Johnny Depp Archive

Rhum Express : Critique

Rhum ExpressVoilà un film qui fleure bon le Las Vegas Parano… Adapté d’un livre du même auteur (Hunter S. Thompson), avec le même acteur principal (Johnny Depp) et les mêmes acteurs secondaires (MM. Alcools & drogues), Rhum Express s’inscrit dans sa lignée. Je n’irais pas jusqu’à dire « directe », mais pas loin.

Pas loin, parce qu’il y a une véritable histoire derrière. Celle de Paul Kemp, écrivain (raté, ou incompris ?) qui débarque à Porto Rico en postulant pour un poste de journaliste dans la feuille de chou locale. Il va y découvrir un univers noyé sous le rhum, où les hommes d’affaires véreux font la loi. Et, au passage, la femme d’une de ces crapules, dont il va tomber amoureux.

Je n’avais pas aimé Las Vegas Parano. Pas plus que 99F d’ailleurs ; j’ai du mal avec les délires cinémato-psychotropes. Mais comme je le disais ici, on ajoute à cela un véritable scénario, certes toujours entrecoupé de scènes absurdes et de situations complètement barrées, mais qui permettent de – vraiment – suivre le film. Sans en faire un film excellent toutefois.

Niveau acteurs, on retrouve donc un Johnny Depp très loin de Jack Sparrow (et donc supportable !), aux côtés d’Amber Heard (La Famille Jones) qui fait uniquement la bimbo (aucun intérêt si ce n’est celui des yeux), d’Aaron Eckhart a.k.a. Double-Face bon sans plus, et Giovanni Ribsi (Avatar, Friends…) en nazi alcoolo qui relève un peu le niveau. Du solide, mais pas transcendant.

Ce sera d’ailleurs mon appréciation finale. Rhum Express, un film qui se regarde. Rien de moins, mais pas grand chose de plus.

Note du film :  ★★½☆☆ 

Rating 3.00 out of 5
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Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence : Critique

Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de JouvenceJe l’annonçai le 24 juillet dernier : Disney a remis le couvert avec Jack Sparrow, mais sans Gore Verbinski (réalisateur des trois premiers opus, remplacé par Rob Marshall), pour un quatrième Pirates des Caraïbes. A noter que le titre officiel ne fait pas mention du 4 ; je ne l’ai mis dans le titre de l’article qu’à des fins (vils) de référencement…

Jack Sparrow, le pirate le plus sexy de sa génération, est donc de retour, mais sans ses deux faire-valoir acolytes William et Elizabeth. Sa nouvelle quête, comme l’indique le titre français du film, est la fontaine de jouvence. Il croise sur son chemin une ancienne maîtresse (Penelope Cruz), Barbe-Noire (Ian McShane), et bien sûr l’incontournable Barbossa (Geoffrey Rush).

On connaît tous la règle quasi-immuable des suites de films : plus le temps passe, plus les suites deviennent bidons. Les exemples sont légion, et Pirates des Caraïbes sur ses trois premiers épisodes la vérifie. C’est donc à reculons que je suis allé voir ce quatrième film ; l’intérêt quasi-abyssal du trois présageait le pire.

Et contrairement à toute attente, Pirates des Caraïbes 4 est très bon ! Il faut dire que le casting est largement meilleur que précédemment : exit le beau gosse et néanmoins très mauvais acteur Orlando Bloom, exit la très moyenne – et pas si jolie – Keira Knightley (qui devrait se contenter de films comme Never Let Me Go) ! Débarrassé de ses deux poids, la série n’avait plus qu’à intégrer quelques grosses pointures. C’est chose faite avec Penelope Cruz (même si je ne suis pas fan, il faut reconnaître qu’elle est aux antipodes de K.K. en termes de jeu d’actrice), qui vient contrebalancer le rôle de Johnny Depp. Et ce dernier ne s’en sort que mieux : il était obligé de porter les précédents opus à bouts de bras, ce qui donnait un personnage de mauvaise parodie (dans le 3). Ici il est plus crédible, moins caricatural, et c’est tout le film qui en bénéficie !

Chauvinisme oblige, je vais faire un paragraphe pour une seule actrice : Àstrid Bergès-Frisbey. Enfin je dis chauvinisme, je ne me souvenais même plus qu’elle était française, et d’ailleurs elle ne l’est qu’au quart, donc pas de cocorico ici ! Mais il faut bien avouer qu’elle illumine l’écran dans son rôle de sirène peut-être différente / peut-être pas. Si son rôle n’est pas propice à une performance extrêmement remarquable, et que Penelope Cruz reste donc la meilleure actrice du film, Àstrid est assurément la plus jolie !

Hormis le scénario, un peu bateau, les autres éléments du film sont également très bons : les paysages sont magnifiques (et rappellent ceux de Lost), et la B.O. les sublime, donnant à chaque scène un côté grandiose.

J’ai lu quelques mauvaises critiques sur ce film. Ne croyez pas tout ce que vous lisez, et allez sans crainte voir le film pour vous faire votre propre idée !

Rating 1.80 out of 5
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Rango : Critique

RangoUn western en appelle un autre : après True Grit, place à Rango ! Autre style, et surtout autre genre : Rango est un film d’animation, réalisé par Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes).

Rango est un lézard qui s’ennuie dans son vivarium. Pour passer le temps, il invente des pièces de théâtre dont il est le héros. Jusqu’au jour où suite à un accident, il se retrouve seul, dans le désert. Il y fait la rencontre des habitants de la ville Dirt, qui est face à une sécheresse sans précédent. Profitant de l’occasion, Rango s’invente dur à cuire, et se retrouve Shérif. Et il apprendra bientôt qu’incarner l’espoir du peuple, c’est avoir de grandes responsabilités.

Le film se résume en un mot : décalé. Très décalé même. Même s’il s’agit d’un film d’animation, il ne s’agit pas d’un film pour enfant. L’humour est relativement corrosif, les détails pas toujours tendres (tel ce personnage vivant avec une flèche dans l’oeil). Rango s’inscrit clairement dans l’anti-western classique, avec son second degré omniprésent.

Alors on accroche ou on n’accroche pas. Personnellement, j’ai beaucoup aimé les mots d’esprit qui se glissent derrière chaque réplique. L’histoire ne s’embarrasse pas de détails réalistes, et n’hésite pas à partir dans des délires qui restent supportables. Comme je le disais lors d’une critique précédente, je n’aime pas les films totalement délirants (Las Vegas Parano, Shaun of the Dead, etc.). Mais dans Rango, Gore Verbinski a savamment dosé l’aspect délirant, et j’ai passé un très bon moment.

Les voix jouent aussi un grand rôle dans le film. Autant je trouve qu’on en fait toujours trop autour des superstars qui donnent leur voix aux personnages de films d’animation, autant Rango n’aurait pas été le même sans Johnny Depp d’une part (d’ailleurs on retrouve un peu du Capitaine Jack Sparrow chez le lézard), et  Bill Nighy d’autre part. Ils donnent une véritable profondeur aux personnages, et je ne peux que vous encourager à aller le voir en VO !

Rendez-vous le 23 mars dans votre cinéma préféré !

Rating 3.00 out of 5
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The Tourist : Critique

The TouristDimanche 9 janvier, 15h : moment de doute cinématographique. Par quel film commencer 2011 ? Harry Potter ? Mouais, paraît qu’il n’est pas énorme, et ma copine l’a déjà vu. Le Monde de Narnia ? Rebof. Love et autres drogues ? On va peut-être attendre un peu pour les films cucul-la-pral’ ! Raiponce ? J’ai un peu l’impression d’enchaîner les dessins animés… Restent The Tourist et Un balcon sur la mer. Le choix se résume donc à : Johnny Depp ou Jean Dujardin ? Dur de choisir. Mais si on ajoute Angelina Jolie, ça devient plus facile : ce sera donc The Tourist !

L’histoire rappelle celle de Knight and Day : une vague histoire de complot (ici, à dominante financière), avec une personne innoncente qui se retrouve pourchassée par les gros vilains et leurs gros pistolets. Petit changement cette fois-ci, ce n’est plus la femme (Cameron Diaz) qui joue l’innocente, mais l’homme (Johnny Depp). Et Tom Cruise cède son costume d’intrigant à Angelina Jolie. Un couple qui envoie du lourd, dans un décor à sa mesure : Paris puis Venise.

Allez j’arrête de faire semblant d’avoir trouvé le film excellent, car il est loin de l’être ! En voulant se positionner sur plusieurs catégories de films, The Tourist tombe évidemment dans le piège du « bon nulle part, moyen partout ». On nous dit que c’est un thriller. Admettons, mais le suspense n’est pas vraiment au rendez-vous, et de frissons, nous n’en voyons point l’ombre ! Film d’action alors ? Non ok, on dort pendant la moitié du film, et si Johnny Depp court pendant 10 minutes, c’est à peu près tout. Comédie ? Ah là on sent qu’il y a eu des efforts. Et, soyons honnêtes, il m’est arrivé de sourire pendant la séance, après un « Gracias/De nada » prononcé une énième fois par Frank Tupelo (rappel : on est à Venise, pas à Barcelone). Mais aucun éclat de rire hélas, à part évidemment à la fin.

The TouristSpoil ou pas spoil ? J’hésite, parce qu’au moins si je vous spoile vous n’aurez plus aucune raison d’aller voir ce film, et gagnerez donc 2h de votre vie, que vous pourrez dépenser à une activité plus intéressante… Bon ok, je la joue sadique, et je ne spoilerai donc pas. Je résumerai donc la fin en un « hahaha mais n’importe quoi hahaha ils ont fumé ou quoi hahaha c’est pathétique hahaha pire qu’une parodie ». Voilà, tout est dit !

Non en fait, le seul intérêt de ce film, ce sont les images… Il m’a rappelé plein de lieux de mon voyage à Venise, et, tout compte fait, c’est déjà ça !

P.S. : ce film est un remake du film français Anthony Zimmer, avec Sophie Marceau et Yvan Attal. J’aurais pu faire une review croisée des deux films, sauf que… je n’ai pas vu Anthony Zimmer ! That’s it ;)

Rating 3.00 out of 5
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En Bref : Pirates des Caraïbes 4

Jack SparrowFans de Johnny Depp, réjouissez-vous – ou pas, d’ailleurs : la date de sortie de Pirates des Caraïbes 4 est annoncée !

Le quatrième volet des aventures de Jack Sparrow sortira le 25 mai 2011, en 3D (évidemment).

Même si l’on peut avoir des doutes (légitimes) sur la qualité de cette suite de suite de suite, la bonne nouvelle est qu’ils ont enfin choisi une vraie actrice, puisque Penélope Cruz sera de la partie !

Au programme : une histoire de Fontaine de Jouvance (c’est le titre du film !), d’ex et de sirène (incarnée par la Française Astrid Berges-Frisbey).

Pour un avant-goût, retrouvez la vidéo de Johnny/Jack au Comic Con :

Et pour plus d’infos, c’est sur Allociné !

Rating 4.00 out of 5
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