Le Discours d’un roi Archive

Comment savoir : Critique

Comment SavoirJ’espère que vous appréciez le caractère éclectique de ce blog ! Après la critique du film Le Discours d’un Roi la semaine dernière, voici dans un tout autre genre celle de Comment savoir (How do you know), de James L. Brooks. Du film historique interprété brillamment pas Colin Firth (entre autres), je passe à une romcom de base, et sans complexe !

L’avantage des comédies romantiques, c’est qu’il est impossible de spoiler le visiteur, puisque décrire l’histoire initiale permet de connaître tout le déroulement du film. Dans Comment savoir, Lisa Jorgenson (Reese Witherspoon), une joueuse de baseball internationale, se retrouve du jour au lendemain mise à la retraite « forcée ». Elle lutte contre son malheur en s’oubliant dans les bras draps d’un baseballeur international écervelé (Owen Wilson). En parallèle, George Madison (Paul Rudd) est impliqué à son insu dans une sombre histoire de fraude financière. Il croise Lisa par hasard, et… Je ne vais pas vous gâcher la fin (oui ça se termine comme vous pensez que ça se termine) !

Pas besoin de tourner en rond pendant plusieurs paragraphes : le film est (relativement) nul. Le scénario est mauvais, l’histoire ne s’enchaîne pas du tout logiquement, on a du mal à y croire. Les personnages sont grotesques, les situations improbables, et les scènes rivalisent de gros-sabots-itude. On s’ennuie clairement pendant la première partie du film, un peu moins par la suite mais c’est très insuffisant !

Reese Witherspoon - Comment SavoirHeureusement, le casting est loin d’être mauvais. C’est d’ailleurs quasiment la seule chose qui sauve le film. C’est avec plaisir que nous retrouvons Paul Rudd dans un rôle quasi-principal ; depuis Friends, il nous manquait ! (le fait d’avoir revisionné l’intégrale de Friends depuis septembre 2010 joue peut-être) Il vous séduira sans doute, mesdames. Pour vous messieurs, pour le plaisir des yeux, le rôle principal est assuré par Reese Witherspoon. Assurément l’une de mes actrices préférées depuis Walk The Line, elle est une nouvelle fois sublimissime ici. Ces deux-là font un peu oublier Owen Wilson, dont le personnage dans le film est pourtant le seul à peu près intéressant, et Jack Nicholson, qui joue le père de George. Ceci dit, lui, on aurait préféré l’oublier totalement, vue la prestation qu’il livre ici.

Pas grand-chose à garder donc. Ou alors, il faut avoir un vrai cœur d’artichaut, et comme évidemment je fais partie de cette catégorie, je garde finalement un bon souvenir du film. Du point de vue des émotions qu’il nous fait ressentir évidemment, tout le reste étant à mettre à la poubelle (à part Reese évidemment !).

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Le Discours d’un Roi : Critique

Le Discours d'un RoiJe l’annonçai précédemment : hier soir a eu lieu la projection privée du Discours d’un Roi (The King’s Speech) pour le Club 300 d’Allociné. L’attente était énorme : il ne s’agissait ni plus ni moins du favori des prochains Oscars ! Alors ?

Pour ceux qui ont réussi à passer entre les gouttes d’un battage médiatique intense, The King’s Speech est l’histoire de l’accession au trône de George VI, juste avant la seconde guerre mondiale. Loin des intrigues de la Cour qu’on a l’habitude de voir, l’avènement de « Bertie » est abordé à travers un trouble du futur roi d’Angleterre : le bégaiement.

Sans surprise, la première chose qui saute aux yeux est la performance – royale – de Colin Firth. Primé récemment aux Golden Globes, il faut avouer que l’ancien second rôle du Journal de Bridget Jones est tout simplement magistral. La tâche était pourtant ardue : comment incarner un roi, avec la stature et le charisme inhérents à la fonction, tout en étant incapable de prononcer une phrase sans buter ? Il faut le voir pour le croire ! Sa prestation ferait presque oublier celle de Geoffrey Rush, qui incarne Lionel Logue, l’orthophoniste de Son Altesse Royale. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais vous l’avez pourtant vu dans Shine, Shakespeare in Love, Le Tailleur de Panama, ou encore évidemment dans les Pirates des Caraïbes (mais siii, le capitaine Barbossa !). Il mérite largement sa nomination à l’Oscar du meilleur second rôle. Ajoutez à cela une touche de Helena Bonham Carter (l’actrice fétiche de Tim Burton), et vous obtenez un casting de tout premier choix !

Le Discours d'un RoiLe scénario du film en lui-même est d’autant plus intéressant qu’il s’agit d’une histoire vraie. Je connaissais personnellement peu l’histoire du Royaume-Uni de l’entre-deux guerres (à l’école on se contente souvent de celle de la France, l’Allemagne et un peu de Russie), mais l’histoire d’Edouard, qui abdique pour pouvoir épouser la femme de sa vie, semble assez irréelle. Tout comme les rapports du Roi au gouvernement, l’accession au pouvoir de Churchill, etc. Résultat : non seulement The King’s Speech nous fait passer un bon moment, mais en plus il nous instruit ! Que demander de plus ?

Seul bémol que j’ai regretté : je n’ai pas tellement accroché à la mise en scène. D’un côté, parce que Tom Hooper représente les années 30 comme d’habitude au cinéma : des images froides, comme s’il avait voulu s’excuser de ne pas tourner en noir et blanc… Je trouve personnellement qu’on gagnerait en réalisme à montrer le passé avec de « vraies » couleurs, sans faire semblant d’avoir exhumé un document d’archives. De l’autre, j’ai également eu le sentiment que le réalisateur essaie trop de faire passer des sentiments à travers la disposition des plans, les cadrages, etc. La réussite du metteur en scène serait de ne pas faire remarquer ces tentatives. Mais ici Tom Hooper insiste trop ; je prends l’exemple de tous ces plans cadrés trop vers le haut (désolé, je ne connais pas le terme technique !), pour nous montrer que le futur Roi est écrasé par le poids de sa charge.
Les goûts et les couleurs, me direz-vous. Certes. J’en conviens, certaines particularités de la mise en scène ont joué leur rôle, notamment la manière de filmer les dialogues, alternant un personnage filmé à la gauche de l’image, puis à droite. Comme je n’ai pas assez de vocabulaire spécialisé pour vous décrire tout ça, voilà deux plans qui illustrent ce que je veux dire :

Geoffrey Rush

"Blabla", dit Logue, à gauche de l'image

Colin Firth

"Blibli", lui répond Bertie, à droite de l'image.

Trop de détail tue le détail, alors j’arrête là ! Parce qu’au final, ce qui compte, c’est quand même que le réalisateur arrive à faire passer l’effet escompter : l’avènement du roi n’a pas lieu lors du couronnement, mais bien lors du discours final, annonçant la seconde guerre mondiale. Un homme entre dans le studio, un Monarque en ressort.

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[Concours] Gagnez 2 places pour Le Discours d’un roi

Le Discours d'un roi

[Mise à jour du 25/01] Félicitations à Carole LE BEC et Frederic ROUSSET qui remportent les deux invitations pour la projection privée ! Merci à tous pour votre participation !

Oyez, oyez ! Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé d’organiser un concours sur Céduciné.com… Et pour ce premier concours, je vous propose de gagner deux places pour une projection privée, avant-première et tout, du Discours d’un roi (The King’s Speech) ! Excusez du peu !

L’avantage, c’est que comme vous n’êtes pas des milliers à lire ce blog, les chances de gagner sont élevées héhé.

Pour participer, c’est très simple :

- Vous m’envoyez un mail à werka – arobase – ceducine.com avant dimanche 23/01 à 23h59

- Dedans vous mettez les noms, prénoms et mails des deux personnes qui assisteront à cette fabuleuse séance

- Je procèderai le 24 janvier à un tirage au sort entre les participants pour désigner les heureux gagnants

- Et le mercredi 26 janvier à 19h30, les deux gagnant(e)s assisteront à la projection privée, en avant-première, du Discours d’un roi, dans une salle parisienne que je vous communiquerai

Simple non ?

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le film, Allociné en parle très bien (d’ailleurs ça tombe bien, c’est grâce à eux ce concours !). J’en ferai la critique une fois que je l’aurai vu, mais d’ici là sachez tout de même que Colin Firth a eu le Golden Globe du meilleur acteur dramatique pour ce film (pour la liste des récompenses exhaustives, c’est ici).

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