Bradley Cooper Archive

Happiness Therapy : Critique

Happiness TherapyAlors que nous sommes en pleine saison des cérémonies américaines, entre les Golden Globes et les Oscars, un film à récompenses sort la semaine prochaine dans les salles obscures : Happiness Therapy (Silver Linings Playbook en VO), de David O. Russell.

La vie n’a pas été facile pour Pat. Il a perdu son travail, sa maison, et, surtout, sa femme, Nikki. Un séjour en hôpital psychiatrique lui apprend néanmoins à prendre les choses du bon côté. Remonté à bloc, il va tout faire pour essayer de s’en sortir, et tenter de reconquérir Nikki. Ses aventures l’amènent à rencontrer Tiffany, une jeune femme au moins aussi paumée que lui.

Je n’ai jamais été fan des films mettant en scène des personnages complètement barrés, partant dans tous les sens. Hapiness Therapy a donc été une très bonne surprise ! Découvert lors d’une projection privée organisée par Allociné, ce film est une perle rafraîchissante. L’optimisme déterminé de Pat donne la pêche aux spectateurs, tandis que les répliques caustiques et teintées d’humour noir de Tiffany la rendent très attachante.

Les deux principaux acteurs sont très bons, à commencer par Bradley Cooper (mais on commence à avoir l’habitude), qui joue un rôle à l’opposé du beau gosse de Very Bad Trip qui l’ a fait connaître. Jennifer Lawrence, elle, fait oublier sa « performance » dans Hunger Games, et l’on découvre que, miracle, elle peut mettre de l’émotion dans son jeu ! Très bonne surprise ! Je dois également citer Robert de Niro, qui assume dans ce film son statut de papy un peu grognon (et surtout très superstitieux), et évidemment l’énorme Chris Tucker, LE Ruby Rhod du Cinquième élément (et accessoirement l’acolyte de Jackie Chan dans les Rush Hour). Avec deux films à sont actif en dix ans, il ne faut pas le rater, d’autant qu’il est encore une fois excellent.

Happiness Therapy est donc l’une des bonnes surprises de ce début 2013, qui commence sur les chapeaux de roue ! Et pour ceux que les récompenses intéressent, sachez que le film a déjà reçu un Golden Globes (Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Jennifer Lawrence), et qu’il est nominé à huit reprises pour les Oscars (dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice… Excusez du peu !).

Rating 3.00 out of 5
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L’Agence Tous Risques : Critique

L'Agence Tous RisquesQuelques éléments de contexte, préalables à la lecture de cette critique :

  • La série « L’Agence Tous Risques » était diffusée il y a 25 ans à la télévision. Je ne la suivais donc pas (ou alors j’étais trop petit pour m’en souvenir).
  • Je n’ai pas non plus suivi ses rediffusions, ni par M6, ni par 13ème rue, ni par TMC.
  • J’adore les films d’actions blockbusterisants.

Voilà maintenant que vous êtes prévenus, vous apprécierez mieux mon verdict : contrairement à ce à quoi je m’attendais, j’ai adoré le film ! Loin de moi l’idée de vouloir faire uniquement des critiques « bisounours », mais le hasard fait que j’ai beaucoup aimé les deux derniers films que je suis allez voir, donc je ne vais pas me priver.

C’est vrai que j’ai été un peu déçu lorsque j’ai vu le teaser pour la première fois… Même si je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes de la série, les personnages sont bien ancrés dans mon esprit. Futé et Looping évidemment, mais surtout Hannibal avec son cigare planté dans son sourire et ses gants en cuir, et évidemment Barracuda avec son elfe de la nuit punk fourgon GMC Vandura.

Anecdote marrante et passionnante : j’ai longtemps cru étant petit que le « Ba-rra-cu-da ! » de Cloclo parlait de Mr. T. En fait pas du tout.

Alors évidemment, retrouver Liam Neeson en Hannibal, et le boxeur « Hein, qui ça ? » en Barracuda, quel choc ! Heureusement, le teaser et les nombreuses affiches sur les quais de la RATP ont désamorcé la bombe, et les acteurs se sont installés petit à petit dans mon inconscient.

Et dès qu’on franchit cet écueil, L’Agence Tous Risques s’impose vite comme un classique du film d’action en puissance.

On y retrouve évidemment le cocktail action/humour développé par la série. C’est devenu un standard (notamment grâce à Die Hard ou à L’Arme Fatale), mais ici c’est particulièrement bien mené, et puis après tout on n’est pas venu pour voir un film de Steven Seagal !

Qui dit action, dit effet spéciaux (ou Bruce Lee), et on n’y coupe pas, avec des scènes à couper le souffle comme (attention spoiler !)

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la course-poursuite en hélicoptère ou le sabordage d’un porte-container à grands coups de bazookas dans la gueule

. Bien sûr, ce n’est pas du Avatar, ça reste de l’effet spécial assez basique. Mais n’empêche !

Les acteurs, à défaut d’être les originaux, s’en sortent extrêmement bien ! Les nouveaux Barracuda et Looping se coulent dans le rôle, à tel point qu’on oublie qu’ils sont des imposteurs (si madame !). Bradley Cooper est fidèle à lui-même (ça tombe bien, c’est exactement le personnage de Futé), séducteur, touchant et canon (oui faut bien le reconnaître :s). Mais ma mention spéciale reviendra tout de même à Liam Neeson, qui donne une autre dimension à Hannibal. Il ne s’agit plus de reprendre le rôle, mais de créer un nouveau personnage, plus froid, plus violent et plus dur aussi. Plus Liam Neeson, pour résumer. Et ça marche !

Quant au scénario, il tient la route, à condition de ne pas y regarder de trop près… Ca reste un blockbuster, film d’action qui plus est ; il ne sera pas primé à Cannes, il n’a aucune chance dans les salles Art & Essai. (Attention spoiler !)

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Mais le fait d’ajouter de grosses ellipses à l’histoire est original, et replace l’Agence dans son contexte (que j’ignorais totalement, inculte que je suis !).

Pour résumer, que du bon, à partir du moment où vous êtes capable d’apprécier un film à grand spectacle pour ce qu’il est.

Rating 3.00 out of 5
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