la réponse à cette question dépendra votre avis sur le film, puisque c’est exactement la même chose !

L’histoire : Titeuf est un gamin que l’on reconnaît à sa mèche blonde, ses idées farfelues et ses « C’est pô juste ! ». Toujours prêt à faire les 400 coups avec ses amis, il tombe de son nuage lorsque la fille de ses rêves, Nadia, ne l’invite pas à son anniversaire. Il découvre les affres des déceptions amoureuses, et ce alors que ses parents ont décidé de se séparer.

Comme je le disais, on retrouve dans le film tous les aspects de la série ; on a en fait l’impression d’assister à un épisode de 87 minutes. Rien de bien étonnant, même si on aurait préféré que Titeuf trouve ici une dimension supplémentaire…

Alors que les dessins animés ont souvent tendance à s’adresser autant (voire plus) à des adultes qu’à des enfants au cinéma, ici le public visé se promène assurément en culotte courte. Très pipi caca, très premier degré, on y retrouve bien l’ambiance des cours de récréation du primaire. La séparation des parents aurait très bien pu prendre la première place des péripéties de l’histoire, qui aurait fait la part belle à l’impact psychologique qu’elle a sur l’enfant. Ici rien de tout ça : elle est reléguée à la deuxième place, derrière « le drame », à savoir la non-invitation à l’anniversaire de Nadia. Résultat, le film reste frais et amusant, sans prise de tête, et tout y est vraiment abordé du point de vue de l’enfant.

Le casting est surprenant ! En plus de Donald Reignoux, célèbre voix française (doublure de Jesse Eisenberg dans The Social Network par exemple) dans le rôle principal, des noms comme Jean Rochefort, Zabou Breitman, Michael Lonsdale ou même… Johnny Hallyday (as himself !) s’invitent au générique. Sans compter les interprètes de la B.O. : Cabrel, Bénabar, Souchon, Goldman, etc. Un concentré de VIP !

Il y a juste une chose que je n’ai pas comprise… Pourquoi sortir le film en 3D ? Titeuf est pourtant un dessin animé 2D qui s’assume à la télé ; le passage à la 3D trahit légèrement l’esprit de la BD, et n’apporte vraiment rien…

Rating 3.00 out of 5
[?]

Tron Legacy : Critique

Tron L'HéritageOn ne peut pas échouer à tous les coups : cette fois il restait de la place dans la fameuse salle 16, et j’ai donc pu assister à la projection de Tron : L’Héritage en 3D. Je n’avais pas vu le premier du nom, donc il me manque certainement des éléments, mais ma première impression est mitigée.

Sam Flynn est l’héritier de la firme ENCOM, géant informatique mondial, créé par son père Kevin Flynn quelques dizaines d’années avant. Depuis la disparition de ce dernier, la firme est laissée aux mains de dirigeants sans pitié, et Sam ne trouve pas la motivation pour reprendre ce qui lui appartient. Un jour, l’ancien associé de Kevin reçoit un message émanant de leur ancien bureau. Ni une, ni deux, Sam s’y rend et se fait « téléporter » dans le coeur du système inventé par son père, « La Grille ».

L’impression « mitigée » vient du fait qu’il y a à la fois d’excellents éléments dans Tron: Legacy, mais qu’il y a également une bonne dose de gâchis ridicule… Je commence par le bon ou le mauvais ? Allez, le mauvais.

Evidemment, le film partait mal, parce que le scénario est terriblement mauvais. Une histoire qui se passe au coeur d’un ordinateur, cela faisait peut-être rêver en 1980, mais aujourd’hui ce n’est que ridicule. Tous les personnages sont archi-stéréotypés, du DG sans coeur de la multinationale au fils abandonné qui a mal tourné, en passant par le grand-méchant-qui-en-fait-n’est-pas-si-méchant-il-fait-juste-ce-que-le-gentil-lui-a-ordonné-de-faire. La fin est ultra-prévisible, puisqu’on nous l’explique dès le départ :

Afficher »

Kevin : « je ne peux faire disparaître Clu qu’en disparaissant moi-même »

. On n’est surpris à aucun moment, Steven Lisberger a utilisé du bon gros fil blanc !

Il y aurait eu de bons dialogues, peut-être qu’on aurait oublié le scénario bidon. Mais encore une fois, on enchaîne les répliques kitsch, qui arrivent comme autant de cheveux sur la soupe scénaristique qu’est Tron. J’aimerais pouvoir vous en citer quelques-unes, juste pour le plaisir, mais j’ai dû les refouler immédiatement dans mon inconscient… Bref c’est de toute façon au mieux amusant, au pire désolant.

Et Jeff Bridges alors ? Et bien c’est moche à dire, mais il livre une prestation tout à fait décevante ici. Certes, il est toujours mieux que les autres acteurs, et arrive de temps en temps à donner un peu de charisme à son personnage. Mais ce n’est pas dur : les autres sont simplement mauvais. Le pire étant sans doute Garrett Hedlund, qui a pourtant le rôle principal ; il essaye en vain, pendant toute la durée du film, de faire le beau gosse à la Brad Pitt, et en oublie de jouer son rôle correctement.

Assez dit de mal, je le disais plus haut : il y a d’excellents éléments dans Tron: Legacy. Après ce que je viens d’écrire, difficile d’imaginer que cela puisse être le cas, et pourtant ! Au final, Tron est une réussite artistique.

Tron Legacy

C'est joli non ?

Pour commencer, j’ai trouvé les images sublimes. Certes, ce ne sont pas de grands paysages saisissants, comme on a l’habitude d’en voir, mais le monde de synthèse est particulièrement esthétique. Citons notamment la course de lightcycle, qui est absolument parfaite (d’un point de vue graphique). La 3D est pour une fois utile et efficace, et ajoute une vraie dimension au film (au sens propre et au sens figuré). Tron est donc un délice pour les yeux.

Et évidemment, LE gros point fort de Tron est sa BO, signée par Daft Punk - excusez du peu. Les morceaux sont magiques, et décrivent à eux seuls mieux le monde virtuel que la parodie de scénario qu’on essaye de nous faire avaler. A peine sortis du cinéma, on n’a qu’une envie : l’écouter sur Deezer (parce que c’est légal) ! Après, on aime ou on n’aime pas la musique électronique. Mais force est de constater que les Daft Punk sont toujours les maîtres du genre.

Au final, Tron est simplement un clip de 127 minutes, qui se révèle addictif si on n’y va pas pour découvrir une histoire. Mon conseil ? Allez donc le voir au cinéma si vous aimez le spectacle, mais si vous ne le voyez pas sur le grand écran, oubliez-le : il ne doit avoir absolument aucun intérêt sur petit écran, à moins de couper l’image… Mais dans ce cas, il reste la possibilité Deezer ;)

Garrett_HedlundGarrett
Rating 3.00 out of 5
[?]

The Green Hornet : Critique

The Green HornetPremière grosse sortie de l’année : l’adaptation de la série Le Frelon Vert au cinéma, dans The Green Hornet.

L’histoire est classique : c’est celle du fils d’un magnat de la presse, qui évidemment n’a pas de mère, et qui se sent (à juste titre) rejeté par son père. Jusqu’au jour où celui-ci décède « accidentellement »… Britt (le garçon, qui n’est plus un enfant) décide alors de devenir un super-héros pour combattre le crime, aidé par son fidèle acolyte Kato, un asiatique doué de ses mains (autant au combat qu’en bricolage).

Derrière la caméra : Michel Gondry, le plus américain des réalisateurs français (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Be Kind Rewind, …). Devant : Seth Rogen en Britt Reid (40 ans toujours puceau, En cloque, mode d’emploi), Jay Chou en Kato, Cameron Diaz en Lenore Case, et Christoph Waltz en Chudnofsky (Inglourious Basterds). Avec de tels ingrédients, inutile de dire qu’il s’agit-là du premier blockbuster de l’année. Mais mérite-t-il ses 120 millions de dollars de budget ?

  • Oui, parce qu’il est l’un des rares films du genre à allier super-action et comédie. On ne peut pas dire que The Dark Knight, Superman Returns ou Spiderman soient des films tordants… The Green Hornet l’est ; ses héros maladroits et un peu simplets sont confrontés à des situations qu’ils ont bien du mal à gérer (surtout Britt, évidemment). Bien sûr, l’humour ne vole pas très haut… Mais on ne sombre pas dans la parodie involontaire.
  • Oui, parce qu’une autre originalité du scénario est de mettre en scène un super-héros « méchant » : pour ne pas se retrouver confronter à des dilemmes du style « je lâche ta copine et un bus d’innocents dans l’Hudson, qui vas-tu sauver ? », Britt et Kato décident de se faire passer pour des méchants. On s’y croirait ! En plus des « bad guys », ils descendent bon nombre de policiers, et sont la cause indirecte de la mort de nombreux civils innocents en sans défense. Un petit parfum de Jack Bauer
  • Oui, parce que les acteurs sont excellents. Bon je vais peut-être un peu loin là… Seth Rogen est « correct », Jay Chou et Cameron Diaz également. Mais Christoph Waltz est… waouh ! Il était déjà le meilleur dans Inglourious Basterds (excusez du peu), il le reste dans The Green Hornet. Il garde le rôle de « grand méchant », mais passe du nazi froid et pervers au baron de la pègre dépassé et presque attendrissant. Il marche dans les pas de Mark Strong (le super méchant de 2010, dans Sherlock Holmes, Kick-ass et Robin des Bois), en encore meilleur !
  • Non, parce que l’originalité ne fait pas tout ! Le scénario reste trop bateau, le spectateur n’est pas transporté dans l’univers du film. Les plans inspirés de BD (lorsque Kato combat) sont plutôt réussis, mais auraient pu être plus accentués encore, afin d’imprimer leur marque sur le film. Et que dire de la 3D… Bon sang, on se doute que c’est long à rentabiliser, le matériel pour tourner en 3D. Mais par pitié, qu’on arrête de nous imposer ces lunettes qui ne servent à rien ! The Green Hornet, exemple typique du film qui fait dépenser un à deux euros de plus pour rien. La 3D était une technologie ringarde il y a 10 ans… Il faut arrêter de croire que ce n’est plus le cas aujourd’hui !

Mon conseil : allez le voir pour passer un bon moment, mais essayez de trouver une salle qui le projette en 2D !

Rating 3.50 out of 5
[?]

Megamind : Critique

MegamindL’heure est indéniablement aux « Bonne année ! », « Meilleurs voeux ! », « Du bonheur ! », etc., aussi je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2011 ! Pour la première critique de l’année, j’ai choisi un film sorti le 15 décembre dernier : le dernier Dreamworks Animation, Megamind.

Il s’agit d’un film d’animation contant l’histoire de deux extraterrestres qui sont envoyés sur la Terre alors qu’ils sont encore bébé, afin d’échapper à la destruction de leur monde (ça vous rappelle des souvenirs ?). L’un est beau gosse, un peu niais et… adulé évidemment (le super-gentil), l’autre est bleu, a un crâne disproportionné et détesté. Sa seule façon d’exister va être de devenir super-vilain. Et de combattre sans relâche Metroman (le super-gentil), en vain… jusqu’au jour où, contrairement à toute attente, il parvient à s’en débarrasser. Mais comment s’occuper quand on est super-vilain et qu’on a perdu son plus grand rival ?

Même s’il ne rivalise pas avec un Shrek, Megamind est pour moi un très bon film d’animation, pour petits et grands. Plus pour petits que pour grands peut-être, mais j’ai pour ma part beaucoup aimé. Le film est original, puisque pour une fois le méchant gagne, mais il garde néanmoins les ingrédients de base d’une « comédie animée » : des blagues, des références, et une pincée de romance – on aime ou on n’aime pas.

D’un point de vue plus « adulte », le thème abordé est intéressant. Que serait Superman sans Lex Luthor ? Et vice-versa ? Et dans la « vie réelle », Nadal ne serait sans doute pas Nadal sans Federer, ni l’inverse, comme le fait judicieusement remarquer cet article d’un blog du Monde.fr. Les films traditionnels s’arrêtent à l’étape d’avant : le gentil bat le méchant, fait tomber la blonde dans ses bras, et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », The End. Mais que se passe-t-il ensuite ? Megamind y répond avec humour.

J’ai vu le film en VF 3D, donc je ne peux pas commenter la prestation de Brad Pitt (excusez du peu) et Will Ferrell, mais les Kad Merad et Franck Dubosc s’en sortent avec les honneurs (enfin au moins le premier – le personnage Metroman semble avoir été inventé pour Dubosc, donc il n’a pas eu énormément d’efforts à fournir !). La 3D n’apporte une nouvelle fois pas grand chose, mais n’est pas désagréable non plus (comme pour tous les films d’animation). La BO quant à elle est excellente, avec une grosse dominante rock : AC/DC, James Brown, The Rolling Stones, The Clash, Elvis Presley, The Beach Boys… Juste ce qu’il faut pour donner un vrai rythme à l’histoire !

Megamind ne va sans doute plus passer très longtemps au cinéma… Courez donc le voir ! Une bonne manière de commencer 2011 en douceur, avec le sourire.

Rating 3.00 out of 5
[?]

Breaking Bad au Club de l’Etoile : Critique

Breanking BadJ’ai eu la chance, samedi dernier, de faire partie des invités à la première ouverture au public d’une salle mythique, le Club de l’Etoile à Paris.

Nous avons été accueillis par Philippe Paquot, le gérant de la salle, qui a retracé pour nous l’historique du Club. Salle centenaire, elle est pourtant depuis plusieurs années à la pointe de la technologie. Jusqu’à la semaine dernière, elle était exclusivement occupée par des professionnels, et notamment par les projections des premières images de nombreux films. Philippe Paquot citera l’exemple d’Avatar, dont les premières images en 3D furent présentés en France dans sa salle.

Et effectivement, la salle sort de l’ordinaire. Un mélange ancien / high-tech inédit : le lieu est intime, et donne une saveur particulière au film projeté (rien à voir avec les salles gigantesques des multiplexes, dont je suis par ailleurs très friand !). Pour vous donner un petit aperçu de la salle, c’est ci-dessous, et sur le site officiel :

Club de l'Etoile

Nous y étions invités pour assister à la projection des deux premiers épisodes de Breaking Bad, série diffusée sur Arte à partir du 09 octobre si mes souvenirs sont exacts. L’idée est excellente : le Club de l’Etoile a choisi de se différencier en proposant des séries, des concerts en direct, etc. En résumé, tout ce que j’ai toujours rêvé pour mon futur hypothétique cinéma ! J’en profite pour vous donner le planning des futures séances publiques pour octobre :

Jeudi 07 et vendredi 08 : projection du concert mythique des Rolling Stones « Ladies & Gentlemen… The Rolling Stones ! »

Samedi 09 : Opéra en direct du Metropolitan Opera à New York « L’Or du Rhin »

Vendredi 15 : Ecoute d’une fiction radio « Comme un pied »

Samedi 16 : Projection de courts métrages

Samedi 23 : Opéra en direct du Metropolitan Opera à New York « Boris Godounov »

Plus d’infos sur cette salle : http://www.clubdeletoile.fr

Parlons maintenant de la série… Breaking Bad est l’histoire d’un prix Nobel de chimie. L’originalité réside dans le fait que l’histoire racontée n’a pas lieu avant le prix, mais quelques années après. On retrouve donc le chimiste en galère, qui peine à boucler ses fins de mois, confronté à la « vraie vie ». Et qui décide de « devenir mauvais » (d’où le titre), à savoir de se mettre à fabriquer des méthamphétamines. Evidemment, ne s’improvise pas baron de la drogue qui veut, et tout commence à partir de travers.

Les deux premiers épisodes sont prometteurs. De l’humour corrosif, quelques scènes trashs, le tout saupoudré d’un peu de jargon scientifico-scientifique à la Big Bang Theory (mais la comparaison s’arrêtera là !)… J’en suis personnellement ressorti avec le sourire aux lèvres ! Attention, âmes très sensibles s’abstenir, puisqu’on y voit des scènes relativement gores (à coups de restes humains et de sang partout !). Mais même sans être amateur de ce genre de scène (Dieu sait que je ne le suis pas), la série reste sympathique !

A découvrir d’urgence donc, sur Arte de préférence (ben oui quand même, c’est eux qui nous ont invités :D ) !

Rating 3.00 out of 5
[?]

En Bref : Pirates des Caraïbes 4

Jack SparrowFans de Johnny Depp, réjouissez-vous – ou pas, d’ailleurs : la date de sortie de Pirates des Caraïbes 4 est annoncée !

Le quatrième volet des aventures de Jack Sparrow sortira le 25 mai 2011, en 3D (évidemment).

Même si l’on peut avoir des doutes (légitimes) sur la qualité de cette suite de suite de suite, la bonne nouvelle est qu’ils ont enfin choisi une vraie actrice, puisque Penélope Cruz sera de la partie !

Au programme : une histoire de Fontaine de Jouvance (c’est le titre du film !), d’ex et de sirène (incarnée par la Française Astrid Berges-Frisbey).

Pour un avant-goût, retrouvez la vidéo de Johnny/Jack au Comic Con :

Et pour plus d’infos, c’est sur Allociné !

Rating 4.00 out of 5
[?]

La 3D-mania : pourquoi ?!?

La 3D3D par ci, 3D par là, tout le monde n’a plus que ce « mot » à la bouche… Mais, au fait, ça apporte quoi, la 3D au cinéma ?

Petit historique [mode papy : ON]

Souvenez-vous les enfants… A la fin du XXè siècle, tous les cinémas passaient des films plats, en 2D. Les films d’animation émergeaient tous juste, et on se contentait de « dessins animés ». Pas d’effet de volume.

Et puis, de temps en temps, on allait au Futuroscope ou à Eurodisney (et non Disneyland Paris). Là, on faisait la queue pendant des heures pour pouvoir profiter d’un film en 3D qui durait une poignée de minutes. Rappelez-vous la magie de ces instants, les étincelles dans les yeux des enfants, l’excitation croissante au fur et à mesure que l’on avançait dans les serpentins… C’était avant le drame.

Avec l’arrivée du XXIème siècle, les salles de cinéma se modernisent. En s’équipant en matériel numérique, les complexes ouvrent leurs portes à la 3D. Les premiers films ne connaissent pas un succès fou. C’est alors que sort Avatar. C’est la révolution, tout le monde redécouvre la 3D. Les lunettes de trois kilos cinq deviennent hyper tendance. En 2010, pas un mercredi ne se passe sans qu’il y ait une sortie 3D (ou presque). Pour quoi ?

L’immersion du spectateur

Le plus grand argument des industriels de la 3D est qu’elle permet une meilleure immersion du spectateur. Certes. Mais ne s’agit-il pas plutôt d’une facilité donnée au réalisateur pour faire entrer le spectateur dans le film physiquement lorsqu’il n’y arrive pas mentalement ?

On connaît tous les films desquels on ressort un peu perdus… Personnellement je citerais Gladiator, qui m’avait marqué, ou la saga du Seigneur des Anneaux. Il s’agit de films dans lesquels on entre entièrement, dans lesquels on perd totalement la notion du temps et de l’espace. A tel point que, lorsque la lumière se rallume, on hésite : « où est le réel ? ». Et ce, sans 3D. En essayant de troubler le sens de la vue, les réalisateurs oublient que, ce qui importe avant tout, c’est de troubler notre imagination, notre esprit.

La perte de convivialité

L’intérêt du cinéma, selon moi, par rapport à la télé (hormis la taille de l’écran et des enceintes), c’est le « regarder ensemble ». A travers les rires, les sursauts, etc., le spectateur partage le film avec ceux qui l’entourent. En imposant des lunettes massives à tout le monde, la 3D casse cette dimension, et met physiquement des barrières entre les personnes.

On imagine facilement la suite de l’histoire. On commence par des lunettes 3D, et on enchaîne avec des lunettes qui permettent de passer le film en version panoramique pour encore mieux immerger (cf. ci-dessus !) le spectateur, puis on finit par des lunettes personnalisées qui passent le film que choisit le spectateur. Disconnecting people.

Soirée privée 3DEt je ne parle même pas des écrans 3D et des soirées télé… Faudra-t-il que chacun vienne avec ses lunettes lorsqu’est organisée une soirée DVD entre amis ? Ou alors que chacun achète une douzaine de paires ? Voir l’illustration du JournalDuGeek ci-contre.

Les vraies raisons

(NdA : J’aime bien ce titre, très presse à scandale)

Ceci nous amène à considérer les véritables raisons de l’intronisation massive de la 3D au cinéma : les sous.

On ne change pas un monde qui perd, les sous sont au cœur de toute l’histoire. Même si le marché du cinéma n’est pas en crise (contrairement à ce que tout le monde essaie de nous faire croire), pas plus que l’industrie des concerts, les industriels sont toujours à la recherche du profit maximum. Comment relancer massivement les investissements dans le secteur ? En changeant de technologie bien sûr !

Ils avaient bien joué le coup avec l’histoire de la TNT, permettant à chaque famille de remplacer son poste de télévision trois fois, puis avec le 16/9è. On remet ça avec la 3D ! Dépensez, consommez…

La 3D du futur

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, la 3D en elle-même n’est pas forcément une mauvaise chose. Une œuvre peut être créée spécialement pour la 3D, et en tirer vraiment avantage. Je dis pas. Mais pas cette année ! Il faudra de nombreux progrès techniques avant qu’elle ne réponde à nos attentes. A savoir : que les écrans 3D soient autonomes bon sang !

Article librement inspiré de la critique de la 3D du blog JournalDuGeek

Rating 3.50 out of 5
[?]

Toy Story 3 : Critique

Toy Story 3Le film qui a l’honneur d’étrenner mon blog est tout simplement le dernier que j’ai vu : il s’agit du troisième long métrage de Woody et Buzz, Toy Story 3.

Toy Story fait partie des films qui ont marqué la « Génération Minikeums« . En plus d’être techniquement impressionnant et scénaristiquement impeccable, le film a laissé derrière lui des répliques ancrées profondément dans la culture collective (même mon prof de physique lançait un « vers l’infini et l’au-delà ! » de temps en temps). Son seul défaut est d’être sorti un an après Le Roi Lion, qui éclipse dans l’affectif de ma génération l’immense majorité des dessins animés / films d’animations qui l’ont suivi.

Marketing et profit oblige, un deuxième épisode a suivi quelques années après (en 1999 précisément). Je ne vais pas m’étendre sur Toy Story 2, disons simplement que je l’ai trouvé très très moyen.

Petit saut dans le temps : nous voici en 2010, quinze ans après le premier volet. Et alors, finalement, ce Toy Story 3, il vaut quoi ? Et bien il vaut son pesant de cacahuètes ! Oui Madame ! Pixar nous signe-là un excellent film d’animation, mieux que le deuxième, voire peut-être même mieux que le premier.

Techniquement, la différence avec ses prédécesseurs vient évidemment principalement de la 3D. Avatar est passé par là ! Contrairement à un certain nombre de films (hi Alice in Wonderland), la 3D s’intègre parfaitement dans l’histoire ; on l’oublie. Et c’est bien ce qu’on lui demande, à la 3D ! Plus de poids des lunettes, plus de « tiens qu’est-ce que ça donne si je les enlève ? », plus rien, on entre totalement dans le film.

Côté sentiments, Pixar a respecté la recette : neuf dixièmes de rires, un dixième de larmes. L’humour était une marque de fabrique de Toy Story, on le retrouve, renouvelé. Et, sans vouloir spoiler, l’émotion est là également ; difficile d’être discret à la fin de la séance, en essayant de s’essuyer les yeux sous les lunettes 3D !

Et puis bon, il faut bien avouer que les acteurs sont excellents !

Rating 3.50 out of 5
[?]