Clovis Cornillac Archive

Radiostars : Critique

RadiostarsAprès Good Morning Vietnam, puis Good Morning England, c’est au tour de Romain Lévy de sortir son « Good Morning France » : Radiostars, avec Manu Payet et Clovis Cornillac. Dans les salles le 11 avril.

Blast.Fm est la première radio de France, grâce à son « morning » incontournable : le Breakfast-club. A tel point que ses animateurs, Arnold, Alex et Cyril, peuvent tout se permettre à l’antenne. Jusqu’au jour où, évidemment, ils perdent leur place de leader. Ils sont alors envoyés en tournée dans toute la France, accompagnés par Ben, un comique qui ne parvient pas à percer, et qui est embauché comme nouvel auteur de l’émission.

« Vous savez que vous allez voir une comédie française, donc vous vous attendez à voir une grosse daube ! », déclare le réalisateur du film, Romain Lévy, avant la séance. Pour être plus exact, nous savons tous que les comédies françaises sont quitte ou double : soit elles sont effectivement drôles, et on passe un très bon moment (Le dîner de cons, Bienvenue chez les Ch’tis, Intouchables…), soit au contraire on ne sourit pas (si ce n’est jaune) pendant 90 minutes (et là, les exemples sont trop nombreux pour que je puisse les citer). Que vaut alors Radiostars ?

Sans être au niveau des trois films que j’ai cités, Radiostars tire son épingle du jeu. Le scénario est amusant, bien que peu crédible. Les ficelles liant le film de bande et le road movie à l’univers de la radio sont un peu trop grosses. Las ! On se laisse volontiers entraîner sur les routes de France, pour une raison toute simple : les acteurs. Hormis Douglas Attal (qui interprète Ben, censé être le personnage principal du film), le casting est excellent. Le duo Manu Payet / Clovis Cornillac fonctionne à merveille. Le premier réussi à éviter d’en faire trop, ce qui a pu être son défaut dans ses précédents films, et interprète un Alex très touchant. Le second endosse le rôle de vieux baroudeur qui lui va comme un gant. Il l’interprète avec classe, ce qui n’est pas forcément évident pour un personnage qui est censé être relativement passé de mode. Les deux révélations du film sont Benjamin Lavern et Pascal Demolon, qui dans la peau de deux personnages complètement barré mais irrésistibles.

Qui dit film sur la radio dit Bande Originale recherchée. J’ai été assez déçu par celle de Radiostars… Certes, elle n’est pas vraiment mauvaise, mais comparée à celle de Good Morning England ou même plus récemment Drive et Café de Flore, elle n’a rien d’exceptionnel.

Quoiqu’il en soit, Radiostars dégage une atmosphère très conviviale, et une énergie communicative, conformes à l’esprit « bande de potes » qui semble animer l’équipe du film. Ce que nous confirment les acteurs, qui sont venus débattre avec le club 300 d’Allociné après la séance. On en retiendra que le film n’est pas censé être un biopic de Manu Payet (ce dont on doute néanmoins !), que Romain Lévy n’avait pas vu Good Morning England avant de réaliser le film (ce qui est étonnant, vu à quel point les personnages de Clovis Cornillac et surtout Pascal Demolon ressemblent à ceux de son prédécesseur), et que Romain Lévy n’aime pas Franck Dubosc.

Il paraît que le budget pub du film est très limité (il paraît), donc je vous le dis sans détour : Radiostars est un film qui vaut les 10€ de la place de cinéma !

Note du film :  ★★★★☆ 

Rating 3.00 out of 5
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Une folle envie : Critique

Une Folle EnvieVoici un film qui est d’actualité ! Alors qu’un enfant va pointer le bout de son nez à l’Élysée, Bernard Jeanjean sort Une folle envie, avec Clovis Cornillac et Olivia Bonamy.

Yann et Rose forment un couple soudé et « normal » ; ils décident donc tout naturellement d’avoir un enfant ensemble. Plus facile à dire qu’à faire, et cette envie de (p)maternité va vite se transformer en marathon épuisant.

Une fois n’est pas coutume, l’équipe du film « principale » était au complet à l’avant-première UGC : étaient présents Bernard Jeanjean (réalisateur), Martine Fontaine (scénariste), et les deux acteurs principaux Clovis Cornillac et Olivia Bonamy. Après avoir fait chanter « joyeux anniversaire Martine » à toute la salle, les invités ont raconté dans quel contexte ils avaient tourné le film. Celui-ci est issu de la « vie réelle » de Bernard Jeanjean et Martine Fontaine, en couple à la ville, qui ont eu beaucoup de difficultés à avoir un enfant.

Bernard Jeanjean, Olivia Bonamy et Clovis Cornillac entonnant "Joyeux anniversaire" pour Martine FontaineLe résultat est sympathique sans être transcendant. Ce qui m’a le plus frappé, c’est le côté « comme tout le monde » des personnages principaux. Si je ne connaissais pas Clovis Cornillac, je dirais même qu’il joue relativement mal ; en fait, c’est simplement son personnage qui est maladroit comme chacun d’entre nous. Cette impression vient sans doute du fait que l’histoire est authentique, et racontée par ses protagonistes. Il est impossible de ne pas se reconnaître dans plusieurs aspects des personnages. Seul bémol scénaristique : la fin du film est trop prévisible.

Les acteurs font beaucoup à la proximité des personnages. Clovis Cornillac principalement, comme je le disais, Olivia Bonamy un peu moins, mais leurs familles pourraient très bien être la nôtre ; d’ailleurs les deux anciens Robins des Bois Pierre-François Martin-Laval et Elise Larnicol font presque partie de la mienne depuis leur passage sur Comédie!.

Une folle envie est donc un film simple, grâce auquel on rit parfois de bon coeur, on est parfois ému, et parfois gênés par les rebondissements… Un film français en somme, mais de bonne facture !

Rating 3.00 out of 5
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