Robin des Bois Archive

The Green Hornet : Critique

The Green HornetPremière grosse sortie de l’année : l’adaptation de la série Le Frelon Vert au cinéma, dans The Green Hornet.

L’histoire est classique : c’est celle du fils d’un magnat de la presse, qui évidemment n’a pas de mère, et qui se sent (à juste titre) rejeté par son père. Jusqu’au jour où celui-ci décède « accidentellement »… Britt (le garçon, qui n’est plus un enfant) décide alors de devenir un super-héros pour combattre le crime, aidé par son fidèle acolyte Kato, un asiatique doué de ses mains (autant au combat qu’en bricolage).

Derrière la caméra : Michel Gondry, le plus américain des réalisateurs français (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Be Kind Rewind, …). Devant : Seth Rogen en Britt Reid (40 ans toujours puceau, En cloque, mode d’emploi), Jay Chou en Kato, Cameron Diaz en Lenore Case, et Christoph Waltz en Chudnofsky (Inglourious Basterds). Avec de tels ingrédients, inutile de dire qu’il s’agit-là du premier blockbuster de l’année. Mais mérite-t-il ses 120 millions de dollars de budget ?

  • Oui, parce qu’il est l’un des rares films du genre à allier super-action et comédie. On ne peut pas dire que The Dark Knight, Superman Returns ou Spiderman soient des films tordants… The Green Hornet l’est ; ses héros maladroits et un peu simplets sont confrontés à des situations qu’ils ont bien du mal à gérer (surtout Britt, évidemment). Bien sûr, l’humour ne vole pas très haut… Mais on ne sombre pas dans la parodie involontaire.
  • Oui, parce qu’une autre originalité du scénario est de mettre en scène un super-héros « méchant » : pour ne pas se retrouver confronter à des dilemmes du style « je lâche ta copine et un bus d’innocents dans l’Hudson, qui vas-tu sauver ? », Britt et Kato décident de se faire passer pour des méchants. On s’y croirait ! En plus des « bad guys », ils descendent bon nombre de policiers, et sont la cause indirecte de la mort de nombreux civils innocents en sans défense. Un petit parfum de Jack Bauer
  • Oui, parce que les acteurs sont excellents. Bon je vais peut-être un peu loin là… Seth Rogen est « correct », Jay Chou et Cameron Diaz également. Mais Christoph Waltz est… waouh ! Il était déjà le meilleur dans Inglourious Basterds (excusez du peu), il le reste dans The Green Hornet. Il garde le rôle de « grand méchant », mais passe du nazi froid et pervers au baron de la pègre dépassé et presque attendrissant. Il marche dans les pas de Mark Strong (le super méchant de 2010, dans Sherlock Holmes, Kick-ass et Robin des Bois), en encore meilleur !
  • Non, parce que l’originalité ne fait pas tout ! Le scénario reste trop bateau, le spectateur n’est pas transporté dans l’univers du film. Les plans inspirés de BD (lorsque Kato combat) sont plutôt réussis, mais auraient pu être plus accentués encore, afin d’imprimer leur marque sur le film. Et que dire de la 3D… Bon sang, on se doute que c’est long à rentabiliser, le matériel pour tourner en 3D. Mais par pitié, qu’on arrête de nous imposer ces lunettes qui ne servent à rien ! The Green Hornet, exemple typique du film qui fait dépenser un à deux euros de plus pour rien. La 3D était une technologie ringarde il y a 10 ans… Il faut arrêter de croire que ce n’est plus le cas aujourd’hui !

Mon conseil : allez le voir pour passer un bon moment, mais essayez de trouver une salle qui le projette en 2D !

Rating 3.50 out of 5
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Robin des bois contre Robin des bois

Même si je n’en avais pas forcément conscience à l’époque, Robin des bois est un des, sinon le, héros qui m’ont le plus marqué étant enfant. Que ce soit en film, avec Robin des bois, le prince des voleurs (sorti en 1991), ou le dessin animé de Walt Disney (sorti en 1973), chacun faisait partie de mes oeuvres cinématographiques préférées.

Ayant revu récemment la version Costnerienne de cette légende (Bryan Adams ne me lâche plus depuis), j’ai décidé de faire un petit comparatif entre les deux films, ainsi que celui de Ridley Scott, de 2010.

Fiches techniques

Robin des Bois (Disney)
Titre Robin des Bois (Robin Hood)
Sortie 1973
Genre Dessin animé
Production Walt Disney
Robin des Bois, prince des voleurs
Titre Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood, Prince of Thieves)
Sortie 1991
Genre Film
Réalisateur Kevin Reynolds
Robin des Bois
Titre Robin des Bois (Robin Hood)
Sortie 2010
Genre Film
Réalisateur Ridley Scott

L’histoire

Par Disney : Le bon roi Richard Coeur-De-Lion est parti aux Croisades. Pendant son absence, son (méchant) frère le Prince Jean s’empare du trône, et tente de s’approprier toutes les richesses du peuple. C’est sans compter sur Robin des Bois, un hors-la-loi rusé excellente archer qui déjoue ses plans, redistribuant ses butins aux pauvres du royaume.

Par Kevin Reynolds : Le bon roi Richard Coeur-De-Lion est parti aux Croisades. Pendant son absence, le shériff de Nottingham tyrannise le peuple, et massacre ses opposants, dont Lord Locksley. Son fils (Robin de Locksley) rentrant de Croisade décide de le venger, et organise la résistance.

Par Ridley Scott : Le roi Richard Coeur-De-Lion n’est pas spécialement un bon roi. Il meurt lors du siège du château de Châlus, laissant le trône à son frère, Jean. Celui-ci, relativement sans scrupule, doit faire face à un complot ourdi par les Français pour s’emparer de sa couronne. Robin Longstride, un croisé, accompli une promesse faite à un mourant (Sir Locksley) de rapporter son épée sur ses terres, et finit par se retrouver au premier plan de la lutte contre les comploteurs Français.

Pour résumer : Trois films, trois histoires complètement différentes. Le méchant n’est pas toujours le même (le Prince Jean ou le shériff de Nottingham). Les conséquences ne sont pas toujours les mêmes (Richard absent, Richard mort). Même Robin n’a pas les mêmes origines selon les oeuvres (Noble, simple croisé, simple hors-la-loi) ! Mais alors, qui dit la vérité ?

La légende de Robin des Bois a énormément évolué à travers les âges. Il varie de héros « qui vole au riche pour donner aux pauvres » au voleur assassin. Néanmoins, le contexte historique se rapproche plus du film de Ridley Scott. Richard Ier n’était en effet pas un roi exceptionnel, et il ne passa que très peu de temps en Angleterre. Si son frère, Jean-Sans-Terre, essaya bien de s’emparer du trône pendant son absence, Richard lui pardonna et le nomma héritier. C’est d’ailleurs lui qui devint roi à la mort de Richard, lors du siège de Châlus. Par ailleurs, la Charte que Robin fait signer à Jean dans le film de Ridley Scott a réellement existé (cf. la Magna Carta).

Robin

Robin des Bois

Par Disney : Robin est joué par… un renard ! Il est donc un hors-la-loi rusé, au grand coeur. Il est le meilleur archer du royaume, ne supporte pas l’injustice. Il est aussi très fleur bleue, et désespérément amoureux de Marianne. Enfin, détail non négligeable, il aime se travestir, en cigogne notamment.

Par Kevin Reynolds : Robin est joué par Kevin Costner. Il est bon archer, et leader charismatique puisqu’il arrive à prendre la tête d’une troupe de hors-la-loi forestiers. Romantique à ses heures, il s’éprend de Marianne, nièce du roi, sur des airs de « (Everything I Do) I Do It For You« , de Bryan Adams. C’est l’archétype des héros guerriers mais non violents, une main de fer dans un gant de dentelle (dont le cliché est pour moi symbolisé par Richard Gere dans Lancelot, le premier chevalier).

Par Ridley Scott : Robin est joué par Russell Crowe. Moins de romance, le film s’adapte à l’air du temps. Robin se fait violent, macho, viril (à la Maximus Decimus Meridius). Bien qu’il s’agisse d’un archer, il combat à cheval. Il est à nouveau un leader exceptionnel, haranguant l’armée anglaise avant leur bataille contre les Français. Il usurpe l’identité du mari de Marianne, et la séduit donc malgré elle. Comme dans Gladiator, il est déclaré hors-la-loi et trahi après avoir été le plus grand général du royaume/empire.

Marianne

Marianne

Par Disney : Marianne est une jeune « femme » noble, qui tombe désespérément amoureuse de Robin. Pour elle, il remporte un tournoi de tir à l’arc. Douce et non violente.

Par Kevin Reynolds : Marianne est la nièce du roi Richard. Le shériff de Nottingham cherche à l’épouser pour pouvoir prétendre au trône d’Angleterre. Conformément au cliché du film romantique, elle est sans défense.

Par Ridley Scott : Marianne est la femme de Sir Locksley. Depuis que son mari est parti en guerre, elle mène d’une main de fer son domaine. Elle est guerrière dans l’âme.

En conclusion…

La légende de Robin des Bois a subi énormément de changements à travers les siècles. Ces trois films le montrent, puisqu’elle y est traitée de manières très différentes. Ils s’adressent chacun à un âge de la vie : aux plus petits avec Disney, aux jeunes adolescents avec les deux Kevin, et enfin aux plus grands avec Russell Crowe. Difficile donc de les classer, même si, après les avoir revus en moins d’un an, mon coeur penche toujours vers le Prince des Voleurs !

Rating 4.60 out of 5
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[Dossier] Classement des films du premier semestre 2010

Histoire d’être pionnier quelque part, je vous propose de ne pas attendre décembre pour faire la rétrospective des films que j’ai vus cette année, mais d’attaquer dès aujourd’hui avec le classement des meilleurs films des six premiers mois de l’année. Ce classement n’est pas du tout exhaustif ; encore une fois, il s’agit uniquement des films que j’ai vus au cinéma. Mais ça permet de se faire une bonne idée quand même !

Les tops

Robin des Bois

#1 – Robin des Bois

Date de la séance : 16/05

Réalisateur : Ridley Scott

Acteurs principaux : Russel Crowe, Cate Blanchett

C’est amusant de mettre Robin des Bois en meilleur film (ex aequo) du semestre, quand on sait qu’il y a Inception qui est arrivé un mois après… Rien à voir ! Mais la version très ridleyscottienne de Robin Hood a le mérite de prendre l’histoire du héros des pauvres d’une manière différente de ce que l’on avait pu voir jusqu’ici. Impossible de ne pas penser à Gladiator pendant le film, mais il en garde les bons côtés. A voir et revoir !
Sherlock Holmes

#1 – Sherlock Holmes

Date de la séance : 12/02

Réalisateur : Guy Ritchie

Acteurs principaux : Robert Downey Jr, Jude Law

Guy Ritchie s’est essayé à l’adaptation des célèbres romans de Sir Arthur Conan Doyle… Avec brio ! Encore une fois, l’éclairage donné au détective le plus connu au monde est original, l’histoire bien ficelé, sans trop se prendre au sérieux, et le rythme excellent. Tony Stark Robert Downey Junior est vraiment à son avantage, et son duo avec Jude Law rend le film mémorable.
Bliss

#1 – Bliss

Date de la séance : 06/01

Réalisatrice : Drew Barrymore

Actrice principale : Ellen Page

Dans un genre tout à fait différent, c’est Bliss qui complète mon podium des meilleurs films du semestre. Comme dans Juno, Ellen Page, 23 ans à la ville, joue le rôle d’une teenager qui se cherche. Et elle se trouve cette fois-ci avec les amatrices de roller skate, qui participent à des compétitions ultra musclées – interdites aux mineurs. Le film est très drôle et frais, les jeux de mots sont croustillants, les acteurs et actrices sont irrésistibles. Une bouffée de bonne humeur !
Iron Man 2

#4 – Iron Man 2

Date des séances : 06/05 & 14/06

Réalisateur : Jon Favreau

Acteurs principaux : Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow

Un peu en deçà des trois premiers films, la suite d’Iron Man reste néanmoins un très bon film de superhéros. Tony Stark toujours plus mégalo, Gwyneth Paltrow toujours sublime (elle met la pâtée à Scarlett Johansson, c’est dire !)… Et ACDC pour la BO. What else ?
Adèle Blanc-Sec

#5 – Adèle Blanc-Sec

Date de la séance : 02/05

Réalisateur : Luc Besson

Acteurs principaux : Lousie Bourgoin, Mathieu Amalric

Et un petit français pour compléter les tops du semestre ! Bien sûr, avec Luc Besson à la réalisation, ça reste du français hollywoodisant, mais qu’importe, cocorico quand même ! L’histoire est originale (je ne connaissais pas avant le film), et surtout, les effets spéciaux (et notamment le maquillage) sont extrêmement impressionnants ! Difficile de reconnaître les acteurs (qui aurait reconnu Mathieu Amalric ? Gilles Lellouche ?), qui, en plus d’être bien déguisés, jouent à fond leurs personnages (bon ce n’est pas très clair, mais je me comprends !). Distrayant.

Les bons

Suite à ce top 5 incontournable, cinq autres films ne devaient pas être ratés lors du premier semestre. Je passe plus rapidement :

#6 – Les chèvres du Pentagone – (séance : 12/03)

Encore un scénariste qui a fumé ! La comédie est déjantée, George Clooney est hilarant, tout comme Kevin Spacey. Comme un léger fumé d’O Brother

#7 – L’arnacoeur – (séance : 12/04)

Romain Duris et Vanessa Paradis forment le duo de choc d’un des meilleurs films français de l’année (j’anticipe !), talonnés par François Damiens et Julie Ferrer dans le rôle du meilleur couple de seconds rôles. Des scènes d’anthologie (la larme dans le désert, la chorégraphie de Dirty Dancing), des sketchs qui ne tombent pas dans le lourdingue… Un bon moment à passer !

#8 – Kick Ass – (séance : 09/05)

Le film des anti-héros par excellence. Et si tout le monde mettait une cape et des collants ridicules, et allait casser la figure aux (ou se faire casser la figure par les) méchants ? Nicolas Cage dans un des rares rôles où je ne le trouve pas mauvais.

#9 – In The Air – (séance : 05/02)

Le sujet du film est original (un « annonceur de licenciement » qui passe sa vie en l’air), les acteurs sont bons… A regarder lors d’une longue soirée d’hiver !

#10 – Le mac – (séance : 20/02)

Que ce soit bien clair : je ne suis pas fan de l’humour bourré de cliché et de blagues à ras de terre (style Michael Youn). Donc je suis allé voir le mac à reculons. Mais finalement, José Garcia s’en sort très bien. Une comédie qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui détend !

Les moyens

On rentre dans le moins bien. Le genre de films qui se laisse regarder, mais sans plus. Si jamais ils passent à la télé, n’hésitez pas, mais pas question d’aller se ruiner en DVD/Blu-ray pour eux !

#11 – Nine – (séance : 05/03)

Le casting était ultra-prometteur. Au final, on obtient du sous Moulin Rouge (largement en dessous même). Mais pour les actrices, pourquoi pas…

#12 – Une petite zone de turbulences – (séance : 16/01)

Le stéréotype du film français tragicomique. On l’a déjà vu 100 fois, et on le reverra 100 fois dans les années à venir.

#13 – Où sont passés les Morgan ? – (séance : 31/01)

Hugh Grant fidèle à lui-même. Le genre s’essouffle un peu, on fait aujourd’hui des comédies romantiques bien mieux ficelées. Evitez la bande-annonce si vous ne voulez pas être spoilé, car il n’y a aucune surprise dans le scénario.

#14 – La princesse et la grenouille – (séance : 06/02)

Disney de retour au monde du conte de fée (le vrai, pas celui d’Il était une fois !). Retour aux sources sans éclat mais qui ne sombre pas (trop) dans le ridicule.

#15 – Valentine’s Day – (séance : 07/03)

Oui bon d’accord, c’était couru d’avance. Comédie romantico-romantique, à l’eau de fleur bleue, comme dirait l’autre.

#16 – Oceans – (séance : 13/02)

J’ai adoré Microcosmos. Mais les images de poissons, c’est moins mon truc.

#17 – Invictus – (séance : 26/02)

Grosse déception pour ce film qui a reçu une si bonne critique ! Pas de rythme, les acteurs sont étonnamment médiocres… Bof bof !

#18 – Alice au pays des merveilles – (séance : 20/04)

Cette version du conte « pour adulte » (quoique) ne m’a pas captivé. La 3D n’y a rien fait (et n’apporte strictement rien d’ailleurs), Johnny Depp non plus (enfin un peu plus déjà).

Les flops

Et puis, évidemment, il y a les daubes. Je reviens à un mode détaillé, parce que ça vaut la peine quand même !

Agora

#19 – Agora

Date de la séance : 09/01

Réalisateur : Alejandro Amenabar

« Acteurs » principaux : Rachel Weisz, Oscar Isaac

Agora, ou comment une grecque a découvert que la Terre tourne autour du Soleil. Le thème était original, mais pour la subtilité, on repassera. Deux heures à regarder un schéma, en se posant la même question (du style : mais comment est-ce possible si c’est un cercle, qu’on soit plus loin ou plus près du centre selon la saison…), évidente… Voilà pourquoi les scénaristes ne seront jamais de grands scientifiques. Spoil : la réponse, c’est l’ellipse. Ah mais oui bien sûr damned ! Sans oublier le cliché raciste anti-musulman tout au long du film. C’est dans l’air du temps.
Wolfman

#20 – Wolfman

Date de la séance : 20/02

Réalisateur : Joe Johnston

« Acteurs » principaux : Benicio Del Toro, Anthony Hopkins

Une histoire de loup-garou. Enfin, loup-garou c’est sûr, histoire, sans scénario, difficile à juger. Mais que sont allés faire Del Toro et Hopkins dans cette galère ? C’est indigne, le public a envie d’applaudir en rigolant à la fin du film. Ce qui n’est absolument pas l’effet recherché, évidemment.
Solomon Kane

#21 – Solomon Kane

Date de la séance : 03/01

Réalisateur : Michael J. Basset

« Acteur » principal : James Purefoy

Et on termine par le premier film que j’ai vu cette année : Solomon Kane. On est ici dans les bas-fonds du cinéma, dans le pire du pire, dans le « même pas regardable même si tu n’as rien à faire que tu es malade au fond de ton lit et que tu n’as qu’un seul dvd à portée ». Scénario, zéro, jeu d’acteur, zéro, dialogues, zéro, effets spéciaux, zéro… Rien (mais alors, rien) à rattraper. Fuyez malheureux ! Fuyez !
Rating 3.00 out of 5
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