Christoph Waltz Archive

De l’eau pour les éléphants : Critique

De l'eau pour les éléphantsLes événements se précipitent ces temps-ci, et voilà que j’accumule du retard sur mes critiques… A venir prochainement : Une folle envie, Midnight in Paris, et ici : De l’eau pour les éléphants.

Jacob Jankowsky voit sa vie bouleversée lorsque ses parents meurent dans un accident. Il abandonne ses études de vétérinaire et rejoint un cirque itinérant. Il y fera la connaissance d’un directeur violent, August Rosenbluth, et évidemment de l’étoile du spectacle, Marlène, femme du directeur, dont il tombera rapidement amoureux.

Je vais la faire très simple : De l’eau pour les éléphants, c’est Moulin Rouge, en moins bien évidemment. La comparaison vaut pour tous les aspects du film, hormis le genre, puisque le film de Francis Lawrence n’est pas une comédie musicale.

L’histoire est la même : un jeune homme qui débarque dans une institution du spectacle (cabaret vs. cirque), et qui tombe amoureux de la sublime star de celle-ci (chanteuse vs. écuyère). Malheureusement, le directeur de l’institution se met sur leur chemin (amant vs. mari). Sans parler de la mise au point d’un nouveau spectacle (comédie musicale vs. numéro avec l’éléphant), des amis « nains & loufoques » du héros (Toulouse Lautrec vs. le propriétaire du chien dont j’ai oublié le nom), etc.

Le casting suit le même principe : l’acteur découvert dans une trilogie (Star Wars vs. Twilight) qui monte, qui monte (Ewan Mc Gregor vs. Robert Pattinson), l’actrice sublime ultra-cotée actuellement (Nicole Kidman vs. Reese Witherspoon), et le méchant machiavélique sadique et angoissant (Richard Roxburgh vs. Christoph Waltz).

Et bien évidemment, l’acteur central du film est le même : l’éléphant ! (ceux qui ne voient pas le rapport avec Moulin Rouge feraient bien de le re-regarder !)

Vous l’aurez compris, rien de bien original dans le film. On réutilise simplement une recette qui avait bien marché il y a 10 ans (déjà !) ; le tout reste correct évidemment, mais on perd un peu de la saveur de la découverte.

Rating 3.00 out of 5
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The Green Hornet : Critique

The Green HornetPremière grosse sortie de l’année : l’adaptation de la série Le Frelon Vert au cinéma, dans The Green Hornet.

L’histoire est classique : c’est celle du fils d’un magnat de la presse, qui évidemment n’a pas de mère, et qui se sent (à juste titre) rejeté par son père. Jusqu’au jour où celui-ci décède « accidentellement »… Britt (le garçon, qui n’est plus un enfant) décide alors de devenir un super-héros pour combattre le crime, aidé par son fidèle acolyte Kato, un asiatique doué de ses mains (autant au combat qu’en bricolage).

Derrière la caméra : Michel Gondry, le plus américain des réalisateurs français (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Be Kind Rewind, …). Devant : Seth Rogen en Britt Reid (40 ans toujours puceau, En cloque, mode d’emploi), Jay Chou en Kato, Cameron Diaz en Lenore Case, et Christoph Waltz en Chudnofsky (Inglourious Basterds). Avec de tels ingrédients, inutile de dire qu’il s’agit-là du premier blockbuster de l’année. Mais mérite-t-il ses 120 millions de dollars de budget ?

  • Oui, parce qu’il est l’un des rares films du genre à allier super-action et comédie. On ne peut pas dire que The Dark Knight, Superman Returns ou Spiderman soient des films tordants… The Green Hornet l’est ; ses héros maladroits et un peu simplets sont confrontés à des situations qu’ils ont bien du mal à gérer (surtout Britt, évidemment). Bien sûr, l’humour ne vole pas très haut… Mais on ne sombre pas dans la parodie involontaire.
  • Oui, parce qu’une autre originalité du scénario est de mettre en scène un super-héros « méchant » : pour ne pas se retrouver confronter à des dilemmes du style « je lâche ta copine et un bus d’innocents dans l’Hudson, qui vas-tu sauver ? », Britt et Kato décident de se faire passer pour des méchants. On s’y croirait ! En plus des « bad guys », ils descendent bon nombre de policiers, et sont la cause indirecte de la mort de nombreux civils innocents en sans défense. Un petit parfum de Jack Bauer
  • Oui, parce que les acteurs sont excellents. Bon je vais peut-être un peu loin là… Seth Rogen est « correct », Jay Chou et Cameron Diaz également. Mais Christoph Waltz est… waouh ! Il était déjà le meilleur dans Inglourious Basterds (excusez du peu), il le reste dans The Green Hornet. Il garde le rôle de « grand méchant », mais passe du nazi froid et pervers au baron de la pègre dépassé et presque attendrissant. Il marche dans les pas de Mark Strong (le super méchant de 2010, dans Sherlock Holmes, Kick-ass et Robin des Bois), en encore meilleur !
  • Non, parce que l’originalité ne fait pas tout ! Le scénario reste trop bateau, le spectateur n’est pas transporté dans l’univers du film. Les plans inspirés de BD (lorsque Kato combat) sont plutôt réussis, mais auraient pu être plus accentués encore, afin d’imprimer leur marque sur le film. Et que dire de la 3D… Bon sang, on se doute que c’est long à rentabiliser, le matériel pour tourner en 3D. Mais par pitié, qu’on arrête de nous imposer ces lunettes qui ne servent à rien ! The Green Hornet, exemple typique du film qui fait dépenser un à deux euros de plus pour rien. La 3D était une technologie ringarde il y a 10 ans… Il faut arrêter de croire que ce n’est plus le cas aujourd’hui !

Mon conseil : allez le voir pour passer un bon moment, mais essayez de trouver une salle qui le projette en 2D !

Rating 3.50 out of 5
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