Sophie Marceau Archive

The Tourist : Critique

The TouristDimanche 9 janvier, 15h : moment de doute cinématographique. Par quel film commencer 2011 ? Harry Potter ? Mouais, paraît qu’il n’est pas énorme, et ma copine l’a déjà vu. Le Monde de Narnia ? Rebof. Love et autres drogues ? On va peut-être attendre un peu pour les films cucul-la-pral’ ! Raiponce ? J’ai un peu l’impression d’enchaîner les dessins animés… Restent The Tourist et Un balcon sur la mer. Le choix se résume donc à : Johnny Depp ou Jean Dujardin ? Dur de choisir. Mais si on ajoute Angelina Jolie, ça devient plus facile : ce sera donc The Tourist !

L’histoire rappelle celle de Knight and Day : une vague histoire de complot (ici, à dominante financière), avec une personne innoncente qui se retrouve pourchassée par les gros vilains et leurs gros pistolets. Petit changement cette fois-ci, ce n’est plus la femme (Cameron Diaz) qui joue l’innocente, mais l’homme (Johnny Depp). Et Tom Cruise cède son costume d’intrigant à Angelina Jolie. Un couple qui envoie du lourd, dans un décor à sa mesure : Paris puis Venise.

Allez j’arrête de faire semblant d’avoir trouvé le film excellent, car il est loin de l’être ! En voulant se positionner sur plusieurs catégories de films, The Tourist tombe évidemment dans le piège du « bon nulle part, moyen partout ». On nous dit que c’est un thriller. Admettons, mais le suspense n’est pas vraiment au rendez-vous, et de frissons, nous n’en voyons point l’ombre ! Film d’action alors ? Non ok, on dort pendant la moitié du film, et si Johnny Depp court pendant 10 minutes, c’est à peu près tout. Comédie ? Ah là on sent qu’il y a eu des efforts. Et, soyons honnêtes, il m’est arrivé de sourire pendant la séance, après un « Gracias/De nada » prononcé une énième fois par Frank Tupelo (rappel : on est à Venise, pas à Barcelone). Mais aucun éclat de rire hélas, à part évidemment à la fin.

The TouristSpoil ou pas spoil ? J’hésite, parce qu’au moins si je vous spoile vous n’aurez plus aucune raison d’aller voir ce film, et gagnerez donc 2h de votre vie, que vous pourrez dépenser à une activité plus intéressante… Bon ok, je la joue sadique, et je ne spoilerai donc pas. Je résumerai donc la fin en un « hahaha mais n’importe quoi hahaha ils ont fumé ou quoi hahaha c’est pathétique hahaha pire qu’une parodie ». Voilà, tout est dit !

Non en fait, le seul intérêt de ce film, ce sont les images… Il m’a rappelé plein de lieux de mon voyage à Venise, et, tout compte fait, c’est déjà ça !

P.S. : ce film est un remake du film français Anthony Zimmer, avec Sophie Marceau et Yvan Attal. J’aurais pu faire une review croisée des deux films, sauf que… je n’ai pas vu Anthony Zimmer ! That’s it ;)

Rating 3.00 out of 5
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La famille Jones : Critique

La famille JonesAprès quelques semaines d’inactivité (déménagement, boulot, etc.), j’ai enfin pu retourner au cinéma ce week-end, pour voir La Famille Jones (The Joneses en VO).

L’histoire : les Jones viennent de s’installer dans un quartier chic d’une ville américaine. Ils possèdent une grosse maison, des grosses voitures, un grand écran de télévision, les gadgets derniers cris, etc. Les parents comme les enfants sont séduisants ; ils forment ensemble la famille idéale. Mais ceci n’est qu’une façade : il s’agit en fait de « commerciaux » d’un nouveau genre, qui ont pour objectif de faire acheter leurs produits par tous leurs voisins.

Le scénario est amusant, et on imagine bien que cela pourrait avoir lieu dans les prochaines années… Le « bouche à oreille » sur Internet étant devenu le principal référentiel lors d’un achat, on peut penser que les grandes marques finiront par exploiter la publicité la plus efficace depuis la nuit des temps : l’avis des amis. Bon, de là à ce que cela se passe exactement comme dans la Famille Jones, il y a un pas supplémentaire à franchir !

Ironiquement, on assiste à une quasi-mise en abîme : le film lui-même est une gigantesque page de publicité. Et pour cause : alors qu’on pourrait croire que la vente (presque) forcée représenté ici est « mal », « exagérée », etc., le réalisateur nous indique à de nombreuses reprises que les produits vendus sont « de qualité ». Et on nous montre le dernier HTC, la dernière Audi, etc. Belle manière d’associer ces marques à une image d’excellence dans l’inconscient collectif.

Cela étant, on peut comprendre qu’il y ait eu besoin de pousser à fond le placement de produits dans ce film. Il s’agit en effet d’un film indépendant, qui va vraisemblablement faire peu de recettes, et qui fait pourtant tourner des acteurs de haut niveau : David Duchovny bien sûr, mais également Demi Moore ! On leur pardonne donc.

Et les acteurs justement sont la vraie force du film. David Duchovny reprend un rôle proche de Hank Moody dans Californication : Steve Jones est un tombeur, sexy, macho, mais que l’on découvre sentimental sur les bords. Il est, encore une fois, excellent ! On sent qu’il se plaît beaucoup plus dans ce genre de personnage plutôt que dans un Fox Mulder. Demi Moore excelle également, dans le rôle de chef(fe) froide et distante, qui se laisse attendrir progressivement. Celle qui reprendra l’an prochain le rôle de Sophie Marceau dans l’adaptation américaine de LOL a vieilli (même le maquillage ne suffit plus à cacher ses cernes sur certaines scènes – et elle n’a que 48 ans !), mais est du coup plus crédible dans son rôle de ménagère richissime. Quant aux enfants, je ne les connaissais pas mais nous devrions entendre reparler d’eux relativement rapidement ! Et surtout Amber Heard, qui mérite sa 13è place au classement Maxim’s Hot 100 Women 2010 ;)

Un bémol concernant La Famille Jones : la fin du film est littéralement tronquée. Difficile de dire ce qui cloche, mais la tension n’est pas bien gérée, ce qui fait que, lorsque le générique apparaît, on reste sur notre faim. Peut-être aurait-il fallu prolonger l’ultime séquence de quelques secondes ou deux, afin de laisser le spectateur imaginer la suite…

Rating 3.00 out of 5
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L’âge de raison : Critique

L'âge de raisonJe le savais avant d’entrer dans la salle : L’âge de raison n’allait pas être le film de l’année. Je m’attendais à un petit film gentillet, attendrissant et touchant, porté par Sophie Marceau, vraisemblablement à bout de bras. J’avais raison sur un seul point : ce n’est pas le film de l’année. Pour être plus précis, c’est un navet en bonne et due forme.

Quelle déception ! Rien ne sauve le film. Peut-être un plan sur la fin du film, où l’on voit une magnifique vallée, et une rivière entre les montagnes. Mais une seule image en une heure et demie, c’est pauvre quand même !

Première déception : le scénario. On n’y croit pas une seule minute ! On n’est pas transporté à un seul moment du film ! Quel bâclage… Pour ceux qui n’ont pas entendu parler du film, c’est l’histoire d’une femme « moderne » (la femme moderne étant, dans le cinéma français et américain, la femme PDG ou quasi, très active et surbookée) qui reçoit, le jour de son anniversaire, une lettre qu’elle s’était écrite lorsqu’elle avait sept ans. Puis une autre. Puis une autre. Et ainsi de suite. Elle redécouvre ainsi une enfance qu’elle avait refoulée, et confronte la femme qu’elle est devenue à celle qu’elle rêvait d’être.

Le thème est traité de manière tout à fait niaise et ridicule. Le dénouement est grotesque, les symboliques dépassées (la femme qui creuse dans un puit pour retrouver un trésor d’enfance, plus gros sabots tu meurs !), l’histoire n’est absolument pas construite. On passe en coup de vent sur les moments importants pour s’attarder sur les clichés ridicules.

L’autre grosse déception vient des acteurs. A part peut-être Michel Duchaussoy, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Marceau, Csokas, Zaccaï : même eux n’y croient pas. Ils récitent leur texte sans y mettre la moindre émotion. Les larmes de Sophie Marceau viennent à contretemps. Le jeu franco-anglais de Marton Csokas est un cheveu sur cette soupe cinématographique, donnant lieu à un jeu ennuyant entre les deux personnages principaux. Quant au roi Philippe de Ridley Scott, son rôle était bâclé ; ce n’est donc peut-être pas de sa faute. Le pire étant peut-être le frère (adulte) de Margaret/Marguerite, et son fils. Quelle horreur !

A la décharge des acteurs, ils n’ont pas non plus été servis par les dialogues. Absolument pas naturels, ils transforment les moments qui auraient dus être chargés émotionnellement en moments gênants (« awkward », comme ils disent là-bas), qui mettent le spectateur mal à l’aise.

Rien à sauver ici. Passez votre chemin !

Rating 3.00 out of 5
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