Franck Dubosc Archive

Bienvenue à bord : Critique

Bienvenue à bordOui, la France connaît aussi l’humour gras, pesant et pénible. Et souvent, au cinéma, cela se matérialise par une mention en gros sur l’affiche du film : « Franck Dubosc« . C’est donc à reculons que je suis allé voir Bienvenue à bord, uniquement parce que je n’avais rien de mieux à faire et envie d’avoir une siège confortable pour m’abriter de la pluie !

Dois-je raconter l’histoire ? Après tout, le scénario n’est en général qu’un prétexte à enchaîner les gags de Dubosc, qu’on avait vu pour la première fois dans ses spectacles il y a plus de 10 ans et qu’il nous ressert régulièrement depuis. Bon allez, rapidement alors ! Rémy Pasquier est engagé comme animateur sur un bateau de croisière. Il ne connaît ni les langues étrangères, ni les croisières, et encore moins l’animation. Mais la DRH souhaite se venger de son ex-patron et ex-amant…

Halte au feu ! Bienvenue à bord est mieux que prévu. Tout d’abord parce que le scénario n’est pas, pour une fois, minable. L’effet « Franck Dubosc » est (relativement) modéré par les autres personnages, et notamment celui d’Isabelle, qui est le personnage secondaire principal. On arrive même presque à croire à l’histoire d’amour qui se noue petit à petit entre Rémy et [spoil !]. Mais en parallèle, pas une seule seconde on ne croit à celle de [spoil] et [spoil], l’honneur est sauf !

La meilleure surprise est surtout le type d’humour du film. Tout en restant dans les grands classiques du genre, Bienvenue à bord évite les scènes où le personnage principal se met dans des situations ridicules, qui font sourire au début mais installent surtout une énorme gêne chez les spectateurs, qui prient pour que le supplice s’arrête. Résultat, on rit, détendus, tout au long du film. Enfin, si on arrive à déconnecter son cerveau bien sûr !

Hormis Dubosc (oui j’ai décidé qu’il prendrait cher aujourd’hui !), le casting est assez bon, avec Gérard Darmon (La cité de la peur, Le coeur des hommes…) dans un rôle qui lui convient bien de vieux grincheux séducteur, Valérie Lemercier (Palace, Les visiteurs…) fidèle à elle-même, et Lionnel Astier (Kaamelott) qui joue le rôle d’un patron fourbe, pas-si-mauvais-dans-le-fond-quoi-que, esclave de sa femme (vous avez dit Léodagan ?). Seul regret, Luisa Ranieri dans le rôle de Margarita n’est vraiment pas convaincante. Monica Bellucci devait être hors budget… A noter l’apparition d’une guest star venue d’un autre âge : « Henri-co » Macias !

En conclusion, du moins bon, mais aussi du bon dans Bienvenue à bord. De là à payer 10€ pour aller le voir, certainement pas, mais pour un dimanche soir d’hiver, en essayant d’oublier que le lendemain, on bosse, pourquoi pas…

Rating 3.00 out of 5
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Megamind : Critique

MegamindL’heure est indéniablement aux « Bonne année ! », « Meilleurs voeux ! », « Du bonheur ! », etc., aussi je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2011 ! Pour la première critique de l’année, j’ai choisi un film sorti le 15 décembre dernier : le dernier Dreamworks Animation, Megamind.

Il s’agit d’un film d’animation contant l’histoire de deux extraterrestres qui sont envoyés sur la Terre alors qu’ils sont encore bébé, afin d’échapper à la destruction de leur monde (ça vous rappelle des souvenirs ?). L’un est beau gosse, un peu niais et… adulé évidemment (le super-gentil), l’autre est bleu, a un crâne disproportionné et détesté. Sa seule façon d’exister va être de devenir super-vilain. Et de combattre sans relâche Metroman (le super-gentil), en vain… jusqu’au jour où, contrairement à toute attente, il parvient à s’en débarrasser. Mais comment s’occuper quand on est super-vilain et qu’on a perdu son plus grand rival ?

Même s’il ne rivalise pas avec un Shrek, Megamind est pour moi un très bon film d’animation, pour petits et grands. Plus pour petits que pour grands peut-être, mais j’ai pour ma part beaucoup aimé. Le film est original, puisque pour une fois le méchant gagne, mais il garde néanmoins les ingrédients de base d’une « comédie animée » : des blagues, des références, et une pincée de romance – on aime ou on n’aime pas.

D’un point de vue plus « adulte », le thème abordé est intéressant. Que serait Superman sans Lex Luthor ? Et vice-versa ? Et dans la « vie réelle », Nadal ne serait sans doute pas Nadal sans Federer, ni l’inverse, comme le fait judicieusement remarquer cet article d’un blog du Monde.fr. Les films traditionnels s’arrêtent à l’étape d’avant : le gentil bat le méchant, fait tomber la blonde dans ses bras, et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », The End. Mais que se passe-t-il ensuite ? Megamind y répond avec humour.

J’ai vu le film en VF 3D, donc je ne peux pas commenter la prestation de Brad Pitt (excusez du peu) et Will Ferrell, mais les Kad Merad et Franck Dubosc s’en sortent avec les honneurs (enfin au moins le premier – le personnage Metroman semble avoir été inventé pour Dubosc, donc il n’a pas eu énormément d’efforts à fournir !). La 3D n’apporte une nouvelle fois pas grand chose, mais n’est pas désagréable non plus (comme pour tous les films d’animation). La BO quant à elle est excellente, avec une grosse dominante rock : AC/DC, James Brown, The Rolling Stones, The Clash, Elvis Presley, The Beach Boys… Juste ce qu’il faut pour donner un vrai rythme à l’histoire !

Megamind ne va sans doute plus passer très longtemps au cinéma… Courez donc le voir ! Une bonne manière de commencer 2011 en douceur, avec le sourire.

Rating 3.00 out of 5
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