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Taken 2 – Bourne Legacy 0 : Critiques

Affiches Bourne Legacy Taken 2En ce début d’automne froid et pluvieux, rien de tel que deux heures passées à la chaleur des salles obscures en regardant le dernier film d’action à la mode… Mais avant de profiter douillettement du confort recherché, une ultime épreuve attend le spectateur : Bourne Legacy ou Taken 2 ?

Le premier, Jason Bourne : L’Héritage en français, est le quatrième opus de la série des La *** dans la peau (remplacer *** par Mémoire, Mort ou Vengeance). Particularité du film : on ne retrouve pas ledit Jason Bourne (Matt Damon), mais Aaron Cross, incarné par Jeremy Renner. Ce dernier fait partie d’un programme équivalent à celui de Jason Bourne : des agents au physique surdéveloppés pour mener des missions très spéciales. Mais les fuites organisées par le précédent héros vont pousser la CIA à arrêter le programme en catastrophe, et à essayer de supprimer Cross.

Taken 2, lui, prend la suite d’un premier film dans lequel la fille de Bryan Mills (Liam Neeson), ancien agent secret, était enlevée à Paris. Son père se lançait alors à sa recherche, en détruisant tout ce qui se trouvait sur son passage. Dans ce nouveau film, les familles de ses anciens ennemis cherchent à venger leurs morts. Ils s’en prennent donc à Bryan, mais également à sa femme et à sa fille (encore !).

Originellement, ces films suivaient des chemins assez différents. La trilogie Bourne relevait plus du film d’espionnage (dans l’esprit de XIII), quand Taken assumait un côté action / violence omniprésent. Cette tendance s’efface dans les deux derniers films : Bourne Legacy tend vers plus d’action et moins de réflexion, Taken 2 poursuit sur sa lancée (mais peut-être de façon moins tranchée).

A ce jeu-là, comme le dit la sagesse populaire, l’original est toujours mieux que la copie. De fait, le résultat est bien meilleur dans le nouveau film de Besson/Megaton que dans dans celui de Gilroy.

Les scénarios, pourtant, laissent penser le contraire. Celui de Taken 2 est très simple (iste ?), et ressemble énormément à celui du premier (qui n’était déjà pas compliqué). Remplacez simplement Paris par Istanbul. Mais celui de Bourne Legacy est extrêmement mal traité (au niveau réalisation), ce qui le gâche complètement. Quand Taken est très efficace, Bourne patauge très longuement dans les méandres de son histoire. Un exemple : les 20 premières minutes sont absolument incompréhensibles, à cause de la volonté du réalisateur de ne pas dévoiler tous les éléments immédiatement.

Résultat, au bout de plus de 2h15 (ce qui est pourtant lonnnng !), l’histoire n’a quasiment pas avancée. Et, quand le générique arrive, les spectateurs se lancent des regards incrédules : entracte ? Episode « to be continued » ? Eh non ! Il s’agit simplement d’un scénario très mal traité ; les éléments importants du film sont bâclés, ce qui empêche le spectateur de comprendre la réelle quête du héros.

Taken 2, lui, reste efficace. Une grosse heure et demie, et toutes les promesses sont tenues. Certes, le spectateur n’a pas perdu de neurone, mais ce n’est pas ce qu’il venait chercher.

Les castings, quant à eux, sont bons dans les deux cas. D’un côté, Jeremy Renner donc, accompagné de Rachel Weisz et Oscar Isaac (qu’on n’avait plus vu ensemble depuis le pitoyable Agora), sans oublier Edward Norton. De l’autre, évidemment, Liam Neeson, marié à l’écran à Famke Janssen (mais siiii, Jean dans X-Men !) et papa de la jolie (mais potiche) Maggie Grace (Lost, Lock Out).

Bref, je l’annonçai dans le titre : Taken 2 – Bourne Legacy 0 !

Rating 3.00 out of 5
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Sans Identité : Critique

Sans IdentitéVoici un film dont j’ai oublié de vous parler ; il n’est jamais trop tard pour bien faire, voici donc ma critique de Sans Identité, actuellement dans les salles.

Sans Identité (Unknown en VO) est adapté du livre de Didier Van Cauwelaert Hors de Moi. Il nous raconte l’histoire du Dr Martin Harris, un botaniste américain qui assiste à une conférence en Allemagne avec sa femme. Après un accident de voiture, il se retrouve « sans identité » : sa femme ne le reconnaît plus, il n’a plus de papiers, et va devoir lutter pour récupérer sa vie.

Il me semble avoir lu le roman de Didier Van Cauwelaert, mais je ne me souvenais pas du tout que ça se passait comme ça. Bon. Tant mieux dans un sens, car ça me permet de découvrir le film comme une oeuvre neuve plutôt qu’avoir plein d’a priori sur l’adaptation cinématographique, et en ressortir au final déçu. Et ça a marché : j’ai trouvé Sans Identité relativement bien.

Je dis relativement, parce qu’il ne casse pas trois pattes à un canard… L’histoire est assez basique : le héros qui perd la mémoire et qui doit retrouver qui il est est un thème souvent revisité, sur différents supports : la BD avec XIII, le cinéma avec La mémoire dans la peau, les livres avec Code to Zero de Ken Follett… Résultat, même sans avoir lu Hors de moi, la fin du film est prévisible. Tant pis, le reste rattrape ce défaut !

Le rythme est haletant, et le spectateur est accroché à l’action pendant tout le film. Haletant, mais pas asphyxiant : il ne s’agit pas que d’un film d’action. Contrairement à ce qu’on a l’habitude de voir, le héros n’est pas une grosse brute qui explose les méchants qui se dressent sur son chemin. On a donc le temps de reprendre son souffle entre deux cascades.

Les acteurs s’en sortent également avec les honneurs. Contrairement à ce qui était annoncé sur l’affiche, Liam Neeson s’éloigne du rôle qu’il avait dans Taken, et paraît plus humain, moins indestructible. January Jones (Mad Men) joue parfaitement la poupée-mais-pas-trop-quand-même, cette femme qui cache de lourds secrets derrière un masque de poupée de porcelaine. Frank Langella retrouve un rôle de grand méchant (cf. The Box), et prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des rares à pouvoir enchaîner les rôles de gentil papy fatigué (Wallstreet 2) et les assassins sans pitié. Mais surtout, surtout… Dans Sans Identité, on retrouve la principale raison pour laquelle il est physiquement impossible que la France et l’Allemagne soient un jour opposées à nouveau. Je parle évidemment de Diane Kruger, qui n’en finit plus de nous éblouir ! Juste pour elle (sans jeu de mot), Sans Identité est un film à ne pas manquer !

Bon évidemment, le titre est pourri, on est d’accord. « Unknown » ou même « Hors de moi » auraient été beaucoup mieux que « Sans identité »… A croire qu’ils ont utilisé Google traduction pour l’inventer. Mais que voulez-vous, on ne peut pas être constamment inspiré  !

Rating 3.00 out of 5
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