Helen Mirren Archive

L’Affaire Rachel Singer : Critique

L'Affaire Rachel SingerLes très bons films étaient rares en juin. Parmi eux, une exception notable : L’Affaire Rachel Singer, remake du film israélien The Debt.

Le film retrace l’histoire de trois agents du Mossad dont la mission est de capturer le « chirurgien de Birkenau », un nazi sadique, à Berlin Est, et de le ramener en Israël afin qu’il soit jugé. Trente ans après, Rachel Singer, l’une des trois agents, se remémore l’affaire, et surtout ses zones d’ombres.

A l’origine, rien ne me poussait à aller voir ce film. Je n’avais pas vu le premier film, et ne suis pas fan du cinéma israélien. Je ne suis pas non plus grand amateur des films sur les nazis, la seconde guerre mondiale, etc. Mais il faut bien avouer que L’Affaire Rachel Singer a été une excellente surprise !

Le scénario est très bien ficelé, on accroche d’entrée, et il nous tient en haleine jusqu’aux dernières minutes. Les allers-retours entre 1966 et 1997 ne sont pas du tout déroutants, et suffisamment bien faits pour que l’on reste « dans » l’action tout au long du film.

Les acteurs sont très bons aussi. A commencer par Jessica Chastain (Rachel Singer de 1966), très attachante, et l’incontournable Helen Mirren (Rachel Singer de 1997). Sam Worthington, l’homme qui n’a pas profité du triomphe d’Avatar (à comparer avec Leonardo diCaprio avec Titanic), tire relativement bien son épingle du jeu (même s’il est quasi mono-expression, ceci expliquant sans doute cela). Marton Csokas (le méchant de xXx) a une nouvelle fois le rôle de gros dur un peu salaud, ce qui lui convient à merveille (même si j’aurais préféré Clive Owen à la place).

L’Affaire Rachel Singer reste une de mes meilleures surprises cinématographique depuis La vie des autres, et ce n’est pas peu dire !

Rating 3.00 out of 5
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RED (Retraité Extrêmement Dangeureux) : Critique

RED : Retraité Extrêmement DangereuxJe continue avec les critiques qui viennent un peu tard, mais bon il faut bien que je rattrape mon retard cinématographique ! Voici donc ce que j’ai pensé du nouveau film de Bruce Willis : RED.

Côté scénario : Frank Moses (Bruce Willis) est un (super) agent de la CIA à la retraite, dont le seul passe-temps est de draguer une standardiste de la caisse des retraites par téléphone. Jusqu’au jour où une équipe de la CIA également débarque pour le tuer. Il regroupe alors ses anciens coéquipiers pour comprendre pourquoi (et, en passant, pour les arrêter).

En un mot : excellent ! A tous les niveaux, j’ai trouvé R.E.D. ex-cell-ent.

En premier lieu, évidemment, les acteurs sont géniaux. Bruce Willis évidemment, même s’il commence à accumuler ces rôles de héros sur le retour, d’homme d’action d’âge « avancé », reste brillant lorsqu’il manie l’humour musclé. Et pourtant, ce n’est pas lui le plus exceptionnel… C’est bien John Malkovich, qui est décidément l’un de mes acteurs préférés. Il est impayable en paranoïaque génial et violent, naïf et « lobotomisé ». Alternant la classe absolue (la scène du duel parmi les containers) et le ridicule touchant (« Plastic man »). Sachant que pour accompagner ce duo hors-pair, on retrouve Morgan Freeman, Helen Mirren et Mary-Louise Parker, voilà une affiche qui fait envie ! Au passage, je note la très bonne prestation de cette dernière, que je ne connaissais pas (et non, je ne regarde pas Weeds…).

Ce qui fait la force du film selon moi, outre son casting, c’est principalement l’utilisation de l’humour et du comique de situation. Certes, on a l’habitude que les héros de film d’action sorte des répliques amusantes, ironiques ou sarcastiques. Mais l’humour est porté ici à un tout autre niveau. Si le niveau du Cinquième Elément n’est pas atteint, j’ai passé la moitié du film à rire aux éclats. RED ne franchit jamais la limite entre l’amusant et le ridicule, et on rit de bon cœur.

Le scénario est sympa aussi, original (tout en restant dans le cadre du film d’action/espionnage, donc au périmètre limité), en cela qu’il va plus loin que les films habituels. Impossible d’expliquer pourquoi sans spoiler, donc je m’arrête là. Même l’histoire entre Francis le romantique et Sarah la standardiste n’est pas mièvre, contrairement aux classiques du genre. Et le fait qu’ils flirtent ensemble au début du film fait passer la pilule plus facilement : qui peut croire que des personnes qui ne se connaissent pas du tout filent le parfait amour après 48h d’actions et de vie dangereuse ?

Courez donc voir ce film, il ne sera plus à l’affiche très longtemps, mais il mérite largement le détour ! A privilégier en lieu et place de l’inévitable HPWD que tout le monde va faire ! (Harry Potter + Walt Disney - Raiponce -, me dites pas que vous n’aviez pas suivi !)

Rating 3.50 out of 5
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