Les occasions sont rares de voir Gary Oldman occuper un premier rôle. Harry Potter (Sirius Black), Batman Begins et suites (James Gordon), ou encore Le Cinquième Élément (Zorg), autant de rôles marquants mais secondaires. C’est chose faite avec La Taupe, de Tomas Alfredson, qui sortira le 8 février en France.
Gary Oldman y incarne George Smiley, espion du MI6 et bras droit de son directeur, mis en retraite forcée lors du « remerciement » de celui-ci. Il n’y restera toutefois pas longtemps ; il se voit assigner la tâche officieuse de démasquer une taupe soviétique au sein du service.
Dès les premières images, cette adaptation du roman de John Le Carré affiche sa volonté de se démarquer des films d’espionnages traditionnels. Il n’y aura que très peu d’action, et encore moins de héros invincibles qui se sortent de toutes les situations possibles et imaginables. La Taupe est avant tout un film psychologique, sans doute beaucoup plus proche de la réalité qu’un James Bond ou Mission Impossible.
Dès lors, une question se pose : comment peut-on rendre ce genre de films captivants ? Hélas, Tomas Alfredson ne possède pas la réponse. Le film est ennuyeux à mourir. Plus que le manque d’action, c’est le manque de dialogues qui plombe le résultat. A aucun moment on n’entre véritablement dans l’histoire, et on passe cent vingt-sept minutes à regarder sa montre. Deux heures sept minutes interminables ; même bien traité, le sujet mériterait trente minutes de moins.
Comme si cela ne suffisait pas, Tomas Alfredson joue aussi à un jeu très risqué, l’utilisation massive des flashbacks et ellipses. A ce jeu-là, c’est quitte ou double : soit on obtient un petit joyau (cf. L’Affaire Rachel Singer), soit on perd complètement le spectateur. C’est malheureusement le cas dans La Taupe. En témoignent les commentaires des spectateurs à la sortie de la salle…
Et Gary Oldman, dans tout ça ? Sa prestation est très bonne, mais son rôle ne semble pas particulièrement compliqué à jouer. Pas suffisamment en tout cas pour mériter sa nomination aux Oscars ; cela étant, il ne devrait pas faire trop d’ombre à Jean Dujardin, c’est déjà ça de pris ! On est à cent lieues du personnage inoubliable qu’il jouait dans le Cinquième Élément…
Le casting laisse un goût amer de gâchis : il aurait mérité un film bien meilleur. Jugez plutôt : aux côtés de l’acteur principal, rien de moins que Colin Firth (Le discours d’un roi), Tom Hardy (Inception), Mark Strong (Sherlock Holmes), Benedict Cumberbatch (Sherlock), Ciaran Hinds (L’Affaire Rachel Singer), Stephen Graham (Snatch)… Beaucoup de talents pour un résultat bien décevant.
Note du film : 









Comment savoir : Critique
L’avantage des comédies romantiques, c’est qu’il est impossible de spoiler le visiteur, puisque décrire l’histoire initiale permet de connaître tout le déroulement du film. Dans Comment savoir, Lisa Jorgenson (Reese Witherspoon), une joueuse de baseball internationale, se retrouve du jour au lendemain mise à la retraite « forcée ». Elle lutte contre son malheur en s’oubliant dans les bras draps d’un baseballeur international écervelé (Owen Wilson). En parallèle, George Madison (Paul Rudd) est impliqué à son insu dans une sombre histoire de fraude financière. Il croise Lisa par hasard, et… Je ne vais pas vous gâcher la fin (oui ça se termine comme vous pensez que ça se termine) !
Pas besoin de tourner en rond pendant plusieurs paragraphes : le film est (relativement) nul. Le scénario est mauvais, l’histoire ne s’enchaîne pas du tout logiquement, on a du mal à y croire. Les personnages sont grotesques, les situations improbables, et les scènes rivalisent de gros-sabots-itude. On s’ennuie clairement pendant la première partie du film, un peu moins par la suite mais c’est très insuffisant !
Pas grand-chose à garder donc. Ou alors, il faut avoir un vrai cœur d’artichaut, et comme évidemment je fais partie de cette catégorie, je garde finalement un bon souvenir du film. Du point de vue des émotions qu’il nous fait ressentir évidemment, tout le reste étant à mettre à la poubelle (à part Reese évidemment !).