The Rolling Stones Archive

Megamind : Critique

MegamindL’heure est indéniablement aux « Bonne année ! », « Meilleurs voeux ! », « Du bonheur ! », etc., aussi je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2011 ! Pour la première critique de l’année, j’ai choisi un film sorti le 15 décembre dernier : le dernier Dreamworks Animation, Megamind.

Il s’agit d’un film d’animation contant l’histoire de deux extraterrestres qui sont envoyés sur la Terre alors qu’ils sont encore bébé, afin d’échapper à la destruction de leur monde (ça vous rappelle des souvenirs ?). L’un est beau gosse, un peu niais et… adulé évidemment (le super-gentil), l’autre est bleu, a un crâne disproportionné et détesté. Sa seule façon d’exister va être de devenir super-vilain. Et de combattre sans relâche Metroman (le super-gentil), en vain… jusqu’au jour où, contrairement à toute attente, il parvient à s’en débarrasser. Mais comment s’occuper quand on est super-vilain et qu’on a perdu son plus grand rival ?

Même s’il ne rivalise pas avec un Shrek, Megamind est pour moi un très bon film d’animation, pour petits et grands. Plus pour petits que pour grands peut-être, mais j’ai pour ma part beaucoup aimé. Le film est original, puisque pour une fois le méchant gagne, mais il garde néanmoins les ingrédients de base d’une « comédie animée » : des blagues, des références, et une pincée de romance – on aime ou on n’aime pas.

D’un point de vue plus « adulte », le thème abordé est intéressant. Que serait Superman sans Lex Luthor ? Et vice-versa ? Et dans la « vie réelle », Nadal ne serait sans doute pas Nadal sans Federer, ni l’inverse, comme le fait judicieusement remarquer cet article d’un blog du Monde.fr. Les films traditionnels s’arrêtent à l’étape d’avant : le gentil bat le méchant, fait tomber la blonde dans ses bras, et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », The End. Mais que se passe-t-il ensuite ? Megamind y répond avec humour.

J’ai vu le film en VF 3D, donc je ne peux pas commenter la prestation de Brad Pitt (excusez du peu) et Will Ferrell, mais les Kad Merad et Franck Dubosc s’en sortent avec les honneurs (enfin au moins le premier – le personnage Metroman semble avoir été inventé pour Dubosc, donc il n’a pas eu énormément d’efforts à fournir !). La 3D n’apporte une nouvelle fois pas grand chose, mais n’est pas désagréable non plus (comme pour tous les films d’animation). La BO quant à elle est excellente, avec une grosse dominante rock : AC/DC, James Brown, The Rolling Stones, The Clash, Elvis Presley, The Beach Boys… Juste ce qu’il faut pour donner un vrai rythme à l’histoire !

Megamind ne va sans doute plus passer très longtemps au cinéma… Courez donc le voir ! Une bonne manière de commencer 2011 en douceur, avec le sourire.

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Breaking Bad au Club de l’Etoile : Critique

Breanking BadJ’ai eu la chance, samedi dernier, de faire partie des invités à la première ouverture au public d’une salle mythique, le Club de l’Etoile à Paris.

Nous avons été accueillis par Philippe Paquot, le gérant de la salle, qui a retracé pour nous l’historique du Club. Salle centenaire, elle est pourtant depuis plusieurs années à la pointe de la technologie. Jusqu’à la semaine dernière, elle était exclusivement occupée par des professionnels, et notamment par les projections des premières images de nombreux films. Philippe Paquot citera l’exemple d’Avatar, dont les premières images en 3D furent présentés en France dans sa salle.

Et effectivement, la salle sort de l’ordinaire. Un mélange ancien / high-tech inédit : le lieu est intime, et donne une saveur particulière au film projeté (rien à voir avec les salles gigantesques des multiplexes, dont je suis par ailleurs très friand !). Pour vous donner un petit aperçu de la salle, c’est ci-dessous, et sur le site officiel :

Club de l'Etoile

Nous y étions invités pour assister à la projection des deux premiers épisodes de Breaking Bad, série diffusée sur Arte à partir du 09 octobre si mes souvenirs sont exacts. L’idée est excellente : le Club de l’Etoile a choisi de se différencier en proposant des séries, des concerts en direct, etc. En résumé, tout ce que j’ai toujours rêvé pour mon futur hypothétique cinéma ! J’en profite pour vous donner le planning des futures séances publiques pour octobre :

Jeudi 07 et vendredi 08 : projection du concert mythique des Rolling Stones « Ladies & Gentlemen… The Rolling Stones ! »

Samedi 09 : Opéra en direct du Metropolitan Opera à New York « L’Or du Rhin »

Vendredi 15 : Ecoute d’une fiction radio « Comme un pied »

Samedi 16 : Projection de courts métrages

Samedi 23 : Opéra en direct du Metropolitan Opera à New York « Boris Godounov »

Plus d’infos sur cette salle : http://www.clubdeletoile.fr

Parlons maintenant de la série… Breaking Bad est l’histoire d’un prix Nobel de chimie. L’originalité réside dans le fait que l’histoire racontée n’a pas lieu avant le prix, mais quelques années après. On retrouve donc le chimiste en galère, qui peine à boucler ses fins de mois, confronté à la « vraie vie ». Et qui décide de « devenir mauvais » (d’où le titre), à savoir de se mettre à fabriquer des méthamphétamines. Evidemment, ne s’improvise pas baron de la drogue qui veut, et tout commence à partir de travers.

Les deux premiers épisodes sont prometteurs. De l’humour corrosif, quelques scènes trashs, le tout saupoudré d’un peu de jargon scientifico-scientifique à la Big Bang Theory (mais la comparaison s’arrêtera là !)… J’en suis personnellement ressorti avec le sourire aux lèvres ! Attention, âmes très sensibles s’abstenir, puisqu’on y voit des scènes relativement gores (à coups de restes humains et de sang partout !). Mais même sans être amateur de ce genre de scène (Dieu sait que je ne le suis pas), la série reste sympathique !

A découvrir d’urgence donc, sur Arte de préférence (ben oui quand même, c’est eux qui nous ont invités :D ) !

Rating 3.00 out of 5
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