Justin Timberlake Archive

Time Out : Critique

Time OutIl y a des boulots sympas. « Traducteur de titre de films » est définitivement l’un d’entre eux. Jugez-en plutôt par leur traduction ô combien magique du nouveau Andrew Niccol (Bienvenue A Gattaca, Lord Of War…) : de « In Time« , on arrive à « Time Out« . Superbe non ? On est presque au niveau de (K)Night and Day…

Time Out, donc, est un film d’anticipation dystopique (pour les fans de mots savants, ressortez-le en dîner ! Et signifie utopie du mal grosso modo), dans lequel l’homme a été génétiquement modifié pour garder son corps de 25 ans. L’argent est remplacé par le temps, et chacun doit en gagner pour survivre. Certains plus facilement que d’autres évidemment. Jusqu’au jour où un jeune défavorisé croise le chemin d’un ultra-riche, et va tenter de renverser le système.

Time Out, c’est avant tout une bande-annonce qui promet. En la voyant la première fois, je suis resté scotché à mon siège, tant grâce aux images qu’à la BO. Il se plaçait d’emblée dans la lignée des grands films d’anticipation, tels Matrix, Inception, j’en passe (beaucoup) et des meilleurs. Le challenge était lourd à relever, mais j’y ai cru !

J’y ai cru, oui, mais à tort. Certes, Time Out se laisse regarder. Justin Timberlake (The Social Network…) est toujours très bon (quoi que l’on pense de lui par ailleurs), Amanda Seyfried (Mamma Mia, Le Chaperon Rouge…) également (en plus d’être vraiment mignonne), et surtout Cillian Murphy (The Dark Knight, Inception…) est encore une fois excellent.

Mais le reste est relativement bâclé, à commencer par l’univers du film. L’idée de remplacer l’argent par le temps est originale, et plein de promesses (« - Un café svp » « - Ca fera 5 minutes » est quand même génial). Mais rien n’est construit autour ! Les banques sont toujours des banques, les gadgets sont extrêmement sous-développés : le seul objet réellement inventé par les scénaristes est le boîtier qui permet de se « recharger » en temps. Et on le retrouve partout (de l’usine dans laquelle travaille le héros aux salles des coffres, en passant par les voitures, etc.). A part ça, rien, le vide. Ce qui fait qu’on ne croit pas vraiment à cet univers pourtant extraordinaire.

De même, on a énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Alors que ce genre de films a toujours des débuts haletants, qui nous aspirent dès la première image, on garde ici sa « conscience de spectateur » pendant au moins la première demi-heure. Et même par la suite, on ressort régulièrement du film, en souriant (jaune).

C’est d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’un genre que j’apprécie tout particulièrement ; la déception a été grande à la fin du film. Conclusion : il va falloir que je revoie Inception !!!

Note du film :  ★★½☆☆ 

Rating 4.00 out of 5
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The Social Network : Critique

The Social NetworkVoici un film que j’aurais dû voir 3 semaines avant sa sortie, et que j’ai finalement vu 2 semaines après (à lire avec un accent rageur). Et oui, The Social Network était LE film attendu de cette rentrée, peut-être même le plus attendu de l’année derrière Inception… Verdict ?

The Social Network raconte l’histoire de Mark Zuckerberg, jeune nerd sans doute puceau de Harvard, qui commence par se faire plaquer par sa copine, et… Ah mais attendez, vous la connaissez déjà cette histoire, c’est celle du fondateur de Facebook qui devient milliardaire en quelques années ! Donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet, vous avez sans doute déjà tout lu dessus dans la presse, sur les blogs, ou tout vu dans la bande annonce.

Deux adjectifs me viennent à l’esprit lorsque je repense à la séance d’hier soir. Marketing, et moderne.

Marketing, le film l’est assurément. Depuis l’annonce de sa création jusqu’à la fin du générique, tout a été fait pour générer du profit, faire du blé. Sachant que Facebook a 500 millions de membres dans le monde, certains à Hollywood se sont dit « 500 millions d’entrées pour un film, ça serait quand même énorme ! ». Résultat, on devait s’y attendre, voici l’aventure Facebook adaptée au grand écran.

Et pourtant, l’histoire n’est pas si énorme que ça. Un nerd qui a un jour une bonne idée, et qui arnaque ses amis tout en devenant milliardaire, c’est un peu léger pour un scénario… Dans le même genre, pourquoi ne pas préférer un film sur Steve Jobs ? La création d’Apple, son licenciement, la création de Pixar, le rachat de sa nouvelle boîte par Apple, son accession, une nouvelle fois, au poste de PDG d’Apple, tout ça sur fond de meetings électriques qui ont révolutionné la vision du patron multimilliardaire… Ca au moins ça en jetterait ! Dans The Social Network, on est loin de tout ça. Mais, que voulez-vous, Facebook est à la mode, encore plus qu’Apple. Des ptits sous, des ptits sous, toujours des ptits sous…

Marketing toujours, comment faire en sorte que les djeuns de tous pays aient encore plus envie d’aller voir le film ? David Fincher a trouvé la réponse : on va mettre Justin Timberlake dedans ! On est sûr de pouvoir faire le plein d’adolescentes en chaleur avec ça ! Et qu’on n’aille pas me faire croire qu’il a été pris pour son expérience d’acteur… Dans Love Gourou, en 2008, il était loin d’être transcendant (le film lui-même était une grosse daube). Bon, il faut nuancer ce que je dis : certes le choix de Timberlake a été purement marketing, mais il est très bon dans le film. C’est peut-être même celui qui joue le mieux, sachant que le rôle de Jesse Eisenberg n’est pas non plus super compliqué…

Justin Timberlake, The Social Network

Justin Timberlake, dans The Social Network

Pourquoi moderne ? Tout dans ce film crie ce mot. Autant, dans Wall Street 2, le réalisateur a voulu donner une touche 80′s au film, autant dans The Social Network c’est l’inverse. La musique d’abord, que j’ai adorée. De l’électro à tendance techno, qui soutient le rythme du film (peut-être d’ailleurs l’histoire aurait-elle été un peu molle sans ça ?), et qui est quasi omniprésente… Les basses de la boîte de nuit font vibrer les sièges de la salle : voilà de la valeur ajoutée par rapport à la télé !

Modernes, les enchaînements également… Des coupes franches, sans fondus, que ce soit au niveau du fond ou de la forme. Le spectateur est jeté d’une scène vers l’autre, parfois violemment. Tout n’est pas expliqué, les ellipses sont nombreuses… Tout cela donne un film dans lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai eu du mal à croire que deux heures s’étaient écoulées lorsqu’est arrivé le générique de fin. On en reprendrait bien encore un peu !

Mon verdict est que The Social Network est un bon film, voire très bon, mais qui laisse un arrière goût d’ultracommercial mal assumé. Il est porté par son réalisateur, David Fincher, qui reste excellent malgré un passage à vide depuis Fight Club et The Game. Et puis, il faut le reconnaître, c’est aussi l’histoire d’une success story du 21ème siècle, le rêve de tout adolescent (ou non) qui passe son temps sur Internet… A bien des égards, Facebook est devenu le modèle du genre, le chef de file des succès de l’Internet 2.0. On peut donc vraisemblablement imaginer que ce film sera considéré plus tard comme un film historique, symbole d’un moment clé de l’histoire de l’humanité (n’ayons pas peur des mots !!! Et puis on ne peut pas être marqué que par les guerres non plus !).

Rating 3.67 out of 5
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