Brad Pitt Archive

Le Stratège : Critique

Moneyball (Le stratège)Après une longue période de disette cinématographique, due tout d’abord à un voyage à l’étranger puis une période d’intense activité, me voici de retour pour vous livrer les critiques des deux seuls films que j’ai vus depuis la rentrée… Le premier est Moneyball, que j’ai pu voir au mois de septembre aux USA ; il sortira en France le 09 Novembre.

Moneyball (Le Stratège, en VF) met en scène Brad Pitt dans le rôle d’un ex-futur prodige du baseball qui n’a jamais vraiment percé, et qui se rattrape en tant que manager de l’équipe d’Oakland. Obligé de composer une équipe avec très peu de budget, il adopte une stratégie nouvelle, à travers les statistiques, aidé par un jeune diplômé d’Harvard.

Ce film a pour moi une valeur assez particulière. En effet, je ne connaissais pas vraiment le baseball avant ce voyage, et j’ai pu le découvrir dans les stades (Let’s Go Mets !) aussi bien qu’à la télé durant ces trois semaines. De plus, Harvard avait constitué une grosse étape du road-trip, et donc Moneyball s’inscrivait parfaitement dans notre plan de voyage.

Résultat, évidemment, j’ai aimé Moneyball. Mais difficile de dire si c’est vraiment pour le film lui-même. Certes, le casting est impeccable, avec un Brad Pitt parfait en homme brisé par la vie, un Jonah Hill est très bon en petit con venu d’Harvard, et Philip Seymour Hoffman égal à lui-même en homme-à-qui-on-ne-la-fait-pas.

Mais le scénario n’est pas si fou. J’ai un peu eu l’impression de revoir Krach, ce film où un trader découvre un nouveau modèle pour les transactions financières. Sauf que cette fois-ci, attention, c’est une histoire vraie ! Billy Beane existe effectivement, et il a réellement mis en place ce système de recrutement de joueurs. Voilà qui donne un attrait particulier au film, tout en expliquant le fait que le scénario reste relativement plat.

Au final, le plus intéressant dans ce film est peut-être qu’il nous fait découvrir le baseball, à nous autres européens qui ne jurons que par le foot, le tennis et le rugby ! Un sport amusant, d’autant plus que les caractéristiques qui définissent le « bon joueur » ne sont pas celles qu’on a l’habitude de voir.

Moneyball, un film à aller voir par curiosité, mais sans doute pas le film de l’année.

Rating 3.00 out of 5
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Megamind : Critique

MegamindL’heure est indéniablement aux « Bonne année ! », « Meilleurs voeux ! », « Du bonheur ! », etc., aussi je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2011 ! Pour la première critique de l’année, j’ai choisi un film sorti le 15 décembre dernier : le dernier Dreamworks Animation, Megamind.

Il s’agit d’un film d’animation contant l’histoire de deux extraterrestres qui sont envoyés sur la Terre alors qu’ils sont encore bébé, afin d’échapper à la destruction de leur monde (ça vous rappelle des souvenirs ?). L’un est beau gosse, un peu niais et… adulé évidemment (le super-gentil), l’autre est bleu, a un crâne disproportionné et détesté. Sa seule façon d’exister va être de devenir super-vilain. Et de combattre sans relâche Metroman (le super-gentil), en vain… jusqu’au jour où, contrairement à toute attente, il parvient à s’en débarrasser. Mais comment s’occuper quand on est super-vilain et qu’on a perdu son plus grand rival ?

Même s’il ne rivalise pas avec un Shrek, Megamind est pour moi un très bon film d’animation, pour petits et grands. Plus pour petits que pour grands peut-être, mais j’ai pour ma part beaucoup aimé. Le film est original, puisque pour une fois le méchant gagne, mais il garde néanmoins les ingrédients de base d’une « comédie animée » : des blagues, des références, et une pincée de romance – on aime ou on n’aime pas.

D’un point de vue plus « adulte », le thème abordé est intéressant. Que serait Superman sans Lex Luthor ? Et vice-versa ? Et dans la « vie réelle », Nadal ne serait sans doute pas Nadal sans Federer, ni l’inverse, comme le fait judicieusement remarquer cet article d’un blog du Monde.fr. Les films traditionnels s’arrêtent à l’étape d’avant : le gentil bat le méchant, fait tomber la blonde dans ses bras, et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », The End. Mais que se passe-t-il ensuite ? Megamind y répond avec humour.

J’ai vu le film en VF 3D, donc je ne peux pas commenter la prestation de Brad Pitt (excusez du peu) et Will Ferrell, mais les Kad Merad et Franck Dubosc s’en sortent avec les honneurs (enfin au moins le premier – le personnage Metroman semble avoir été inventé pour Dubosc, donc il n’a pas eu énormément d’efforts à fournir !). La 3D n’apporte une nouvelle fois pas grand chose, mais n’est pas désagréable non plus (comme pour tous les films d’animation). La BO quant à elle est excellente, avec une grosse dominante rock : AC/DC, James Brown, The Rolling Stones, The Clash, Elvis Presley, The Beach Boys… Juste ce qu’il faut pour donner un vrai rythme à l’histoire !

Megamind ne va sans doute plus passer très longtemps au cinéma… Courez donc le voir ! Une bonne manière de commencer 2011 en douceur, avec le sourire.

Rating 3.00 out of 5
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Mon top 3 des meilleurs films soporifiques

Hollywood me fait dormir !On voit toujours partout mon top 10, mon flop 10, et d’ailleurs je ne manquerai pas de publier des articles dans le même genre d’ici peu, mais en attendant je vous propose un classement un peu plus original : le top 3 des films qui m’ont le plus vite endormi.

A savoir avant toute chose, je m’endors extrêmement rarement devant un film, encore plus lorsque je suis au cinéma. Alors que j’en connais qui piquent du nez avant la fin du générique (de début, évidemment – suivez mon regard), même un mauvais film peut foirer ma nuit. Voilà pourquoi je ne fais qu’un top 3  (ce n’eût été qu’une bête liste sinon !).

#3 : L’Amant (Jean-Jacques Annaud)

L'Amant

La médaille de bronze revient au délire porno-asiatique de Jean-Jacques Annaud « L’Amant ». Je pense que ce film était avant tout un pari, fait lors d’une soirée dans un bar entre le réalisateur est une bande de potes célibataires.

Marcel : « Boaah Jiji, tu vieillis ! Autant je tripais ya dix ans quand tu nous montrais des Néandertaliens qui s’enc******* au coin du feu, autant maintenant tes histoires d’ours et de chiens euthanasiés, c’est pour les gonzesses ! »
- L’assemblée confirme dans un brouhaha éthylique -
Jean-Jacques : « Naaaah mais nawak ! Je vous parie que je peux faire un film de cul, et tout le monde prendra ça pour un super film intello ! »
Marcel : « T’es pas chiche ! IL A PAS D’ORGA-NEUH ! IL A PAS D’ORGA-NEUH »
- Et l’assemblée de reprendre en coeur avec lui -

Résultat, le jour où il est tombé sur le roman de Marguerite Duras « L’amant », son sang ne fit qu’un tour : « Eurêka », s’écria-t-il.

Si vous vous posiez encore la question, non je n’ai pas aimé L’Amant ! Et je ne suis pas le seul, Marguerite Duras ayant elle-même déclaré « Rien ne m’attache au film, c’est un fantasme d’un nommé Annaud » avant de renier l’oeuvre cinémato-soporifique.

#2 : Marie-Antoinette (Sofia Coppola)

Marie-Antoinette

Autre réalisateur presque inconnu, Sofia Coppola est celui qui a réussi à m’envoyer dans les bras de Morphée le plus vite. J’aurais pu le mettre en #1, j’ai hésité.

Non mais sincèrement, Marie-Antoinette, c’est nul ! Bon ok, pour celles qui fantasment encore sur la vie des princesses (wouhouh nous traversons une forêt, quelle aventure !), je peux comprendre que le film soit un rêve (pas forcément très joyeux d’ailleurs).

J’ai dû m’endormir après environ 20 minutes. De toute façon, et je mets pas spoiler parce que tout le monde est allé en histoire au collège, et que si ça se trouve le film s’arrête avant (puisque je vous dis que je me suis endormi avant !), à la fin, elle meurt. Guillotinée. Pas si cool la vie de reine !

#1 L’Etrange Histoire de Benjamin Button (David Fincher)

L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Ah oui, vous ne vous y attendiez pas à celle-là !!! Certes, les effets spéciaux sont bien faits (Brad jeune fait vraiment gamin), le scénario est original (merci F. Scott Fitzgerald), c’est une histoire d’Amour (avec plein de violons). Et puis quand même, Brad Pitt et Cate Blanchett !

Mais que c’est long ! Que ça manque de rythme ! C’est le deuxième effet Kiss-Cool : Brad Pitt rajeunit, et nous on prend des rides d’ennui. A moins que vous n’optiez pour ma solution : au bout d’un heure (pour permettre à l’histoire de se mettre en place), fermez les yeux. Respirez tranquillement. Laissez vous bercer par la voix de Cate. Votre corps s’enfonce dans le fauteuil, vos jambes sont lourdes, si lourdes ! Je compte jusqu’à trois, et à trois vous dormez.

Un…

Deux…

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