Sans Identité : Critique

Sans IdentitéVoici un film dont j’ai oublié de vous parler ; il n’est jamais trop tard pour bien faire, voici donc ma critique de Sans Identité, actuellement dans les salles.

Sans Identité (Unknown en VO) est adapté du livre de Didier Van Cauwelaert Hors de Moi. Il nous raconte l’histoire du Dr Martin Harris, un botaniste américain qui assiste à une conférence en Allemagne avec sa femme. Après un accident de voiture, il se retrouve « sans identité » : sa femme ne le reconnaît plus, il n’a plus de papiers, et va devoir lutter pour récupérer sa vie.

Il me semble avoir lu le roman de Didier Van Cauwelaert, mais je ne me souvenais pas du tout que ça se passait comme ça. Bon. Tant mieux dans un sens, car ça me permet de découvrir le film comme une oeuvre neuve plutôt qu’avoir plein d’a priori sur l’adaptation cinématographique, et en ressortir au final déçu. Et ça a marché : j’ai trouvé Sans Identité relativement bien.

Je dis relativement, parce qu’il ne casse pas trois pattes à un canard… L’histoire est assez basique : le héros qui perd la mémoire et qui doit retrouver qui il est est un thème souvent revisité, sur différents supports : la BD avec XIII, le cinéma avec La mémoire dans la peau, les livres avec Code to Zero de Ken Follett… Résultat, même sans avoir lu Hors de moi, la fin du film est prévisible. Tant pis, le reste rattrape ce défaut !

Le rythme est haletant, et le spectateur est accroché à l’action pendant tout le film. Haletant, mais pas asphyxiant : il ne s’agit pas que d’un film d’action. Contrairement à ce qu’on a l’habitude de voir, le héros n’est pas une grosse brute qui explose les méchants qui se dressent sur son chemin. On a donc le temps de reprendre son souffle entre deux cascades.

Les acteurs s’en sortent également avec les honneurs. Contrairement à ce qui était annoncé sur l’affiche, Liam Neeson s’éloigne du rôle qu’il avait dans Taken, et paraît plus humain, moins indestructible. January Jones (Mad Men) joue parfaitement la poupée-mais-pas-trop-quand-même, cette femme qui cache de lourds secrets derrière un masque de poupée de porcelaine. Frank Langella retrouve un rôle de grand méchant (cf. The Box), et prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des rares à pouvoir enchaîner les rôles de gentil papy fatigué (Wallstreet 2) et les assassins sans pitié. Mais surtout, surtout… Dans Sans Identité, on retrouve la principale raison pour laquelle il est physiquement impossible que la France et l’Allemagne soient un jour opposées à nouveau. Je parle évidemment de Diane Kruger, qui n’en finit plus de nous éblouir ! Juste pour elle (sans jeu de mot), Sans Identité est un film à ne pas manquer !

Bon évidemment, le titre est pourri, on est d’accord. « Unknown » ou même « Hors de moi » auraient été beaucoup mieux que « Sans identité »… A croire qu’ils ont utilisé Google traduction pour l’inventer. Mais que voulez-vous, on ne peut pas être constamment inspiré  !

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