Gary Oldman Archive

Des hommes sans loi : Critique

Affiche Des Hommes Sans LoiLawless, de son titre original, ou Des hommes sans loi, en France, sort mercredi 12 dans les salles. Un film de gangster avec un si joli casting, cela donne envie, évidemment !

Des hommes sans loi, comme tout bon film de gangster, se déroule en pleine prohibition aux USA, époque à laquelle fleurissent les distilleurs illégaux. Dans le comté de Franklin, c’est en particulier la spécialité des frères Bondurant, qui mènent leur petit trafic plutôt tranquillement. Jusqu’au jour où un nouveau procureur corrompu vient perturber leurs habitudes…

Point trop de surprises avec Des hommes sans loi. Un film de gangster est pas essence violent et froid, deux ingrédients que l’on retrouve sans problème ici. Même si l’humour vient compléter le tableau, un humour léger, ponctuel, bref, très bien senti ; nous ne sommes pas dans une comédie ! Cet humour, justement, est peut-être salvateur : la violence du film est parfois insoutenable, et le spectateur est soulagé de pouvoir sourire, voire rire, par intermittence.

Car, oui, il s’agit bien là de la caractéristique principale du film : la violence est filmée de manière très crue. Pas question, comme c’est le cas bien souvent, de voir les gentils tirer échanger quelques sympathiques balles avec leurs ennemis, balles qui ne les atteignent (presque) pas. Non, ici, pas question d’atténuer la violence de … la violence. Une scène, notamment, est difficilement soutenable ; certains spectateurs en profitent d’ailleurs pour quitter la salle.

Hormis la violence, ce film bénéficie donc également d’un casting fort sympathique. Hormis Shia LaBeouf, qui joue (moyennement bien) le même rôle que dans ses dix films précédents, les quatre acteurs principaux sont en effet excellents. A commencer, bien sûr, par Tom Hardy et sa prestation hors norme, dans le rôle d’un rustre au coeur tendre. Il est bien loin ici de son rôle dans le dernier Batman (The Dark Knight Rises) ou dans Inception, mais son jeu est toujours aussi délectable. Il est épaulé par Jessica Chastain, qui était déjà formidable dans L’Affaire Rachel Singer, et Guy Pearce (Memento), qui campe l’un des meilleurs « grands méchants » de l’année, sous ses faux airs de Brad Pitt. Et en guest star, les apparitions de Gary Oldman (The Dark Knight, Le 5ème élément…) sont précieuses, d’une très grande classe.

En conclusion, Des hommes sans loi est un petit bijou du genre, même s’il n’est pas recommandé pour quiconque ne supporte pas la vue du sang ou de la violence…

Note du film :

Note du film :  ★★★★☆ 

Rating 3.00 out of 5
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The Dark Knight Rises : Critique

The Dark Knight RisesC’est peu dire qu’il s’agit du film le plus attendu de l’été. De l’année, en fait. Le Batman de Nolan est donc de retour, pour un troisième et ultime épisode. Après l’inoubliable The Dark Knight, l’homme chauve-souris sera-t-il à la hauteur ?

Gotham City, 8 ans après les faits du précédent opus. Alors que la criminalité est en chute libre depuis la mort de Harvey Dent, une nouvelle ombre menace la ville. Celle de Bane, un mercenaire violent et masqué, qui menace de replonger la mégapole dans le chaos dont elle vient de s’extirper. Il est temps pour Bruce Wayne de remettre ses bottes et sa cape…

Avec The Dark Knight Rises, la question était simple : « s’élèvera »-t-il aussi haut que son illustre prédécesseur ? Christopher Nolan, l’homme à la caméra d’or, nous a habitués aux chefs d’oeuvre. Memento, Le Prestige, Batman Begins, The Dark Knight, Inception… What else ? L’attente était donc énorme, avec ce dernier film de la trilogie. Avec une quasi-certitude : il semblait difficile de faire mieux. Et effectivement, The Dark Knight Rises est un peu en dedans.

Un peu seulement, car la patte Nolan est bien là. Le personnage est toujours aussi noir (au sens propre comme figuré), la violence toujours omniprésente… Sans oublier les scènes à couper le souffle : que ce soit la scène d’exposition avec une cascade aérienne que James Bond n’a jamais osée, l’effondrement du stade, etc. Le spectacle est largement assuré.

Les acteurs, quant à eux, sont toujours aussi bons, et sont, pour la plupart, les mêmes que dans les premiers épisodes (Christian Bale, Gary Oldman, Michael Caine, Morgan Freeman…), ou que dans Inception (Tom Hardy, Joseph Gordon-Levitt), ou encore que dans les deux (Cillian Murphy). Cela change en fait uniquement au niveau féminin (et pour cause !), puisque The Dark Knight Rises met en scène Marion Cotillard et Anne Hataway. La plus-si-petite frenchie est donc devenue l’égérie du réalisateur, et joue parfaitement son rôle (sauf lors de la dernière scène, petit raté qui fait rire – jaune – le public). Mais la vraie surprise vient d’Anne Hataway, qui n’est pas la meilleure actrice d’Hollywood, mais qui joue une Catwoman plus vraie que nature, bimbo facilement lisible… quoi que !

Vous l’aurez compris, face à ces deux femmes, Bruce Wayne n’a pas le choix… Et il va y avoir du sexe dans The Dark Knight Rises ! Scène qui, d’ailleurs, tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais symbolise (un peu grossièrement) le retour de l’homme à son activité la plus virile, je veux bien évidemment parler de la conduite à moto habillé en costume noir à oreilles de chauve-souris.

Malheureusement, tout cela ne suffit pas à atteindre le niveau de The Dark Knight. Pour deux raisons essentiellement. La première est, évidemment, l’absence du regretté Heath Ledger (le joker). Ou d’un acteur capable de lui arriver à la cheville. Ce n’est pas peu dire qu’il faisait tout l’intérêt du précédent opus ; il incarnait à merveille la violence à l’état pur, violence sournoise, insidieuse… Ici, avec Bane, rien de tout cela. On a plutôt l’impression de voir l’un des héros d’Expendables : un tas de muscle, et pas grand-chose d’autre. Ah, si, une voix qui, en V.O., rend exceptionnellement bien.

Le deuxième point mitigé est le nombre de clichés distillés tout au long du film. Du rapport de Bruce aux femmes à la vision des gentils policiers qui vont sauver le monde, en passant par la vision d’un super-méchant qui s’en prend à la Bourse avec cet échange ridicule avec un broker : « Il n’y a pas d’argent à voler ici » « Et vous faites quoi ici alors ? », ou même la fin du film (pas de spoil !)… C’est dommage et cela empêche le film de passer à la vitesse supérieure.

Mais loin de moi toute ingratitude. The Dark Knight Rises est encore un très bon film, et il faut évidemment courir le voir au cinéma. Et enchaîner avec un Art & Essai pour se donner bonne conscience !

Note du film :  ★★★★¼ 

Rating 3.00 out of 5
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Kung Fu Panda 2 : Critique

Kung Fu Panda 2Le plus Kung Fu des pandas est de retour, et cette fois il doit sauver le monde face à un méchant empereur paon. Accompagné par ses cinq fidèles amis, il va devoir trouver « la paix intérieure » en remontant le cours de ses souvenirs…

Comme je suis en retard sur les critiques des films que j’ai vus, je vais une nouvelle fois faire court : Kung Fu Panda 2, c’est rigolo et pas méchant. Voilà tout ce qu’on peut dire ! Très bien pour les enfants, bien pour les adultes, le film est rafraîchissant.

Petit détour par le casting néanmoins, qui est tout simplement démentiel ! Jack Black (Be Kind, Rewind) dans le rôle principal,  ça envoie déjà du lourd. Mais c’est la liste interminable des seconds rôles qui impressionne : Angelina Jolie dans la peau de la tigresse (Grrrr !) accompagne Dustin Hoffman, Jackie Chan, Lucy Liu (Kill Bill), Seth Rogen (The Green Hornet), Gary Oldman (Le 5ème élément – Harry Potter), et… Jean-Claude Vandamme !

Rating 3.00 out of 5
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Le Chaperon Rouge : Critique

Le Chaperon Rouge« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… » Non je ne vais pas parler d’un film d’horreur français à tendance parodique (ce qui n’était malheureusement pas le but), mais bien du nouveau Catherine Hardwicke (Twilight I, sic), Le Chaperon Rouge.

Vous croyez connaître l’histoire ? Vous vous trompez ! Il n’est pas question ici de petit pot de beurre, et le conte de Charles Perrault ft. les frères Grimm a été librement adapté par la réalisatrice. Valerie est une jeune fille habitant dans un village au beau-milieu d’une forêt. Comme les autres, elle vit dans la peur d’un loup-garou, qui sévit à chaque pleine-lune. Lorsque les villageois apprennent que le loup-garou est l’un des leurs, la suspicion s’installe. Serait-ce Peter, le grand amour de Valerie ? Henry, l’homme qu’elle doit épouser ? Sa mère-grand ? Qui d’autre ?

Je m’y attendais un peu, mais Le Chaperon Rouge est très réussi. Les mauvaises langues comparaient le film à Twilight ; s’il y a bien une histoire d’amour et une histoire de loup-garou, la ressemblance s’arrête-là. Le film est très sombre, et je l’ai trouvé très beau (au sens « esthétique », pas forcément « émouvant »). La mise-en-scène est très bien réalisée, entre les images de paysages majestueux et magnifiques, et à l’opposé l’univers clos et quasi-étouffant du village. On finit par chercher avec Valerie, dans les yeux des personnages, en espérant y déceler une ressemblance avec ceux du loup.

Les acteurs principaux sont également très bons. Enfin je vais peut-être un peu loin… Les deux garçons fans de Valerie font un peu, pour le coup, Twilight. Mais Amanda Seyfried… J’avais en tête ses apparitions dans Veronica Mars (R.I.P. :’( ), ou plus récemment dans Mamma Mia, que je trouvais relativement transparentes. Ici, rien à voir ! Elle rayonne littéralement dans le film, et apporte autant au côté esthétique (bah oui quand même !) qu’au côté sombre. Combien de potiches a-t-on vu passer dans ce genre de thrillers ? Choisies uniquement pour leurs formes, et leur manière de dire « oh my goood » (« mais comment elle connaît mon nom ? ») en essayant désespérément de pleurer – en vain (dédicace @Megan)… Ici Amanda Seyfried fait infiniment mieux. Comme quoi, on peut être jolie et bien savoir jouer. Elle éclipse sans mal la plupart des autres acteurs, sauf Gary Oldman, qui une nouvelle fois arrive à jouer un rôle qui aurait pu être vu et revu de manière originale, avec sa touche personnelle.

Avec Le Chaperon Rouge, on ne passe pas loin d’un vrai grand classique. La seule chose que je regrette est la B.O., qui aurait dû le rendre mythique. Sans être mauvaise, je l’ai trouvée sans relief, ce qui fait un peu tâche avec le reste. Avec des morceaux comme ceux de Sucker Punch, je n’ose imaginer ce que ça aurait donné !

Bon alors, ce loup-garou, c’est qui ? Vous aviez deviné vous ? Ben moi je me suis trompé :)

Rating 4.00 out of 5
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