Johnny English Archive

Johnny English reborn : Critique

Johnny English rebornCela faisait huit ans qu’il croupissait dans un coin obscur de notre mémoire… Johnny English, aussi connu sous le nom de « Bean, Mister Bean », est de retour pour une nouvelle mission. La question est : quinze ans après, l’humour atkinsonien est-il périmé ?

Comme son titre l’indique, Johnny English reborn (ou Johnny English le retour) signe le retour du pire espion au service de sa Majesté. Après avoir provoqué un incident international au Mozambique, English est viré du MI7, et se réfugie au Tibet, où il intègre une communauté de moines. Trois ans plus tard, il est rappelé par ses anciens employeurs ; sa mission, et il l’accepte : déjouer l’assassinat du premier ministre chinois.

A vrai dire, je ne me souviens plus du détail du premier opus, uniquement que Natalie Imbruglia y était vraiment très jolie, et que Rowan Atkinson finissait par se prendre le contenu des égouts sur la tête. Un film sans doute peu mémorable, donc !

J’aurais tendance à dire qu’on reste sur le même schéma avec ce second film. A savoir : rien de transcendant, mais des blagues bien senties qui font sourire, voire rire par instants. L’humour de Rowan Atkinson n’a pas pris une ride (quelques cheveux gris néanmoins), et soulage un scénario très bateau. Mention particulière au comique de répétition sur certains sketchs : certes, ils sont prévisibles, mais le fait même de s’y attendre les rend encore plus drôle.

Le casting est intéressant, puisque l’on retrouve aux côtés du héros Rosamund Pike (Die Another Day), et évidemment Gillian Anderson (X-Files), qui rame toujours pour donner un véritable second souffle à sa carrière (contrairement à son partenaire de l’époque, David Duchovny).

A noter tout de même une évolution dans le personnage d’English : je l’ai trouvé cette fois-ci beaucoup plus intelligent ! Il sort parfois de la parodie pour prendre des accents de vrai héros, ce qui n’est pas forcément désagréable, mais surprenant… Rowan Atkinson serait-il en train de s’assagir ?

Rating 3.00 out of 5
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Knight and Day : Critique

Night and DayNous autres français devons être trop bêtes, ou trop incultes, pour avoir le droit de profiter des jeux de mots des titres originaux… Résultat, on se retrouve avec un « Night and Day« , qui n’a pas grand-chose à voir avec le film, à la place d’un Knight and Day bien plus évocateur !

Quoiqu’il en soit, Knight and Day (ou Night and Day) raconte l’histoire d’un super espion du FBI (Roy Miller, aka Tom Cruise) essayant de protéger (ou revendre ?) la plus importante découverte scientifique de l’histoire récente de l’humanité : une source d’énergie perpétuelle. Et l’histoire d’une « nobody » (fille quelconque), qui se retrouve par hasard sur son chemin (June, aka Cameron Diaz - oui ils font dans la « nobody » de luxe !).

Selon ses affinités personnelles, chacun trouvera le casting « de rêve » ou rebutant… Personnellement, j’apprécie Cameron Diaz (oui j’ai aimé Mary à tout prix !!!), et le show de Tom Cruise dans Tropic Thunder me ferait presque oublier ses frasques dans la vraie vie. Mais c’est vrai que voir les deux tourner ensemble me faisait un peu redouter le faux blockbuster ridicule.

Et il n’en a rien été ! Knight and Day est un film vraiment très distrayant, mariant admirablement le film d’action (Tom Cruise oblige !), la comédie romantique (Cameron Diaz oblige !) et la comédie tout court. Résultat, on rigole tout au long du film (et de bon coeur), on a un joli sourire accroché au visage lorsqu’on en ressort, et tout ça à un rythme de film d’espionnage.

A 48 ans, Tom Cruise semble enfin avoir trouvé un style qui lui correspond. Finis les rôles de superhéros sérieux quasi-parodiques qui ne s’assument pas (hi Mission Impossible !) ! Enfin, en attendant MI4 l’an prochain au moins… Quant à Cameron Diaz, là on ne se refait pas. Blonde aux yeux bleus tu es, blonde aux yeux bleus tu resteras. La différence ici vient du fait que ce rôle parodique est assumé.

Ce qu’on retiendra aussi de ce film, c’est que ces deux sex-symbols ont vieilli. Le maquillage ne cache plus les premières rides de Tom, pas plus que les rafistolages de Cameron (38 ans). Mais qu’à cela ne tienne, ils restent l’un et l’autre « craquants » (le terme n’est pas de moi).

Certes, le scénario reste classique (le super gentil qui tombe sur une blonde « par hasard », les doutes qui s’installent petit à petit, le rythme haletant de la course poursuite style « le chat et la souris » tout au long du film), mais il est traité de manière très fraîche. On est loin des parodies lourdes du genre (exp : Austin Powers, Johnny English ou OSS 117).

L’explication n’est peut-être pas très loin… Le réalisateur de Night and Day est tout simplement James Mangold, le réalisateur de Walk The Line. Ceci explique cela.

Petit aperçu du film :

Rating 4.00 out of 5
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