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Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence : Critique

Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de JouvenceJe l’annonçai le 24 juillet dernier : Disney a remis le couvert avec Jack Sparrow, mais sans Gore Verbinski (réalisateur des trois premiers opus, remplacé par Rob Marshall), pour un quatrième Pirates des Caraïbes. A noter que le titre officiel ne fait pas mention du 4 ; je ne l’ai mis dans le titre de l’article qu’à des fins (vils) de référencement…

Jack Sparrow, le pirate le plus sexy de sa génération, est donc de retour, mais sans ses deux faire-valoir acolytes William et Elizabeth. Sa nouvelle quête, comme l’indique le titre français du film, est la fontaine de jouvence. Il croise sur son chemin une ancienne maîtresse (Penelope Cruz), Barbe-Noire (Ian McShane), et bien sûr l’incontournable Barbossa (Geoffrey Rush).

On connaît tous la règle quasi-immuable des suites de films : plus le temps passe, plus les suites deviennent bidons. Les exemples sont légion, et Pirates des Caraïbes sur ses trois premiers épisodes la vérifie. C’est donc à reculons que je suis allé voir ce quatrième film ; l’intérêt quasi-abyssal du trois présageait le pire.

Et contrairement à toute attente, Pirates des Caraïbes 4 est très bon ! Il faut dire que le casting est largement meilleur que précédemment : exit le beau gosse et néanmoins très mauvais acteur Orlando Bloom, exit la très moyenne – et pas si jolie – Keira Knightley (qui devrait se contenter de films comme Never Let Me Go) ! Débarrassé de ses deux poids, la série n’avait plus qu’à intégrer quelques grosses pointures. C’est chose faite avec Penelope Cruz (même si je ne suis pas fan, il faut reconnaître qu’elle est aux antipodes de K.K. en termes de jeu d’actrice), qui vient contrebalancer le rôle de Johnny Depp. Et ce dernier ne s’en sort que mieux : il était obligé de porter les précédents opus à bouts de bras, ce qui donnait un personnage de mauvaise parodie (dans le 3). Ici il est plus crédible, moins caricatural, et c’est tout le film qui en bénéficie !

Chauvinisme oblige, je vais faire un paragraphe pour une seule actrice : Àstrid Bergès-Frisbey. Enfin je dis chauvinisme, je ne me souvenais même plus qu’elle était française, et d’ailleurs elle ne l’est qu’au quart, donc pas de cocorico ici ! Mais il faut bien avouer qu’elle illumine l’écran dans son rôle de sirène peut-être différente / peut-être pas. Si son rôle n’est pas propice à une performance extrêmement remarquable, et que Penelope Cruz reste donc la meilleure actrice du film, Àstrid est assurément la plus jolie !

Hormis le scénario, un peu bateau, les autres éléments du film sont également très bons : les paysages sont magnifiques (et rappellent ceux de Lost), et la B.O. les sublime, donnant à chaque scène un côté grandiose.

J’ai lu quelques mauvaises critiques sur ce film. Ne croyez pas tout ce que vous lisez, et allez sans crainte voir le film pour vous faire votre propre idée !

Rating 1.80 out of 5
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RED (Retraité Extrêmement Dangeureux) : Critique

RED : Retraité Extrêmement DangereuxJe continue avec les critiques qui viennent un peu tard, mais bon il faut bien que je rattrape mon retard cinématographique ! Voici donc ce que j’ai pensé du nouveau film de Bruce Willis : RED.

Côté scénario : Frank Moses (Bruce Willis) est un (super) agent de la CIA à la retraite, dont le seul passe-temps est de draguer une standardiste de la caisse des retraites par téléphone. Jusqu’au jour où une équipe de la CIA également débarque pour le tuer. Il regroupe alors ses anciens coéquipiers pour comprendre pourquoi (et, en passant, pour les arrêter).

En un mot : excellent ! A tous les niveaux, j’ai trouvé R.E.D. ex-cell-ent.

En premier lieu, évidemment, les acteurs sont géniaux. Bruce Willis évidemment, même s’il commence à accumuler ces rôles de héros sur le retour, d’homme d’action d’âge « avancé », reste brillant lorsqu’il manie l’humour musclé. Et pourtant, ce n’est pas lui le plus exceptionnel… C’est bien John Malkovich, qui est décidément l’un de mes acteurs préférés. Il est impayable en paranoïaque génial et violent, naïf et « lobotomisé ». Alternant la classe absolue (la scène du duel parmi les containers) et le ridicule touchant (« Plastic man »). Sachant que pour accompagner ce duo hors-pair, on retrouve Morgan Freeman, Helen Mirren et Mary-Louise Parker, voilà une affiche qui fait envie ! Au passage, je note la très bonne prestation de cette dernière, que je ne connaissais pas (et non, je ne regarde pas Weeds…).

Ce qui fait la force du film selon moi, outre son casting, c’est principalement l’utilisation de l’humour et du comique de situation. Certes, on a l’habitude que les héros de film d’action sorte des répliques amusantes, ironiques ou sarcastiques. Mais l’humour est porté ici à un tout autre niveau. Si le niveau du Cinquième Elément n’est pas atteint, j’ai passé la moitié du film à rire aux éclats. RED ne franchit jamais la limite entre l’amusant et le ridicule, et on rit de bon cœur.

Le scénario est sympa aussi, original (tout en restant dans le cadre du film d’action/espionnage, donc au périmètre limité), en cela qu’il va plus loin que les films habituels. Impossible d’expliquer pourquoi sans spoiler, donc je m’arrête là. Même l’histoire entre Francis le romantique et Sarah la standardiste n’est pas mièvre, contrairement aux classiques du genre. Et le fait qu’ils flirtent ensemble au début du film fait passer la pilule plus facilement : qui peut croire que des personnes qui ne se connaissent pas du tout filent le parfait amour après 48h d’actions et de vie dangereuse ?

Courez donc voir ce film, il ne sera plus à l’affiche très longtemps, mais il mérite largement le détour ! A privilégier en lieu et place de l’inévitable HPWD que tout le monde va faire ! (Harry Potter + Walt Disney - Raiponce -, me dites pas que vous n’aviez pas suivi !)

Rating 3.50 out of 5
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Robin des bois contre Robin des bois

Même si je n’en avais pas forcément conscience à l’époque, Robin des bois est un des, sinon le, héros qui m’ont le plus marqué étant enfant. Que ce soit en film, avec Robin des bois, le prince des voleurs (sorti en 1991), ou le dessin animé de Walt Disney (sorti en 1973), chacun faisait partie de mes oeuvres cinématographiques préférées.

Ayant revu récemment la version Costnerienne de cette légende (Bryan Adams ne me lâche plus depuis), j’ai décidé de faire un petit comparatif entre les deux films, ainsi que celui de Ridley Scott, de 2010.

Fiches techniques

Robin des Bois (Disney)
Titre Robin des Bois (Robin Hood)
Sortie 1973
Genre Dessin animé
Production Walt Disney
Robin des Bois, prince des voleurs
Titre Robin des Bois, prince des voleurs (Robin Hood, Prince of Thieves)
Sortie 1991
Genre Film
Réalisateur Kevin Reynolds
Robin des Bois
Titre Robin des Bois (Robin Hood)
Sortie 2010
Genre Film
Réalisateur Ridley Scott

L’histoire

Par Disney : Le bon roi Richard Coeur-De-Lion est parti aux Croisades. Pendant son absence, son (méchant) frère le Prince Jean s’empare du trône, et tente de s’approprier toutes les richesses du peuple. C’est sans compter sur Robin des Bois, un hors-la-loi rusé excellente archer qui déjoue ses plans, redistribuant ses butins aux pauvres du royaume.

Par Kevin Reynolds : Le bon roi Richard Coeur-De-Lion est parti aux Croisades. Pendant son absence, le shériff de Nottingham tyrannise le peuple, et massacre ses opposants, dont Lord Locksley. Son fils (Robin de Locksley) rentrant de Croisade décide de le venger, et organise la résistance.

Par Ridley Scott : Le roi Richard Coeur-De-Lion n’est pas spécialement un bon roi. Il meurt lors du siège du château de Châlus, laissant le trône à son frère, Jean. Celui-ci, relativement sans scrupule, doit faire face à un complot ourdi par les Français pour s’emparer de sa couronne. Robin Longstride, un croisé, accompli une promesse faite à un mourant (Sir Locksley) de rapporter son épée sur ses terres, et finit par se retrouver au premier plan de la lutte contre les comploteurs Français.

Pour résumer : Trois films, trois histoires complètement différentes. Le méchant n’est pas toujours le même (le Prince Jean ou le shériff de Nottingham). Les conséquences ne sont pas toujours les mêmes (Richard absent, Richard mort). Même Robin n’a pas les mêmes origines selon les oeuvres (Noble, simple croisé, simple hors-la-loi) ! Mais alors, qui dit la vérité ?

La légende de Robin des Bois a énormément évolué à travers les âges. Il varie de héros « qui vole au riche pour donner aux pauvres » au voleur assassin. Néanmoins, le contexte historique se rapproche plus du film de Ridley Scott. Richard Ier n’était en effet pas un roi exceptionnel, et il ne passa que très peu de temps en Angleterre. Si son frère, Jean-Sans-Terre, essaya bien de s’emparer du trône pendant son absence, Richard lui pardonna et le nomma héritier. C’est d’ailleurs lui qui devint roi à la mort de Richard, lors du siège de Châlus. Par ailleurs, la Charte que Robin fait signer à Jean dans le film de Ridley Scott a réellement existé (cf. la Magna Carta).

Robin

Robin des Bois

Par Disney : Robin est joué par… un renard ! Il est donc un hors-la-loi rusé, au grand coeur. Il est le meilleur archer du royaume, ne supporte pas l’injustice. Il est aussi très fleur bleue, et désespérément amoureux de Marianne. Enfin, détail non négligeable, il aime se travestir, en cigogne notamment.

Par Kevin Reynolds : Robin est joué par Kevin Costner. Il est bon archer, et leader charismatique puisqu’il arrive à prendre la tête d’une troupe de hors-la-loi forestiers. Romantique à ses heures, il s’éprend de Marianne, nièce du roi, sur des airs de « (Everything I Do) I Do It For You« , de Bryan Adams. C’est l’archétype des héros guerriers mais non violents, une main de fer dans un gant de dentelle (dont le cliché est pour moi symbolisé par Richard Gere dans Lancelot, le premier chevalier).

Par Ridley Scott : Robin est joué par Russell Crowe. Moins de romance, le film s’adapte à l’air du temps. Robin se fait violent, macho, viril (à la Maximus Decimus Meridius). Bien qu’il s’agisse d’un archer, il combat à cheval. Il est à nouveau un leader exceptionnel, haranguant l’armée anglaise avant leur bataille contre les Français. Il usurpe l’identité du mari de Marianne, et la séduit donc malgré elle. Comme dans Gladiator, il est déclaré hors-la-loi et trahi après avoir été le plus grand général du royaume/empire.

Marianne

Marianne

Par Disney : Marianne est une jeune « femme » noble, qui tombe désespérément amoureuse de Robin. Pour elle, il remporte un tournoi de tir à l’arc. Douce et non violente.

Par Kevin Reynolds : Marianne est la nièce du roi Richard. Le shériff de Nottingham cherche à l’épouser pour pouvoir prétendre au trône d’Angleterre. Conformément au cliché du film romantique, elle est sans défense.

Par Ridley Scott : Marianne est la femme de Sir Locksley. Depuis que son mari est parti en guerre, elle mène d’une main de fer son domaine. Elle est guerrière dans l’âme.

En conclusion…

La légende de Robin des Bois a subi énormément de changements à travers les siècles. Ces trois films le montrent, puisqu’elle y est traitée de manières très différentes. Ils s’adressent chacun à un âge de la vie : aux plus petits avec Disney, aux jeunes adolescents avec les deux Kevin, et enfin aux plus grands avec Russell Crowe. Difficile donc de les classer, même si, après les avoir revus en moins d’un an, mon coeur penche toujours vers le Prince des Voleurs !

Rating 4.60 out of 5
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